American History X.
Réalisation : Tony Kaye et Alan Smithee.
Scénario : David McKenna.
Production : John Morrissey, Jon Hess, David McKenna, Bill Carraro, Kearie Peak, Steve Tisch et Lawrence Turman.
Musique : Anne Dudley.
Société de production : New Line Cinema, Savoy Pictures et The Turman-Morrissey Company.
Distributeur : New Line Cinema.
Date de sortie USA : 30 octobre 1998.
Date de sortie française : 3 mars 1999.
Titre original : American History X.
Durée : 1h59.
Budget : 20 millions de dollars.
Box-office mondial : 23,9 millions de dollars.
Box-office USA : 6,7 millions de dollars.
Entrées françaises : 621 733 entrées.
Résumé.
Après la mort de son père, Derek se réfugie dans un mouvement néonazi. Sortant de prison, il voit que son frère a pris le même chemin que lui et il cherche à l’en sortir.
Casting de American History X.
Derek Vinyard : Edward Norton (VF : Damien Boisseau).
Daniel Vinyard : Edward Furlong (VF : Alexis Tomassian).
Doris Vinyard : Beverly D’Angelo (VF : Christine Delaroche).
Bob Sweeney : Avery Brooks (VF : Jacques Martial).
Davina Vinyard : Jennifer Lien (VF : Virginie Ledieu).
Seth Ryan : Ethan Suplee (VF : Daniel Lafourcade).
Cameron Alexander : Stacy Keach (VF : Serge Sauvion).
Stacey : Fairuza Balk (VF : Stéphanie Murat).
Murray Rosenberg : Elliott Gould (VF : Bernard Alane).
Lamont : Guy Torry (VF : Lucien Jean-Baptiste).
Dennis Vinyard : William Russ (VF : Pierre Laurent).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Joaquin Phoenix a été envisagé pour le rôle de Derek Vinyard.
Edward Norton a pris 13 kilos de muscles pour son rôle ; Marlon Brando pour celui de Cameron Alexander.
Le tournage s’est déroulé du 17 mars au 21 mai 1997 en Californie.
Notre critique de American History X.
Les mouvances néfastes qui sont sous le feu des projecteurs du cinéma, ça sent le film dur à voir.
C’est effectivement très dur à voir. Si vous êtes sensibles, vous aurez du mal à supporter certaines séquences qui se veulent brutales, intenses et même très violentes car tout est tellement réaliste que ça met mal à l’aise. On suit ainsi deux intrigues dans le film. La première se déroule dans le passé, dans le parcours de Derek qui est devenu une figure des néonazis et sa vie en prison. La seconde, dans le présent où le frère suit le même parcours et qui va devoir aussi servir de rédemption.
Le film va ainsi dénoncer les propos nauséabonds sur la suprématie raciale, la ségrégation et tout ce qui tourne autour. On voit aussi que ces idées perdurent et que ça vire à la secte, à l’endoctrinement et ça montre les dérives sur les esprits fragiles. C’est le genre de métrage dont on ne sort pas indemne tant il fait réfléchir sur une forme d’inhumanité et que c’est aussi difficile d’en sortir.
Ainsi, deux protagonistes vont servir à incarner ce genre de figures. On va commencer par Daniel, qui a grandi dans les idées radicales de son grand frère mais qui n’était pas encore convaincu. Puis il va finalement rentrer dans ce mouvement, se trouvant enfin une famille, se sentant entouré et entendu mais de notre point de vue, on voit surtout un adolescent qui va se faire manipuler.
Mais le vrai personnage important reste Derek. On va clairement voir son évolution. Il est d’abord normal avant de basculer suite à une tragédie personnelle. Il va alors devenir encore plus dur, plus violent, adepte des idées suprémacistes et allant jusqu’à glorifier le nazisme. Il est détestable à souhait. Puis lorsqu’il sera en prison, il va se rendre compte de ce qu’il est devenu, sur qui il doit vraiment compter et il ouvre enfin les yeux. Vient alors sa sortie de prison qui va le pousser à sauver son frère pour qu’il n’emprunte pas cette voie.
La réalisation ne reste pas dans l’académique en proposant déjà deux styles visuels. Le présent en couleur, le passé en noir et blanc. Cliché au premier abord mais cela va renforcer toute les séquences soutenues dans l’horreur, faisant documentaire et permettant de se raccrocher à l’Histoire pour ne pas oublier que ça s’est déjà produit. Cela reflète également une noirceur de l’esprit et du cœur. Le film va aussi beaucoup miser sur les gros plans sur les visages, donnant une proximité dérangeante. La bande originale déçoit un peu car elle ne propose pas une plus grande obscurité ou d’instants émotionnels.
American History X est un film dur à regarder mais avec une histoire captivante et malaisante.







