Detachment.
Réalisation : Tony Kaye.
Scénario : Carl Lund.
Production : Austin Stark, Benji Kohn, Bingo Gubelmann, Greg Shapiro, Carl Lund et Chris Papavasiliou.
Musique : The Newton Brothers.
Société de production : Paper Street Films, Appian Way et Kingsgate Films.
Distributeur : Tribeca Films.
Date de sortie USA : 16 mars 2012.
Date de sortie française : 1er février 2012.
Titre original : Detachment.
Durée : 1h38.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : 1,7 millions de dollars.
Box-office USA : 72 700 dollars.
Entrées françaises : 215 980 entrées.
Résumé.
Henry Barthes est professeur remplaçant. Il est envoyé dans un lycée difficile du Bronx. Il est quelqu’un de très détaché, comme s’il ne ressentait rien mais il veut aider les autres : autant ses élèves que ses collègues ainsi qu’Eric, une adolescente prostituée.
Achats.

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Casting.
Henry Barthes : Adrien Brody (VF : Laurent Bonnet).
Erica : Sami Gayle (VF : Coralie Vanderlinden).
Meredith : Betty Kaye (VF : Élisabeth Guinand).
Carol Dearden : Marcia Gay Harden (VF : Fabienne Loriaux).
Charles Seaboldt : James Caan (VF : Guy Pion).
Sarah Madison : Christina Hendricks (VF : Marcha Van Boven).
Doris Parker : Lucy Liu (VF : Alexandra Corréa).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé à New York.
Notre critique de Detachment.
Partons dans les méandres de l’enseignement et du moral qu’il faut avoir.
En ce sens, le scénario est vraiment très touchant, jouant constamment sur la carte de l’émotion à travers différentes facettes, différentes intrigues et points de vues. Sur le fil conducteur principal, on voit un enseignant prêt à tout pour aider les autres, voulant montrer aux adolescents qu’une autre voie est possible. En parallèle, il doit gérer son grand-père et son passif. C’est ce qui va être le mystère car l’histoire va aussi donner ce qui peut donner un détachement, comme si une armure recouvrait la personne de ce qui vient de l’extérieur.
Ce détachement va aussi servir pour les intrigues secondaires, que ce soit envers les étudiants ou les professeurs, on découvre ainsi les bienfaits mais aussi les conséquences de devenir en particulier insensible. Le scénario se veut psychologique sans être trop difficile à comprendre. Il faut juste ne pas avoir un souci au moral car plusieurs passages sont émouvants par la gravité de la situation. Mais malgré toute cette approche dramatique, il y a constamment une lueur d’espoir disséminée et qu’il faut trouver.
Henry est un professeur qui va avoir sa propre façon d’enseigner. Surtout, on s’en rend compte rapidement, il a le syndrome du sauveur. Il aide ses élèves, il soutient ses collègues, il prend sous son aile une prostituée… Il n’agit pas pour autant comme le chevalier valeureux car on voit qu’il fait ça par bonté mais aussi pour compenser sa faille interne. Quelque chose l’a marqué dans sa vie et c’est ce qui le conduit à être comme ça. Il est attachant et très posé. Il a une vision de la vie vraiment belle.
Dans ses élèves, c’est surtout Meredith qui est mis en avant, vivant un mal-être profond qu’elle communique à travers son art. Dans ses collègues, on voit la difficulté de chacun avec une vie personnelle compliquée qu’ils doivent laisser en dehors de la salle de cours et ça les pèse. Enfin, Erica est une adolescente qui se prostitue et qui va trouver du soutien auprès d’Henry. Elle agit par désespoir mais elle retrouve aussi goût à la vie grâce à lui, se sentant protéger et surtout écouter.
L’excellence continue avec une réalisation particulièrement soignée. Ce n’est pas une mise en scène classique car il y a plusieurs effets de style. Déjà par ces interludes réguliers de Henry qui semble parler à quelqu’un, comme une consultation, et qui fait office de narrateur. Ensuite, par certaines scènes animées avec de la craie, illustrant ou symbolisant certains propos pour faire passer des messages. Le rythme est très bon, sans être trop lent ni trop rapide, permettant de savourer chaque instant sans donner une lourdeur alors que le sujet est assez dur.
Detachment est une merveille, terriblement touchant qui montre une réalité douloureuse sur le mal-être personnel et ses conséquences.







