Drive.
Réalisation : Nicolas Winding Refn.
Scénario : Hossein Amini.
Production : Michel Litvak, John Palermo, Marc Platt, Gigi Pritzker et Adam Siegel.
Musique : Cliff Martinez.
Société de production : FilmDistrict, Bold Films, Madison Wells, Marc Platt Productions, Motel Movies, Drive Film Holdings et OddLot Entertainment.
Distributeur : FilmDistrict.
Première mondiale : 20 mai 2011 (Cannes).
Date de sortie USA : 16 septembre 2011.
Date de sortie française : 5 octobre 2011.
Titre original : Drive.
Durée : 1h40.
Budget : 16 millions de dollars.
Box-office mondial : 79,7 millions de dollars.
Box-office USA : 35 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 580 623 entrées.
Résumé.
Cascadeur le jour, il est conducteur de criminels la nuit. Expert du volant, il va se retrouver mêlé à une affaire qui le dépasse et il doit protéger sa voisine d’une mafia.
Achats.

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Casting.
Le conducteur : Ryan Gosling (VF : Franck Lorrain).
Irene : Carey Mulligan (VF : Victoria Grosbois).
Shannon : Bryan Cranston (VF : Gérard Dessalles).
Nino : Ron Perlman (VF : Bernard Bollet).
Bernie Rose : Albert Brooks (VF : Richard Leblond).
Standard Gabriel Guzman : Oscar Isaac (VF : Philippe Bozo).
Blanche : Christina Hendricks (VF : Charlotte Correa).
Chris Cook : James Biberi (VF : Nessym Guetat).
Benicio : Kaden Leos (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Drive est l’adaptation du roman du même nom de James Sallis publié en 2005.
Hugh Jackman a été envisagé pour le rôle du conducteur.
Le tournage s’est déroulé du 25 septembre au 12 novembre 2010 en Californie.
Notre critique de Drive.
Des braquages et un conducteur, on a une sensation de déjà-vu.
Ne vous attendez pas à un gros film d’action car ce n’est clairement pas le cas. La première moitié du scénario est assez poussive mais pose les bases de son intrigue. Sauf que ça prend beaucoup de temps, ce n’est guère captivant et on n’a rien à se mettre sous la dent. On apprécie que l’approche soit différente, plus posée mais ça ne rentre pas dans le psychologique non plus. Tout est trop classique en péripéties sans rebondissements notables.
Puis la seconde moitié se veut plus violente, plus brutale et même trop gore. Ça en devient presque gratuit et totalement inutile. Tout ce qui était relationnel passe à la trappe. Quant aux courses poursuites en voiture, rien de bien extraordinaire. L’histoire est donc ennuyeuse même si on salue sa conclusion qui n’est pas celle à quoi on pouvait s’attendre.
On se dit alors que le travail sera plus abouti sur les personnages mais c’est raté. Le conducteur est certes mystérieux, on ne saura rien de lui mais il n’évolue pas dans le film. Il est assez renfermé, peu bavard, minimaliste et semble s’épanouir au contact de sa voisine mais il reste tout de même en retrait. En revanche, d’un seul coup il devient particulièrement agressif et meurtrier sanglant. On n’arrive pas à s’attacher à lui.
Irène est une mère touchante et qui se trouve dans une situation qu’elle ne soupçonnait pas, se retrouvant coincée. Elle avait un plus grand potentiel mais ça reste trop superficiel malheureusement. Quant aux antagonistes, on est sur du cliché de gros bras tout méchant qu’il n’y a rien à en retenir.
La lenteur est ce qui va surtout se faire sentir dans la réalisation. Alors c’est intéressant car ça contraste avec son sujet mais là où ça aurait pu être une force ça devient ici une faiblesse. Le rythme est lourd, avec des pauses entre chaque réplique (comme si l’acteur cherchait sa réplique suivante). Il n’y a pas d’effets de style sur l’image, rien d’artistique et même l’action à bord du volant n’a rien de transcendant, restant dans une certaine zone de confort. La bande originale arrive néanmoins à relever le niveau.
Drive nous offre un périple trop pépère avec une intrigue qui méritait mieux.







