Jumpers.
Réalisation : Daniel Chong.
Scénario : Daniel Chong.
Production : Nicole Paradis Grindle.
Musique : Mark Mothersbaugh.
Société de production : Pixar Animation Studios.
Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures.
Date de sortie USA : 6 mars 2026.
Date de sortie française : 4 mars 2026.
Titre original : Hoppers.
Durée : 1h45.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnue.
Box-office USA : Inconnue.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Dans le but de sauver un habitat de castors, Mabel utilise un robot en forme de l’animal et y transfère sa conscience afin de mieux étudier les animaux.
Casting.
Mabel : Piper Curda (VF : Mallory Wanecque).
Roi George : Bobby Moynihan (VF : Artus).
Maire Jerry : Jon Hamm (VF : Eilias Changuel).
Reine des insectes : Meryl Streep (VF : Frédérique Tirmont).
Titus : Dave Franco (VF : Jean-Christophe Dollé).
Sam : Kathy Najimy (VF : Annie Le Youdec).
Michel : Eduardo Franco (VF : Guillaume Lebon).
Ellen : Melissa Villaseñor (VF : Melha Bedia).
Reine des poissons : Ego Nwodim (VF : Virginie Emane).
Diane : Vanessa Bayer (VF : Alison Wheeler).
Connor : Sam Richardson (VF : Alex Fondja).
Nisha : Aparna Nancherla (VF : Esthèle Dumand).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet est annoncé lors de la D23 2024.
Notre critique de Jumpers.
On ne peut pas dire que les dernières productions originales de Pixar ont marqué les esprits, enfin la fin d’un cycle ici ?
C’est effectivement ce qu’on aurait aimé se dire mais force est de constater que le scénario n’a pas vraiment la « touche Pixar ». Cette fois-ci, on part dans une fable écologique pour être dans le thème sociétal du moment. Si l’idée pouvait être bonne (les studios l’ont prouvé par le passé), le résultat est assez chaotique. On a d’un côté les gentils animaux qui veulent préserver leur espace, de l’autre le méchant humain qui veut tout détruire et s’ensuivra un long conflit. Tout est assez classique, tout est prévisible et la fin est particulièrement bâclée.
C’est le souci de Jumpers, c’est que tout va vraiment trop vite, les sujets ne sont jamais traités avec profondeur au point que le message environnemental est noyé dans une intrigue qui ne cesse d’aller et venir. Les retournements de situations sont tellement nombreux qu’on ne comprend pas où les scénaristes veulent nous conduire.
La force des studios à la lampe était aussi le double niveau de lecture mais ça semble être oublié depuis quelques années maintenant. On est trop dans un film enfantin avec de l’humour pas drôle et très peu de séquences émotionnelles porteuses.
Mabel est aussi un personnage auquel on a du mal à s’attacher. Qu’elle veuille défendre sa cause est une bonne chose mais elle est insupportable à trop vouloir en faire sans penser aux conséquences et elle ne fera qu’empirer le problème à chaque fois qu’elle veut en résoudre un. C’est dommage car c’est presque donner comme moral « arrête d’essayer, tu ne fais que tout détruire ». Pourtant elle avait du potentiel avec la perte de sa grand-mère qu’elle idolâtrait mais ça ne joue pas assez sur sa personnalité.
Chez les animaux, seul le Roi George a une réelle utilité car il voit le bien en tout le monde mais sa vision « bisounours » ne va rien arranger non plus. Au moins il va évoluer au fil de l’aventure. Quant à l’antagoniste, Jerry est un maire qui veut se faire réélire en créant des infrastructures au détriment de la faune locale. Il est trop caricatural pour être convaincant et ça donne un sentiment de déjà-vu.
Visuellement, Pixar continue dans sa lancée de rester dans le photoréalisme et ça fonctionne vraiment bien. On est pleinement immergé dans la nature et d’être du point de vue des animaux donne une dimension différente pour observer le paysage. On est plutôt mitigé sur l’animation des personnages où on s’éloigne de l’esprit Pixar pour aller vers une gestuelle de la japanimation avec des mouvements et des expressions faciales exagérées.
La réalisation va aussi tomber dans les travers des films pour jeune public en ne proposant quasiment aucun temps mort, avec un rythme très élevé et des répétitions de dialogues au cas où on aurait déjà oublié. Point positif sur la bande originale qui est vraiment belle à écouter.
Jumpers se laisse regarder mais sans aller plus, prouvant encore une fois que Pixar est toujours en lutte pour proposer des histoires originales mémorables.







