Eddington.
Réalisation : Ari Aster.
Scénario : Ari Aster.
Production : Ari Aster et Lars Knudsen.
Musique : Bobby Krlic et Daniel Pemberton.
Société de production : A24, Square Peg, 828 Productions, Access Entertainment et IPR.VC.
Distributeur : A24.
Première mondiale : 16 mai 2025 (Cannes).
Date de sortie USA : 18 juillet 2025.
Date de sortie française : 16 juillet 2025.
Titre original : Eddington.
Durée : 2h29.
Budget : 25 millions de dollars.
Box-office mondial : 13,3 millions de dollars.
Box-office USA : 10,1 millions de dollars.
Entrées françaises : 217 003 entrées.
Résumé.
En 2020 à Eddington, en pleine pandémie, le maire Ted Garcia et le shérif Joe Cross s’opposent constamment. Cross décide de convoiter le poste de maire.
Achats.

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Casting.
Joe Cross : Joaquin Phoenix (VF : Inconnue).
Ted Garcia : Pedro Pascal (VF : Inconnue).
Louise Cross : Emma Stone (VF : Inconnue).
Vernon Jefferson Peak : Austin Butler (VF : Inconnue).
Guy Tooley : Luke Grimes (VF : Inconnue).
Michael Cooke : Micheal Ward (VF : Inconnue).
Dawn : Deirdre O’Connell (VF : Inconnue).
Lodge : Clifton Collins Jr. (VF : Inconnue).
Sarah : Amélie Hoeferle (VF : Inconnue).
Butterfly Jimenez : William Belleau (VF : Inconnue).
Eric Garcia : Matt Gomez Hidaka (VF : Inconnue).
Brian : Cameron Mann (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Eddington devait être le premier film d’Ari Aster, le scénario était déjà écrit, mais il a finalement du repousser le tournage et a réalisé deux autres films en attendant.
Le tournage s’est déroulé du 11 mars au 17 mai 2024 au Nouveau-Mexique.
Notre critique de Eddington.
Film politique ancré dans la réalité, part-on vers la réflexion profonde ou la parodie ?
On ne peut pas vraiment répondre à cette question tant le scénario est chaotique dans son cheminement. Le premier acte va se concentrer sur la gestion du COVID avec le port du masque, la distanciation sociale, le confinement, le complotisme… mais tout est survolé et on ne voit clairement pas l’intérêt. Puis le second acte va s’attarder sur les émeutes et les revendications autour de George Floyd. Là encore, ça part dans tous les sens qu’on ne sait pas ce qu’on doit en retenir. La rivalité dans tout ça ? Et bien un shérif et un maire mais sans jamais jouer dans la même cour.
Vient alors l’acte suivant qui part complètement ailleurs, tout autre registre et ça devient du n’importe quoi avec cette enquête bien longue. L’écriture est laborieuse, poussive et embrouille à force de ne jamais relier tout ce qu’elle propose. Dénonciation ? Critique ? Aucune idée, il faut se débrouiller pour saisir le sens de ce film. La fin part même dans le grotesque et le n’importe quoi.
Joe est le shérif local, qui semble un peu blasé de tout et ne cherchant pas à se prendre la tête. Il tente de contrôler les différentes situations tout en gérant sa nouvelle carrière politique. Si l’acteur livre une prestation correcte, son personnage manque de plus de subtilité. Il n’est pas très net en ayant de fortes ambitions et usant de différents moyens pour parvenir à ses fins. Il s’oppose ainsi à Ted, le maire populaire. Ce dernier veut œuvrer pour le bien de sa ville mais son personnage manque de prestance et même d’approfondissement car il n’est au final qu’un second rôle.
Louise, l’épouse de Joe, semblait avoir un potentiel avec sa dépression et son passif mais ce n’est jamais vraiment exploité dans le film. Cette dernière a une mère complotiste qui est là pour se moquer de ses positions. Dans les autres rôles, les jeunes sont présentés comme des émeutiers ou des endoctrinés qui sortent des éléments de langage en fonction des sujets.
Heureusement que la réalisation n’est pas aussi mouvementée que son scénario. C’est au final une mise en scène bien classique qui nous attend mais elle se veut surtout assez mollassonne. Aucune ambiance pensante, aucune tension, rythme assez monotone, aucun effet de style. Techniquement, il n’y a donc rien de bien probant à se mettre sous la dent pour se démarquer du lot. La bande originale, par chance, tente de donner un peu d’émotions mais elle n’est pas correctement mise en valeur.
Eddington est un drame poussif, s’éparpillant sur trop d’intrigues pour un résultat brouillon.







