1492 : Christophe Colomb.

Réalisation : Ridley Scott.
Scénario : Roselyne Bosch.
Production : Alain Goldman, Ridley Scott, Roselyne Bosch, Marc Boyman et Pere Fages.
Musique : Vangelis.
Société de production : Gaumont, Légende Films, France 2 Cinéma, Due West, Cyrkfilms, Ministère de la Culture, Spanish Ministry of Culture et Percy Main.
Distributeur : Gaumont.
Date de sortie espagnole : 8 octobre 1992.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 12 octobre 1992.
Date de sortie anglaise : 23 octobre 1992.
Titre original : 1492 : Christophe Colomb.
Titre anglais : 1492: Conquest of Paradise.
Durée : 2h29.
Budget : 47 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : 7 millions de dollars.
Entrées françaises : 3 082 110 entrées.
Résumé.
En 1492, Christophe Colomb a pour ambition de trouver les Indes en naviguant vers l’Ouest. Il va à la place découvrir l’Amérique, son peuple et explorer la région.
Casting.
Christophe Colomb : Gérard Depardieu (VF : lui-même).
Gabriel Sanchez : Armand Assante (VF : Jean Barney).
Reine Isabelle : Sigourney Weaver (VF : Tania Torrens).
Adrián de Moxica : Michael Wincott (VF : Michel Vigné).
Martín Alonso Pinzón : Tchéky Karyo (VF : lui-même).
Mendez : Kevin Dunn (VF : Joël Martineau).
Luis de Santángel : Frank Langella (VF : Jacques Frantz).
Francisco de Bobadilla : Mark Margolis (VF : Gérard Rinaldi).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
1492 : Christophe Colomb est tiré de l’histoire vraie de l’explorateur Christophe Colomb.
Francis Ford Coppola et Oliver Stone ont été approchés pour le poste de réalisateur.

Les navires des films, répliques de ceux de Christophe Colomb, ont été construites en deux ans. Elles ont parcouru la véritable route de l’explorateur pour les 500 ans de la découverte de l’Amérique. Elles sont dorénavant des expositions en Espagne.
Hans Zimmer a été envisagé pour être le compositeur du film.
Le tournage s’est déroulé du 2 décembre 1991 au 10 mars 1992 en Espagne et Costa Rico.
Notre critique de 1492 : Christophe Colomb.
Explorateur célèbre qui aura contribué à la découverte d’un continent et entraîné toutes les conséquences, un biopic est une riche idée.


L’intérêt principal d’un biopic est de découvrir l’homme, son parcours, ses ambitions et de traverser le temps. Au final, on n’aura que ce dernier point de traité. En effet, le scénario file à toute vitesse que rien n’est approfondi. La préparation du voyage : trop facile. Le voyage : quelques minutes à peine. L’exploration : bâclé. L’installation : survolé. Le massacre : à peine traité. En fait, malgré un effort des scénaristes de créer une histoire prenante, ils se trouvent empêtrés dans trop de chose à raconter et ratent le coche. Il n’y a pas de messages à retenir alors qu’on avait quand même cette confrontation entre deux civilisations opposées, les ravages du colonialisme, la place de la religion, l’avidité du pouvoir… On ne trouve ainsi aucune émotion, aucun passage marquant et même si on ne s’ennuie pas véritablement, on en ressort déçu.
Un acteur français pour incarner un espagnol jouant en anglais, ce n’est pas bon signe et effectivement, Gérard Depardieu livre une piètre prestation avec aucune sincérité. Il incarne Colomb, un explorateur présenté ici comme quelqu’un de gentil, plein de bons sentiments, voulant propager la parole divine, mettre sur un pied d’égalité tout le monde, jouant au bon samaritain… Une image très angélique où il n’aura aucun défaut, aucune remise en question sur ses actes. On ne s’intéresse pas à lui. Les rôles secondaires ne sont guère mieux avec des soutiens sans consistance et des antagonistes sans charisme mais de vraies caricatures. Pour un tel film, les personnages ne sont pas à la hauteur.


On ne peut pas dire non plus que Ridley Scott ait usé de toute la matière qu’il avait à disposition. À part quelques plans sur l’océan très beau à voir et montrant un caractère grandiose, tout retombe très vite à plat à travers une mise en scène basique et peu d’effets de styles. L’image est pauvre, les décors peu fouillés et il n’y a pas grand chose à retenir. C’est dommage encore une fois de ne pas avoir proposé quelque chose de plus percutant ou misant même sur la symbolique tant la religion a une place importante dans cette conquête du continent. Quant à la bande originale, à part une chanson devenue célèbre, le reste est bien anecdotique.
1492 : Christophe Colomb n’est pas à la hauteur de la découverte et semble s’être perdu en mer.

