1917.
Réalisation : Sam Mendes.
Scénario : Sam Mendes et Krysty Wilson-Cairns.
Production : Pippa Harris, Callum McDougall, Sam Mendes, Brian Oliver et Jayne-Ann Tenggren.
Musique : Thomas Newman.
Société de production : DreamWorks Pictures, Reliance Entertainment, New Republic Pictures, Neal Street Productions, Mogambo, Amblin Partners et Nova Media.
Distributeur : Entertainment One.
Date de sortie anglaise : 10 janvier 2020.
Date de sortie USA : 25 décembre 2019.
Date de sortie française : 15 janvier 2020.
Titre original : 1917.
Durée : 1h59.
Budget : 90 millions de dollars.
Box-office mondial : 446 millions de dollars.
Box-office USA : 159,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 203 337 entrées.
Résumé.
En 1917, les caporaux Schofield et Blake ont pour mission de délivrer un message pour annuler une attaque vouée à l’échec. Ils doivent s’aventurer rapidement dans une zone de guerre où l’armée allemande est censée s’être retirée.
Achats.

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Casting de 1917.
William « Will » Schofield : George MacKay (VF : Charlie Fabert).
Tom Blake : Dean-Charles Chapman (VF : Félix Lebert-Kysyl).
Erinmore : Colin Firth (VF : Christian Gonon).
Leslie : Andrew Scott (VF : Jean-Christophe Dollé).
Smith : Mark Strong (VF : Bernard Gabay).
MacKenzie : Benedict Cumberbatch (VF : Jérémie Covillault).
Joseph Blake : Richard Madden (VF : Inconnnue).
Sanders : Daniel Mays (VF : Pierre Yvon).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2018. Sam Mendes s’est inspiré des histoires de son grand-père durant la guerre.
Le film est présenté comme un unique plan séquence. En réalité, c’est un enchaînement de plusieurs plans séquences dont le plus long dure 8min30 et le plus court 39 secondes.
Il y a eu six mois de répétitions avant le tournage. Des maquettes ont servi à établir les positions des caméras.
Des tranchées furent construites sur 1,5km.
Certaines scènes comportent 500 figurants.
Le tournage s’est déroulé du 1 avril au 7 juin 2019 en Angleterre.
Notre critique de 1917.
Encore un film de guerre, on sait à peu près à quoi s’attendre.
Puis parfois on peut avoir de bonnes surprises. Ici, nous n’aurons pas un scénario basé sur les conflits, les raisons de la guerre, ses bienfaits et ses conséquences… on est dans quelque chose de plus simple : le message. Mission qui arrivait durant la Première Guerre Mondiale, on découvre ainsi les messagers, des soldats qui devaient parcourir une certaine distance en territoire hostile pour transmettre des informations.
Le point positif du film est qu’on est en quasi temps réel, permettant de voir un panel de la guerre ou plutôt des ravages qu’elle laisse derrière elle. Ce n’est pas pour autant une histoire très portée sur les émotions ni le caractère héroïque des soldats. C’est un des rares reproches qu’on pourrait faire au scénario qui aurait mérité plus de profondeur pour davantage marquer les esprits (même s’il y parviendra d’une autre façon).
On suit ainsi deux officiers pour une mission périlleuse. Même s’ils n’ont pas un grand développement personnel, on voit surtout une grande volonté de parvenir à leurs fins. L’un le fait pour une raison personnelle (sauver son frère qui se trouve au mauvais endroit) l’autre pour suivre son ami… et suivre les ordres.
C’est pourtant ce dernier qui va le plus souffrir car il se veut simple mais on arrive quand même à s’identifier à lui. Ce n’est pas un grand héros, ni un sauveur, ni un super soldat. Il incarne ainsi bien une jeunesse de l’époque dans un conflit qui le dépasse où il n’est qu’un pion sauf qu’ici, il doit arriver dans les temps pour sauver d’autres frères d’armes.
On le disait, ce qui va réellement marquer les esprits est sa réalisation. Pourquoi faire simple quand on peut faire audacieux ? Nous voilà donc face à un très long plan séquence de toute beauté. Même s’il y a quelques tricheries (plus ou moins visibles quand on y prêtre vraiment attention), cela permet de renforcer l’immersion à la fois en temps réel (ou presque car on aura droit à quelques ellipses bien gérées) mais aussi en étant presque acteur de l’action, comme si on était le troisième soldat à suivre les deux héros.
Et malgré cette approche artistique, le film ne mise pas sur la simplicité avec une scène de bataille explosive mais aussi une magnifique scène nocturne avec un gros travail sur l’éclairage. Point fort aussi sur une bande originale intense qui mise aussi bien sur le tragique que sur l’épique.
1917 est percutant avec son énorme plan séquence et offrant une histoire simple mais efficace.







