Le pari de Chang.
Réalisation : Jingyi Shao.
Scénario : Jingyi Shao.
Production : Rishi Rajani, Lena Waithe et Brad Weston.
Musique : Nathan Matthew David.
Société de production : Hillman Grad, Walt Disney Pictures, Makeready, Rotten Eggs Productions et Synthetic Cinema International.
Distributeur : Disney+.
Date de sortie USA : 10 mars 2023.
Date de sortie française : 10 mars 2023.
Titre original : Chang can dunk.
Durée : 1h48.
Budget : Inconnu.
Résumé.
Chang, un adolescent membre de la fanfare du lycée, lance un défi à Matt, la star du basket de son établissement : savoir faire un dunk. En quelques semaines, il va devoir apprendre la bonne technique pour impressionner ses camarades mais aussi Kristy, la fille dont il est amoureux.
Casting.
Chang : Bloom Li (VF : Gabriel Bismuth-Bienaimé).
Deandre : Dexter Darden (VF : Lucien Jean-Baptiste).
Kristy : Zoe Renee (VF : Melissa Berard).
Bo : Ben Wang (VF : Thomas Sagols).
Chen : Mardy Ma (VF : Subille Tureau).
Matt : Chase Liefeld (VF : Anthony Carter).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé dans le Connecticut.
Notre critique de Le pari de Chang.
Sport, adolescent, amour… le triptyque bien classique en apparence.
Les apparences ne sont pas toujours trompeuses. Le scénario est du déjà-vu de très nombreuses fois et il n’y a donc aucune grande surprise ici tant on suit une structure établie qui a fait ses preuves, certes, mais où tout devient prévisible. L’adolescent mal dans sa peau, l’idée, l’entraînement, le succès, la chute, savoir se relever… Rien de bien inédit et on s’ennuie un peu. Juste un peu car on reconnait que ce n’est pas une mauvaise histoire mais il y avait tant à faire pour apporter plus d’originalité et réellement nous surprendre.
Car le dépassement de soi, surmonter le regard des autres, l’amour au lycée, la rivalité avec l’élève populaire… on connait. On aurait plutôt préféré approfondir l’absence du père de Chang et ce que ça donne sur son mental, l’utilisation des réseaux sociaux qui peut autant faire une star que la détruire… rien de tout ça n’est exploité et aucune émotion n’est transmise dans le film. On regrette même une conclusion trop abrupte qui manque d’une petite scène supplémentaire pour apporter une plus-value car on reste sur notre faim.
Casting pas trop mauvais mais pas l’excellence non plus. Ce n’est d’ailleurs pas les personnages qui vont rattraper ça car on reste dans des stéréotypes. Chang est un garçon qui veut prouver qu’il peut y arriver, qui est droit dans ses bottes ou presque, qui va devoir prendre confiance en lui et… voilà. On a du mal à voir vraiment l’évolution du personnage tant c’est cousu de fil blanc mais surtout sans grande profondeur. Il est amoureux de Kristy, une musicienne qui a un passif expliqué mais pas exploité donc sans intérêt au final dans l’intrigue.
Son meilleur ami est un vidéaste passionné et c’est tout. C’est même dommage que le binôme ne soit pas plus développé car on ne sent pas la réelle amitié. DeAndre a lui aussi un fort potentiel mais il sert juste de mentor mais il n’a que quelques grandes lignes dans le développement du personnage et on reste juste en surface. Quant à Matt, le rival frimeur beau gosse, ce n’est pas comme si c’était très original non plus.
On peut donc se dire qu’avec un film sur le basket et un personnage vidéaste, on va en prendre plein les yeux. Raté là encore car à part quelques séquences sympathiques, le reste se veut bien simple comme si la réalisation devait rester dans sa zone de confort sans chercher à apporter quelque chose de plus percutant. Les phases de basket restent faiblardes et même la séquence finale manque d’envergure. Tout est très sobre dans la mise en scène comme s’il ne fallait choquer personne et c’est au final ce qui fait une faiblesse au métrage.
Les quelques petites animations pour montrer le compte à rebours sont intéressantes mais encore une fois, c’est mis là comme ça sans réelle justification (ça aurait pu être un des personnages qui se veut dessinateur mais non). La bande originale ne parvient pas non plus à apporter plus de dynamisme comme on pouvait l’espérer d’un film sur le sport.
Le pari de Chang est bien trop simple, prévisible et classique que le sentiment de déjà-vu est trop important pour le sortir du lot.







