Connemara.
Réalisation : Alex Lutz.
Scénario : Alex Lutz, Amélia Guyader et Hadrien Bichet.
Production : Brigitte Ducottet-Georges, Emmanuel Georges, Édouard de Vésinne, Delphine Schmit et Guillaume Dreyfus.
Musique : Vincent Blanchard.
Société de production : Incognita Films et Supermouche Productions.
Distributeur : StudioCanal.
Première mondiale : 21 mai 2025 (Cannes).
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 10 septembre 2025.
Titre original : Connemara.
Durée : 1h52.
Budget : 12 millions d’euros.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 249 195 entrées.
Résumé.
La quarantaine, Hélène quitte Paris après un burn-out pour revenir dans les Vosges, sa terre natale. Elle recroise Christophe, un hockeyeur qu’elle a connu au lycée. Les sentiments reviennent.
Achats.

Ces liens sont des liens affiliés Amazon. En tant que Partenaire Amazon, nous touchons une commission sur les achats éligibles.
Casting.
Hélène : Mélanie Thierry.
Christophe : Bastien Bouillon.
Gérard : Jacques Gamblin.
Gabriel : Eliot Giraud.
Marco : Bruno Sanches.
Greg : Alexandre Auvergne.
Clara : Johanna Lauraire.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Connemara est l’adaptation du roman du même nom de Nicolas Mathieu publié en 2022.
Notre critique de Connemara.
Rien de bien original en apparence, on ne s’attend donc pas à quelque chose de grandiose.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est même encore en delà de ce qu’on pouvait craindre. Le premier tiers du film est très chaotique dans son écriture. On ne comprend pas tout, les événements se posent de façon abrupt, sans développement, tout est confus et on a l’impression que les idées ont été jetées sur la table sans créer de lien entre elle. Puis lorsque les deux personnages se retrouvent, alors là on tombe aussi bien dans le soporifique que dans l’inutile.
Tout va très vite, on tourne en rond et cette fois, on a la sensation que les scénaristes brodent sur du vide pour étirer en longueur l’intrigue. Le pire est que l’histoire ne traite jamais de rien. Que ce soit le burn-out, un besoin de se ressourcer, les secrets, les mensonges, l’adultère, la vie de couple qui se dégrade… et tout ça sans montrer les conséquences. On ne peut même pas dire qu’on ressente quelque chose, si ce n’est de l’ennui. On ne comprend pas où on veut nous amener et le dernier tiers ne fait que confirmer le massacre scénaristique jusqu’à nous offrir une conclusion catastrophique.
Les personnages ne sont pas mieux construits. Hélène est en surmenage, elle décide de revenir dans sa région natale et hop, tout va pour le mieux en retrouvant son amour d’enfance pour juste du sexe et passer du bon temps. On ne voit pas du tout le rapport mais c’est comme ça. Elle ne regrette rien, vit une double vie sans trop se prendre la tête et à la vue de tout le monde, continue sa vie de couple comme si de rien n’était…
Christophe n’est pas mieux. En plein divorce et hop, il profite de sa copine d’adolescence pour s’amuser. Alors qu’il doit gérer la garde alternée de son fils qu’il ne voit plus, qu’il a un père qui perd la tête… rien de tout ça n’est développé sur lui. Les seconds rôles sont en réalité juste des figurants vu qu’ils n’influent pas sur l’intrigue.
Dans certains films, un montage dynamique, bougeant beaucoup entre réalité et flash-backs, ou en temporalité différente, apporte quelque chose d’artistique. Ici, c’est tellement forcé que ça gâche tout. Pire, ça donne un effet amateur car ça en devient insupportable. Et en parlant de temporalité, on ne peut pas dire non plus qu’on arrive à s’y retrouver. On ne comprend pas sur combien de temps se déroule l’histoire et l’enchaînement des événements. Pour un film tourné dans les Vosges, on ne voit pas trop à quoi ça sert. En effet, on est constamment en ville et on ne profite pas des paysages disponibles.
Connemara est une belle perte de temps avec une écriture très brouillonne.







