Casper.
Réalisation : Brad Silberling.
Scénario : Sherri Stoner et Deanna Oliver.
Production : Colin Wilson, Jeff Franklin, Steve Waterman, Gerald R. Molen, Jeffrey A. Montgomery, Steven Spielberg et Paul Deason.
Musique : James Horner.
Société de production : Universal Pictures, Amblin Entertainment et The Harvey Entertainment Company.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 26 mai 1995.
Date de sortie française : 4 octobre 1995.
Titre original : Casper.
Durée : 1h40.
Budget : 55 millions de dollars.
Box-office mondial : 288 millions de dollars.
Box-office USA : 100,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 224 232 entrées.
Résumé.
Carrigan Crittenden hérite d’une maison hantée qui contiendrait un trésor. Elle fait appel au docteur Harvey, spécialiste des fantômes, qui les traque depuis la mort de sa femme, en compagnie de sa fille Kat. Cette dernière va sympathiser avec l’un des fantômes prénommé Casper.
Casting.
Kathleen « Kat » Harvey : Christina Ricci (VF : Alexandra Garijo).
James Harvey : Bill Pullman (VF : Renaud Marx).
Casper : Malachi Pearson (VF : Pascal Grull).
Catherine « Carrigan » Crittenden : Cathy Moriarty (VF : Frédérique Tirmont).
Paul « Dibbs » Plutzker : Eric Idle (VF : Philippe Peythieu).
Teigneux : Joe Nipote (VF : Daniel Lafourcade).
Crado : Joe Alaskey (VF : Gilbert Lévy).
Bouffi : Brad Garrett (VF : Michel Tugot-Doris).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Casper est tiré du court-métrage d’animation Casper le gentil fantôme de Izzy Sparber en 1945.
Tom Hanks, Dennis Quaid, John Travolta, Hugh Grant, Kurt Russell, Robin Williams, Jim Carrey et Tim Allen ont été envisagés pour le rôle de James Harvey.
Le tournage s’est déroulé du 27 janvier au 8 juin 1994 en Californie et dans le Maine.
Notre critique de Casper.
Aventure, fantômes et famille, on semble s’orienter sur un bon petit divertissement.
On est effectivement bien dans un esprit enfantin mais qui fait du bien. En effet, on ne tombe pas dans une histoire qui fait trop gamin (ou presque) mais qui va aussi apporter du sérieux. De ce côté là, c’est évidemment le deuil qui est mis en avant et le sentiment de solitude, d’abandon, d’incompréhension et d’une quête pour se reconstruire.
C’est assez bien mené d’aborder le sujet de la mort pour des enfants sans leur faire peur. Le scénario est bien construit et n’est pas tout à fait prévisible. Ainsi, on savoure pleinement. Mais on le disait, c’est « presque » pas trop gamin. La faute à certains gags ridicules avec les deux propriétaires de la maison. C’est une sous-intrigue grotesque qui gâche tout.
Casper est donc le héros du film. Un fantôme enfant, c’est quelque chose d’original car ça va d’autant plus toucher. On s’attache à lui suite à sa naïveté, sa gentillesse très prononcée mais aussi qu’il en a oublié qui il est. Il n’a pas d’ami et il va « revivre » en rencontrant Kat. Cette dernière ne supporte plus tous les déménagements que son père lui impose. Elle aussi se trouve sans ami car elle n’a pas d’attaches fixes. Elle doit aussi gérer le deuil de sa mère.
Son père justement traque les fantômes pour les étudier dans l’unique but de retrouver sa femme. Il est sûrement le plus marqué des deux car il en néglige sa fille sans le vouloir. Les trois fantômes qui hantent la maison sont un atout comique sans trop en faire. Ils sont farceurs mais pas aussi bêtes et méchants qu’on ne le pense. Enfin, on l’évoquait, les deux propriétaires de la maison sont catastrophiques. Têtus, râleurs, maladroits, manipulateurs… ils sont là pour les gags et donner une fausse tension.
Forcément, un film de fantômes demande beaucoup d’effets visuels et ils sont totalement réussis. Que ce soit sur le rendu, la transparence, l’éclairage et même les interactions avec le monde réel, c’est convaincant et même bluffant pour l’époque. La réalisation maîtrise bien son sujet pour ne pas nous ennuyer mais sans aller dans l’excès. Les quelques scènes sentimentales sont bien mises en scène. On apprécie aussi beaucoup le travail sur les décors du manoir. Il n’est pas dans le cliché de la maison hantée et son style est ainsi plus original. On termine avec une bande originale savoureuse qui se veut très envoûtante.
Casper est un divertissement familial d’aventure qui permet de se vider la tête en passant un bon moment.







