Her.
Réalisation : Spike Jonze.
Scénario : Spike Jonze.
Production : Megan Ellison et Vincent Landay.
Musique : Arcade Fire.
Société de production : Annapurna Pictures et Stage 6 Films.
Distributeur : Warner Bros..
Première mondiale : 12 octobre 2013 (New York).
Date de sortie USA : 18 décembre 2013.
Date de sortie française : 19 mars 2014.
Titre original : Her.
Durée : 2h06.
Budget : 23 millions de dollars.
Box-office mondial : 48 millions de dollars.
Box-office USA : 25,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 448 841 entrées.
Résumé.
Dans un monde futuriste, Theodore est sur le point de divorcer et a du mal avec les relations humaines. Il va trouver de la compagnie avec Samantha, une intelligence artificielle dont il tombe amoureux.
Achats.

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Casting.
Theodore Twombly : Joaquin Phoenix (VF : Arnaud Bedouët).
Samantha : Scarlett Johansson (VF : Audrey Fleurot).
Catherine : Rooney Mara (VF : Claire Beaudoin).
Amy : Amy Adams (VF : Catherine Wilkening).
Paul : Chris Pratt (VF : Stéphane Pouplard).
Amelia : Olivia Wilde (VF : Alexandra Ansidei).
Charles : Matt Letscher (VF : Emmanuel Lemire).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Carey Mulligan a été envisagée pour le rôle de Catherine.
En version originale, la voix de Samantha est interprétée par Samantha Morton durant le tournage. Lors du montage, en accord avec l’actrice, le réalisateur a préféré Scarlett Johansson pour la remplacer.
La première version du montage durait 2h30.
Le tournage s’est déroulé en Californie et Chine.
Notre critique de Her.
Les films avec l’intelligence artificielle sont récurrents au cinéma mais ici, c’est une autre approche.
Au lieu de voir une IA conquérante et dangereuse ou une IA pour le bienfait de l’humanité, on a droit à une IA sentimentale. C’est un scénario qui aussi fascinant que dérangeant. Fascinant car on voit à quel point cette technologie peut apporter du bien à quelqu’un, aussi bien en compagnie qu’en écoute et moment de partage. Mais dérangeant aussi car ça va aussi montrer certaines limites comme un amour pour un programme informatique et une IA qui devient aussi presque consciente et amoureuse.
C’est une sorte de dérive qui peut poser de nombreuses questions car ça va brouiller la frontière entre réalité et numérique et que les interactions sociales sont aussi une base de l’humanité. On aurait en revanche apprécié avoir davantage de scènes marquantes et émouvantes car ça reste assez « plat » malgré les enjeux.
Theodore est quelqu’un qui divorce, ça a un coût moral mais ça va aussi le mettre face à ses difficultés : il souffre de la sociabilité. Il a peur des vraies relations, des vraies ouvertures avec un humain, presque un souci de confiance. Au contact de Samantha, il revit et tombe amoureux. Néanmoins, plus la relation avance et plus il se trouve confronté à des contradictions. C’est une sorte d’introspection de son âme et une reconstruction intérieure.
Samantha, l’IA, ne sera qu’une voix mais terriblement humaine. On s’attache à elle car elle semble avoir une véritable conscience, de vrais sentiments, pourtant on ne la voit jamais. Les autres protagonistes (humains cette fois-ci) servent à donner différents points de vue entre ceux qui veulent de l’engagement, ceux qui se séparent, ceux qui vivent, ceux qui sont tristes… De quoi voir ce qui rend quelqu’un d’humain dans les relations.
Pour un film de science-fiction, on est dans quelque chose de très mesuré. Ne vous attendez donc pas à voir un univers futuriste ou des technologies poussées. C’est presque un univers parallèle simple mais avec des IA. Dans un sens, ce n’est pas une mauvaise chose car le film traite des émotions principalement. On notera qu’il y a un certain travail sur les couleurs (comme le bureau rouge de Theodore) où chaque séquence semble avoir une dominante, comme si la vie était très colorée en opposition à un numérique finalement pas palpable. Petit regret néanmoins sur la mise en scène assez basique et une bande originale sans grande recherche.
Her est un très bon film qui met en avant les interactions sociales et ce que le numérique peut engendrer aussi bien en mal.







