Lee Miller.
Réalisation : Ellen Kuras.
Scénario : John Collee, Liz Hannah et Marion Hume.
Production : Lauren Hantz, Troy Lum, Andrew Mason, Marie Savare, Kate Solomon et Kate Winslet.
Musique : Alexandre Desplat.
Société de production : 55 Films, Brouhaha Entertainment, Hantz Motion Pictures, Hopscotch Features, Juggle Productions, MS Partecipations S.A., Pasaca Entertainment, Rocket Science, Sky Cinema, Sky Originals, Vogue Films et Vogue Studios.
Distributeur : Rocket Science.
Première mondiale : 9 septembre 2023 (Toronto).
Date de sortie anglaise : 13 septembre 2024.
Date de sortie USA : 27 septembre 2024.
Date de sortie française : 9 octobre 2024.
Titre original : Lee.
Durée : 1h57.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : 23,3 millions de dollars.
Box-office USA : 2 millions de dollars.
Entrées françaises : 749 468 entrées.
Résumé.
Durant la Seconde Guerre Mondiale, Elizabeth « Lee » Miller devient photographe de guerre et couvre les événements pour le magazine Vogue.
Casting.
Elizabeth « Lee » Miller : Kate Winslet (VF : Anne Dolan).
Roland Penrose : Alexander Skarsgård (VF : Nessym Guetat).
David Scherman : Andy Samberg (VF : Emmanuel Garijo).
Solange d’Ayen : Marion Cotillard (VF : elle-même).
Audrey Withers : Andrea Riseborough (VF : Pauline Moingeon).
Antony Penrose : Josh O’Connor (VF : Anatole de Bodinat).
Nusch Éluard : Noémie Merlant (VF : elle-même).
Paul Éluard : Vincent Colombe (VF : lui-même).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Lee Miller est l’adaptation de la biographie Les vies de Lee Miller d’Antony Penrose publié en 1985.
Le projet débute en 2015.
Le tournage s’est déroulé de septembre à décembre 2022 en Hongrie, Angleterre et Croatie.
Notre critique de Lee Miller.
Le métier de photographe de guerre n’est pas souvent mis en avant alors quand c’est un biopic, c’est d’autant plus attirant.
Tout le potentiel était là : périodes graves, témoignages, preuves, horreurs de la guerre, les conséquences, pleins d’impacts émotionnels… Malheureusement, on n’aura pratiquement rien de tout ça. Là où le film aurait pu marquer les esprits, il reste trop dans la retenue. En effet, l’ambiance générale se veut trop « calme », dans le sens « pas assez pesante ». On ressent mal cette tension, cette oppression, ce climat anxiogène, cette violence des conflits… Alors certes, il y a quand même quelques séquences qui ne laissent pas indifférentes mais rien qui ne se démarque de ce que d’autres films ont pu faire.
Ne vous attendez pas non plus à voir des conflits car la photographe n’est là qu’après coup. Il est dommage aussi que la place de la femme en ce temps là ne soit pas plus approfondie, surtout en étant photographe sur le front de la guerre. Le fil conducteur est donc très minimaliste et un élément central manque au film mais on va y revenir.
Kate Winslet livre une bonne interprétation mais pas suffisante pour prétendre à un Oscar. La faute à un personnage peu développé. Lee Miller est une photographe talentueuse, qui se bat pour aller sur le front (mais que c’est finalement accordé facilement dans le film), et qui va prendre en photo ce qu’elle voit et ce qu’on veut bien lui présenter. Néanmoins, rien qui permet de s’attacher à elle ni de courir après les témoignages visuels qu’elle peut obtenir. Pas de réelles prises de risques pour qu’on s’inquiète sur le sort du personnage.
Elle a par moment des idées « folles » de mise en scène pour faire quelque chose d’artistique mais ça tombe comme un cheveu sur la soupe que ça donne plutôt une sensation étrange. Quant aux autres rôles, son binôme de terrain sert juste à donner le change tandis que son mari fait quelques apparitions mais sans intérêt dans le scénario ou le développement de l’héroïne.
C’est le genre de film qui aurait mérité une réalisation intense et c’est plutôt plat dans la mise en scène. Il n’y a pas d’approches artistiques particulières car à part une image un peu grisâtre, ça s’arrête là. Dommage donc de ne pas avoir voulu pousser l’immersion de manière plus forte autre que par les costumes et les décors. Même les musiques n’arrivent pas à toucher tant elles se veulent discrètes.
Enfin, on l’abordait, ce qui manque à ce biopic sur une photographe de guerre est… des photographies. Force est de constater qu’on en verra que très peu alors que justement, Lee prend plein de photos dans le film et il aurait été judicieux de montrer le résultat via ses réelles photos, permettant de créer un lien plus fort en contextualisant d’avantage afin d’ancrer ça dans une réalité douloureuse.
Lee Miller est un biopic tout juste correct qui avait tout pour donner un cliché d’exception mais qui ne propose qu’une photo très classique.







