L’auberge espagnole.

Réalisation : Cédric Klapisch.
Scénario : Cédric Klapisch.
Production : Bruno Levy.
Musique : Loïk Dury et Mathieu Dury.
Société de production : Bac Films, Ce Qui Me Meut Motion Pictures, France 2 Cinéma, Mate Films, Mate Producciones S.A., StudioCanal et Vía Digital.
Distributeur : Mars Distribution (France), Fox Searchlight Pictures (USA).
Première mondiale : 17 mai 2002 (Cannes).
Date de sortie USA : 16 mai 2003.
Date de sortie française : 19 juin 2002.
Titre américain : The Spanish Apartment.
Durée : 2h02.
Budget : 5,3 millions d’euros.
Box-office mondial : 33,3 millions de dollars.
Box-office USA : 3,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 971 899 entrées.
Résumé.
Xavier part en Erasmus en Espagne. Il va cohabiter avec plusieurs étudiants de différentes nationalités.
Casting.
Xavier Rousseau : Romain Duris.
Anne-Sophie : Judith Godrèche.
Martine : Audrey Tautou.
Isabelle : Cécile de France.
Wendy : Kelly Reilly.
Soledad : Cristina Brondo.
Alessandro : Federico D’Anna.
Tobias : Barnaby Metschurat.
Lars : Christian Pagh.
Mira : Mira Wanting.
William : Kevin Bishop.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
L’auberge espagnole est un film français qui s’est exporté aux États-Unis.

Le tournage s’est déroulé en Espagne et en France.
Notre critique de L’auberge espagnole.
Un sujet qui promet de bonnes intrigues et des choses intéressantes à voir avec le mélange des cultures.


La première moitié du film est bien construite et pose de bonnes bases. On voit vraiment la galère de l’étudiant pour se lancer dans Erasmus puis son arrivée dans un autre pays où il va falloir apprendre à se débrouiller et passer au-delà de la barrière de la langue. C’est convaincant et on apprécie aussi la rencontre avec d’autres étudiants de plusieurs pays. Cela permet de voir comment des jeunes cohabitent mais aussi les différences de points de vues ou de modes de vie. Xavier doit aussi sa relation amoureuse à distance et on y voit les conséquences, jusqu’à ce qu’il soit épris par une autre femme. Jusque là, tout allait bien. Malheureusement, la seconde moitié perd en qualité. Tout d’abord avec l’arrivée d’un personnage qui va jouer sur tous les clichés de chaque pays, ce qui va être vraiment horripilant. On part surtout dans les déboires sentimentaux et on en oublie complètement la vie en société. C’est dommage car tout partait bien et on en ressort déçu. Les péripéties ne sont pas folles (sauf le tout dernier acte du film bien amusant et plein d’entraide) et il n’y a plus grand chose à retenir, surtout qu’il n’y a pas d’émotions dans ce film qui avait beaucoup de potentiel.
Un tel film regorge de personnages et ça peut avoir autant de forces que de faiblesses. Ici, on est à cheval entre les deux. Certains protagonistes sont vraiment développés et bien utilisés (surtout Wendy dans les rôles secondaires) tandis que les autres habitants de l’appartement sont trop effacés. On ne découvre pas grand chose de leur côté. Xavier est le héros principal et on s’identifie facilement à lui. Il va vraiment évoluer dans le film en gagnant en maturité et en confiance. Cependant, il n’est pas assez attachant. Romain Duris s’en sort assez bien dans l’interprétation. Isabelle est l’autre grand rôle, très bien joué par Cécile de France. Elle apporte de quoi épanouir Xavier et c’est dommage qu’elle ne soit pas davantage exploitée. Comme on le disait, à part Wendy qui a des intrigues réussies, les autres étudiants apportent peu de choses au film. Quant au couple de français, il sert d’intrigues secondaires pour combler le scénario. Enfin, le rôle incarnée par Audrey Tautou est anecdotique.


Klapisch apporte une réalisation intéressante. Le film étant narré par son héros, cela permet plus de fantaisie dans la mise en scène comme lorsqu’il s’embrouille dans ses idées ou qu’il est perdu. Cela se ressent à l’image grâce à une très bonne utilisation du split-screen montrant différentes actions en parallèles, ainsi que des mouvements de caméras rapides. Ce qu’on a particulièrement apprécié est que l’Espagne n’est pas représenté par tous ses clichés architecturaux ou représentatifs. Cela donne quelque chose de plus naturel. Même point pour la bande originale qui échappe à toutes les consonnances du pays pour quelque chose proche d’une bande sonore d’étudiants.
L’auberge espagnole est un film sympathique mais qui ne nous aura pas grandement marqué.

