Le Pupille.
Réalisation : Alice Rohrwacher.
Scénario : Alice Rohrwacher.
Production : Carlo Cresto-Dina, Alfonso Cuarón et Gabriela Rodriguez.
Musique : Cleaning Women.
Société de production : Tempesta et Esperanto Filmoj.
Distributeur : Disney+.
Première mondiale : 27 mai 2022 (Cannes).
Date de sortie USA : 16 décembre 2022.
Date de sortie française : 16 décembre 2022.
Titre original : Le Pupille.
Durée : 39min.
Budget : Inconnu.
Résumé.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, des orphelines fêtent Noël dans un pensionnat géré par des religieuses autoritaires qui ne veulent pas de cette agitation.
Casting.
Mère Supérieure Fioralba : Alba Rohrwacher.
Serafina : Melissa Falasconi.
Soeur Paoletta : Greta Zuccheri Montanari.
Terasa : Febe Sapia.
Fernanda : Francesca Uccelli.
Soeur Carmela : Lady Maru.
Rosa : Valeria Bruni Tedeschi.
Flora : Mila Buganè.
Renata : Maria Renata Corelli.
Olga : Olivia Ascari.
Giuletta : Alma Palmas.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le Pupille est une inspiration libre d’une lettre de la romancière italienne Elsa Morante à son ami Goffredo Fofi.
Notre critique de Le Pupille.
Ce qui est bien avec Disney+ est de pouvoir découvrir des productions d’autres pays, hors Etats-Unis. On part cette fois-ci dans le cinéma italien.
Malgré la période de Noël qui donne le contexte du métrage, ne vous attendez pas à quelque chose de féerique et envoûtant. Au contraire, on est dans une intrigue plutôt sombre façon Charles Dickens. Mais là où ce dernier arrivait à apporter beaucoup d’émotions, cette histoire reste plus en surface et on a du mal à comprendre où on va. Il y a des bases de posées mais le scénario manque de consistance pour être captivant.
Il apporte peu d’optimisme ni même de messages. Quoi que, on pourrait dire que l’entraide est évoquée mais pas exploitée à sa juste valeur. Il faut dire que le fil conducteur est brouillon et ne propose pas de péripéties. On ressent de l’ennui et c’est dommage pour une thématique de Noël même si on se situe durant la Seconde Guerre Mondiale. Même le fait de suivre des orphelins n’a pas grand intérêt au final.
On ne peut pas dire qu’on va pouvoir aborder les personnages de la bonne manière. Et pour cause, aucun n’est vraiment considéré comme principal. À la rigueur, une orpheline est nommée Serafina mais cela s’arrête là. On a donc du mal à s’attacher aux protagonistes malgré le potentiel d’être avec des orphelines dans un monde en guerre. Elles agissent souvent en groupe mais sans vraiment donner de l’action. On se demande qui est qui quand on les voit. Même chose pour les religieuses dont aucune n’a un charisme suffisant. Elles se veulent autoritaires mais on ne sait pas non plus quel est leur objectif si jamais elles en ont un.
Esthétiquement, il faut reconnaître qu’il y a quelque chose. L’image est très granuleuse, la colorimétrie est terne, le bord de l’image est incurvée… On sent le tournage avec une vieille pellicule à l’ancienne. On sent une volonté de donner un style ancien qui colle bien avec les films de l’époque. Pour le reste, la réalisation se veut bien simple. On notera toutefois l’originalité des transitions des séquences avec une écriture animée sur une feuille, permettant de nous situer dans la chronologie de Noël.
Le Pupille est dans un sens incompréhensif malgré une approche visuelle intéressante.







