Cinquante nuances de Grey.
Réalisation : Sam Taylor-Wood.
Scénario : Kelly Marcel.
Production : Dana Brunetti, Michael De Luca et E. L. James.
Musique : Danny Elfman.
Société de production : Focus Features, Michael De Luca Productions et Trigger Street Productions.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 13 février 2015.
Date de sortie française : 11 février 2015.
Titre original : Fifty Shades of Grey.
Durée : 2h09.
Budget : 40 millions de dollars.
Box-office mondial : 569,7 millions de dollars.
Box-office USA : 166,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 4 068 085 entrées.
Résumé.
À l’issue d’une interview, Anastasia tombe sous le charme de Christian Grey, un riche homme d’affaires. Elle découvre qu’il aime exercer un pouvoir de domination et elle rentre dans le jeu de devenir sa soumise.
Achats.

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Casting.
Christian Grey : Jamie Dornan (VF: Valentin Merlet).
Anastasia Steele : Dakota Johnson (VF: Delphine Rivière).
Kate Kavanagh : Eloise Mumford (VF : Laëtitia Coryn).
Elliot Grey : Luke Grimes (VF: Nicolas Berno).
Mia Grey : Rita Ora (VF: Marie Tirmont).
José Rodriguez : Victor Rasuk (VF : Alexandre Guansé).
Jason Taylor : Max Martini (VF : Serge Biavan).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Cinquante nuances de Grey est l’adaptation du roman du même nom d’E. L. James publié en 2012.
Pour certaines scènes de sexe, des caméras pilotées à distance ont été utilisées pour donner un cadre plus intime pour les acteurs.

La scène dans la salle rouge a été tournée à la fin afin d’avoir laisser du temps à Dakota Johnson et Jamie Dornan d’être plus à l’aise.
Le tournage s’est déroulé du 2 décembre 2013 au 21 février 2014 au Canada.
Notre critique de Cinquante nuances de Grey.
Un film sur les tendances BDSM tiré d’un best-seller, ça a le mérite d’être original au cinéma.
On est quand même face à un scénario qui peut diviser selon la sensibilité de chacun tend le sujet prête à débat tel qu’il est montré ici. Il y a d’abord la facette de l’apparence, de l’image, d’être bien vu… où l’amour semble être dissimilé à travers l’envie de luxe et de richesse. On s’interroge alors sur le bien fondé cette romance où tout semble déséquilibré. Puis il y la facette de la domination, du pouvoir, du contrôle. On découvre ainsi le monde du sadomasochisme avec les ordres, les accessoires, la soumission, le contrat, les règles… Un univers qui s’ouvre au grand public mais qui donne un résultat pouvant être partagé entre la réalité et la romanisation en film.
Enfin, il y a les conséquences d’une telle relation. Tandis qu’elle se remet en question, s’interroge car elle se sent perdu, lui va aussi douter de ses propres intentions car il tombe sur quelqu’un qui le fait changer. Ce sont deux mondes qui s’affrontent. Dommage que ça ne soit pas davantage développé pour donner plus de profondeur. Néanmoins, l’histoire met aussi en avant une forme d’hypocrisie où les gens vont cautionner ce que fait le héros car il est riche et beau gosse ce qui n’aurait pas été sans doute le cas avec moins de richesse et un physique moins avantageux.
On va donc avoir deux protagonistes très différents. Anastasia est une femme simple, d’un milieu modeste, renfermée et vierge. Ce détail a son importance car elle va directement rentrer dans la sexualité en allant dans le BDSM. Elle accepte de devenir soumise mais pour autant, elle ne se laisse pas pleinement faire. Elle gagne un peu plus en autorité mais là où elle cherche le vrai amour, une vraie vie de couple, elle s’inquiète de la relation dans laquelle elle s’est embarquée.
Christian est un riche entrepreneur, misant sur l’élégance, la froideur et bien évidemment le pouvoir. Il veut tout contrôler, laisser libre cours à ses envies et il prend plaisir à être le dominant. Il reste dans le respect des règles. Pour autant, il voit en Anastasia quelque chose qui le change car il n’agit pas comme il le ferait en temps normal.
Le métrage va donc proposer de nombreuses scènes de sexe. Si vous aviez en tête de voir des séquences hardcore, passez votre chemin. Ici, la mise en scène va clairement dans l’érotisme, la sensualité mais aussi dans une sens une sorte de glorification de la « violence » de la soumission. Cela peut même être dérangeant sur certains plans. Vu qu’on est également dans un cadre luxueux avec les beaux appartements jusqu’à la fameuse salle de « jeu », on reste dans un cadre de confort et chaleureux qui contribue aussi à déstabiliser. Enfin, la bande originale use de chansons propices à un film romantique alors qu’on est plutôt dans un autre genre de romance.
Cinquante nuances de Grey met en avant une pratique intime d’initiés qui met un flou entre amour et domination avec certaines idées qui auraient pu être encore mieux traitées.






