La nuit des morts-vivants (1968).
Réalisation : George A. Romero.
Scénario : George A. Romero et John A. Russo.
Production : Karl Hardman et Russell Streiner.
Musique : Scott Vladimir Licina.
Société de production : Image Ten.
Distributeur : Continental Distributing.
Date de sortie USA : 1er octobre 1968.
Date de sortie française : 21 janvier 1970.
Titre original : Night of the Living Dead.
Durée : 1h37.
Budget : 114 000 dollars.
Box-office mondial : 30 millions de dollars.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 1 348 873 entrées.
Résumé.
Sur la tombe de son père, Barbra est attaqué par un homme au teint cadavérique. Elle s’enfuit et trouve refuge dans une maison où se trouve Ben. À la radio, ils apprennent que les morts s’attaquent aux vivants.
Casting de La nuit des morts-vivants (1968).
Ben : Duane Jones (VF: Med Hondo).
Barbra : Judith O’Dea (VF: Jeanine Freson).
Harry Cooper : Karl Hardman (VF: René Bériard).
Helen Cooper : Marilyn Eastman (VF : Inconnue).
Tom : Keith Wayne (VF : Inconnue).
Judy : Judith Ridley (VF : Inconnue).
Karen Cooper : Kyra Schon (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
La nuit des morts-vivants est le premier volet de La Saga des zombies.
Durant son développement, le film a eu pour titre Monster Flick, Night of Anubis et Night of the Flesh Eaters.
Suite à une erreur, le générique de fin ne comporte pas de Copyright. Par conséquent, le film tombe directement dans le domaine public et peut être utilisé par plusieurs distributeurs. C’est ainsi que le métrage connaîtra également deux sorties en version colorisée.
Le sang vu dans le film est en réalité du sirop de chocolat.
Le film est sorti juste avant le système de classification américaine. Des enfants ont donc pu le voir sans interdiction.
Ce film a permis de poser les codes du genre zombie en les rendant cannibale.
Le tournage s’est déroulé de juillet 1967 à janvier 1968 en Pennsylvanie.
Notre critique de La nuit des morts-vivants (1968).
Un titre révélateur qui va nous conduire normalement vers l’horreur.
Il faut reconnaître que le scénario n’est pas des mieux écrits mais ça reste assez correct quand même. L’histoire a trois actes inégaux en intérêt et c’est ce qui va être un de ses points faibles. La première partie est prenante car elle plante le décor et montre déjà le danger de cette menace inconnue, ainsi que les débuts de la survie.
Le deuxième acte s’essouffle en ajoutant de nouveaux personnages. Là où ça aurait pu être plus intense sur les différentes perceptions de la situation, les esprits qui s’échauffent, la méthode à suivre… on tourne un peu en rond.
On apprendra l’origine du phénomène grâce à la télévision mais ça arrive trop facilement. Enfin, la tension revient avec la dernière partie, se concentrant sur le véritable conflit et une façon de fuir. Le scénario manque quand même de scènes marquantes ou de plus de profondeur face à ce problème nouveau. Néanmoins, il pose des bases d’un genre et il a ce mérite là.
Barbra ouvre le film mais son rôle va très vite disparaitre pour la rendre insignifiante. Luttant pour sa survie après la mort de son frère, elle va se terrer dans son mal-être et ne plus servir à rien. C’est Ben qui va au contraire prendre vite le feu des projecteurs. Combattif, intelligent, lucide, il incarne le sauveur potentiel mais il semble trop « parfait » malheureusement. Quant aux autres survivants, ils sont plus ou moins développés mais ça reste marginal. Il y a ceux qui veulent aider et les parents qui veulent protéger leur fille à tout prix.
Le style noir et blanc fonctionne à merveille pour une telle production, participant à l’ambiance sombre nécessaire. On voit aussi que le budget est très faible et que ça donne un côté amateur dans la réalisation. Pour autant, c’est correctement géré pour ne pas faire nanar. Il est regrettable de ne pas avoir joué davantage sur l’éclairage pour offrir des plans plus esthétiques encore. On retiendra aussi les zombies d’un nouveau genre, cadavérique mais pas encore comme on se le représente de nos jours. La violence n’est pas non plus exacerbée et le maquillage d’horreur se veut raisonnable. La bande originale manque de style et rate un peu son coup.
La nuit des morts-vivants lance un nouveau genre dans le cinéma avec un résultat en demi-teinte mais pas désagréable.







