Joyeux Noël.
Réalisation : Christian Carion.
Scénario : Christian Carion.
Production : Bertrand Faivre, Christopher Borgmann, Benjamin Herrmann, Soledad Gatti-Pascual, Kate Ogborn, Patrick Quinet et Andrei Boncea.
Musique : Philippe Rombi.
Société de production : Nord-Ouest Films, Senator Film Produktion, The Bureau, Artémis Productions, Media Pro Pictures, TF1 Films Production et Les Productions de la Guéville.
Distributeur : UGC-Fox Distribution.
Première mondiale : 16 mai 2005 (Cannes)
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 9 novembre 2005.
Date de sortie anglaise : 16 décembre 2005.
Date de sortie allemande : 24 novembre 2005.
Titre original : Joyeux Noël.
Titre anglais : Merry Christmas.
Durée : 1h56.
Budget : 18 millions d’euros.
Box-office mondial : 17,7 millions de dollars.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 2 287 823 entrées.
Résumé.
La Première Guerre Mondiale vient de débuter. Le soir de Noël 1914, sur une ligne de front, des soldats français, écossais et allemands décident d’arrêter de se battre et de passer la soirée tous ensemble.
Casting de Joyeux Noël.
Audebert : Guillaume Canet.
Horstmayer : Daniel Brühl.
Anna Sørensen : Diane Kruger.
Ponchel : Dany Boon.
Nikolaus Sprink : Benno Fürmann.
Palmer : Gary Lewis.
Gueusselin : Lucas Belvaux.
Audebert : Bernard Le Coq.
Gordon : Alex Ferns.
Jonathan : Steven Robertson.
Le châtelain : Michel Serrault.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Joyeux Noël est tiré d’une histoire vraie d’une trêve de Noël en 1914 entre des soldats français, écossais et allemands.
Le projet débute en 2002.
La chanteuse d’opéra française Nathalie Dessay a doublé Diane Kruger lors des scènes de chant.
Le tournage s’est déroulé en Roumanie, Allemagne, Écosse et France.
Notre critique de Joyeux Noël.
Une histoire qui semble émouvante sur fond de guerre.
Ce qui va être d’autant plus émouvant est ce que ce n’est pas un simple scénario créatif, c’est réellement un fait qui a existé. Rien que pour ça, l’impact émotionnel va être beaucoup plus fort. On aura ainsi droit à un scénario en trois actes très bien construits. Le premier montre la guerre telle qu’elle est et surtout des hommes qui n’ont vraiment pas l’envie de se battre mais qui le font pour le pays. On arrive vite à sympathiser avec tout le monde logé à la même enseigne.
Le second acte sera le plus beau avec la trêve de Noël. C’est un moment magique où tout le monde fraternise, veut juste se changer les idées et chacun est sur un pied d’égalité. On suit ainsi la mentalité des soldats mais aussi des officiers qui désobéissent aux ordres. Puis vient le troisième acte avec les conséquences de leur choix. Comment s’entretuer le lendemain après un tel moment ? On aura droit à quelques scènes cocasses qui montrent bien toute l’absurdité des guerres et des massacres dictés par ceux qui sont bien loin de la ligne de front.
Avec un scénario d’une telle qualité, les personnages le sont tout autant. Chez les français, Audebert est un lieutenant un peu décontenancé par la situation mais qui a surtout envie de retrouver sa femme enceinte ; Ponchel est son aide de camp, quelqu’un de très simple qui incarne ceux qui n’ont pas leur place dans la guerre.
Chez les écossais, on a un pasteur qui met donc la religion dans ce conflit et qui cherche la paix ; un officier avec une grande prestance ainsi qu’un soldat qui vient de perdre son frère sur le champ de bataille.
Enfin, côté allemand, trois protagonistes : Anna, une soprano qui n’arrive pas à être séparé de son compagnon et qui le rejoint pour Noël ; Nikolaus, le ténor qui va être à l’origine de la trêve par son chant et son esprit d’union avec tout le monde ; Horstmayer, un officier qui ne supporte plus cette guerre non plus et qui veut protéger tous les hommes.
Réalisation efficace qui arrive à montrer non pas des conflits d’envergure spectaculaire mais bien une psychologie, un état d’esprit et une magie de Noël. Il y a une certaine lenteur qui représente bien une tristesse mêlée d’un espoir. On ne voit pas le temps passer mais on passe par plein d’émotions et certaines images se veulent magnifiques malgré un contexte d’une grande gravité. L’autre point fort est la bande originale qui ne fait que renforcer le reste avec des mélodies envoûtantes et dramatiques à la fois.
Joyeux Noël est un un film de guerre qui se démarque clairement du lot par ses émotions et la fraternité représentée, dénonçant l’absurdité des conflits.







