La couleur pourpre.
Réalisation : Steven Spielberg.
Scénario : Menno Meyjes.
Production : Jon Peters, Peter Guber, Steven Spielberg, Kathleen Kennedy, Frank Marshall, Quincy Jones et Carol Isenberg.
Musique : Quincy Jones.
Société de production : Warner Bros., Amblin Entertainment et The Guber-Peters Company.
Distributeur : Warner Bros..
Première mondiale : 16 décembre 1985 (New York).
Date de sortie USA : 18 décembre 1985.
Date de sortie française : 10 septembre 1986.
Titre original : The Color Purple.
Durée : 2h34.
Budget : 15 millions de dollars.
Box-office mondial : 98,5 millions de dollars.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 1 756 339 entrées.
Résumé.
Au début du XXème siècle dans le sud des États-Unis, l’enfant Celie est mariée de force à Monsieur. Elle va grandir dans un environnement violent et va devoir trouver la force de tenir.
Achats.

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Casting.
Celie Harris-Johnson : Whoopi Goldberg (VF : Arlette Thomas).
Albert « Monsieur » Johnson : Danny Glover (VF : Richard Darbois).
Sofia : Oprah Winfrey (VF : Michèle Bardollet).
Harpo : Willard E. Pugh (VF : Luq Hamet).
Nettie Harris : Akosua Busia (VF : Virginie Ledieu).
Père d’Albert : Adolph Caesar (VF : Henry Djanik).
Shug Avery : Margaret Avery (VF : Élisabeth Wiener).
Marie-Agnes : Rae Dawn Chong (VF : Laurence Crouzet).
Celie (enfant) : Desreta Jackson (VF : Martine Regnier).
Swain : Laurence Fishburne (VF : Pascal Renwick)
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
La couleur pourpre est l’adaptation du roman du même nom d’Alice Walker publié en 1982.
Whoopi Goldberg fait ses débuts au cinéma.
Le tournage s’est déroulé en Caroline du Nord et en Californie.
Notre critique de La couleur pourpre.
Le traitement des noirs américains à cette période, on a la sensation de déjà-vu.
C’est là justement que le scénario va proposer autre chose pour en faire même un message plus universel. Ce n’est donc pas un riche propriétaire blanc qui va acheter une enfant noire pour en faire sa femme et son esclave, mais un homme noir pas très aisé. L’intrigue ne va donc pas traiter de l’esclavage mais quelque chose d’intemporel. En effet, ce n’est pas une histoire d’amour mais bien une histoire de possession, de toxicité, de rabaissement, de manipulation, de mauvais traitement, de domination.
On a donc d’un côté cette part extrêmement sombre et de l’autre un combat moral. L’histoire d’une femme qui va garder la tête haute et qui va survivre. Le film se veut ainsi assez marquant même si certaines scènes auraient pu être plus touchantes encore tant le potentiel est là.
La prestation de Whoopi Goldberg est excellente. On va suivre la vie de Célie de l’enfance qui se veut misérable, dure et qui va connaître tôt de devenir une « propriété ». En grandissant, on voit une jeune femme renfermée, vivant dans la peur, se soumettant à tout, subissant le viol, la maltraitance, la violence physique et morale. Puis la rage va prendre la place pour espérer une vie meilleure, devant s’affirmer d’avantage, sortir de cette prison et devenir une femme indépendante et non être une esclave d’un couple toxique.
Son mari est un personnage détestable au plus haut point. Il est méprisant, autoritaire, infidèle, voulant toujours avoir raison. Ce personnage est glaçant car tout ce qu’il est se veut convaincant dans le jeu de son acteur. Célie sera aidée et soutenue par Shug, une chanteuse de cabaret qui se veut plus indépendante mais aussi par Sofia, une femme qui dit ce qu’elle pense et qui n’hésite pas à mettre les blancs à sa place lorsqu’ils voient en elle une domestique potentielle.
Il y a un soin apporté à la réalisation et certains plans se veulent même très beaux à voir. La mise en scène parvient à donner de la tension quand il faut et de symboliser cet enferment de la protagoniste principale. Il y a un effort apporté pour se replonger dans cette époque tout en traversant quelques décennies, montrant l’évolution du temps mais aussi de la société et de la technologie. Point fort également sur une bande originale offrant de belles mélodies.
La couleur pourpre est un beau film montrant le courage d’une femme dans une relation toxique, délivrant un message malheureusement toujours d’actualité.







