Les aventures de Rabbi Jacob.
Réalisation : Gérard Oury.
Scénario : Gérard Oury, Danièle Thompson et Josy Eisenberg.
Production : Gérard Beytout et Bertrand Javal.
Musique : Vladimir Cosma.
Société de production : Les Films Pomereu et Horse Film.
Distributeur : Société Nouvelle de Cinématographie.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 18 octobre 1973.
Titre original : Les aventures de Rabbi Jacob.
Durée : 1h35.
Budget : 18 millions de francs.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 7 295 727 entrées.
Résumé.
Victor Pivert, homme d’affaires raciste, va se retrouver mêlé dans une affaire politique d’un conflit d’un autre pays et traqué par des assassins. Pour se sauver, il va devoir se déguiser en rabbin.
Achats.

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Casting.
Victor Pivert : Louis de Funès.
Mohamed Larbi Slimane : Claude Giraud.
Salomon : Henri Guybet.
Farès : Renzo Montagnani.
Germaine Pivert : Suzy Delair.
Rabbi Jacob : Marcel Dalio.
Andréani : Claude Piéplu.
Tzipé Schmoll : Janet Brandt.
Antoinette Pivert : Miou-Miou.
Homme de main : Gérard Darmon.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
La célèbre scène de la danse a nécessité dix matinées de répétitions pour Louis De Funès.
La mixture pour faire du chewing-gum est en réalité de la pâte à pain colorée en vert. Quant aux bulles provoquées, ce sont des préservatifs qui sont gonflés.

Le Ministère de la Défense autorisa de manière exceptionnelle à tourner le film dans la cour des Invalides et a fourni trente hommes de la Garde Républicaine.
Le tournage s’est déroulé de mars à juillet 1973 en France et à New York.
Notre critique de Les aventures de Rabbi Jacob.
Un acteur célèbre français pour une comédie française culte, partons à l’aventure.
Il est intéressant de voir un scénario qui n’a pas mal vieilli car ce n’est pas l’intrigue qui va être la force du film. Si on se base sur l’histoire, ça part un peu dans tous les sens à coup de quiproquos avec un révolutionnaire qui est traqué par le camp adverse et ça s’arrêtera là. Le reste est digne d’un vaudeville. En effet, les gags s’enchaînent à grande vitesse où on flirte souvent avec l’esprit cartoon tant c’est exagéré. C’est ce qui va provoquer le rire car c’est régulièrement qu’il n’y a rien de cohérent.
Néanmoins, ça peut parfois être un peu lourdingue au détriment d’un scénario plus fouillis. On ne sait pas trop ce qu’il faut retenir mais dans un sens, le but du film est juste de se vider la tête. Le scénario joue aussi énormément sur les préjugés et les clichés tout en mettant en avant la communauté juive à cette époque de tournage.
Les clichés, c’est justement Pivert qui va les accumuler. Ce franchouillard râleur, têtu et égocentrique est un raciste notoire et il va se retrouver dans une affaire où il va devoir changer son fusil d’épaule. Si on ne voit pas vraiment son personnage évoluer, il est surtout là pour se moquer des personnes qui ont sa mentalité car il est détestable et digne à se moquer de lui par ses excès. Il faut dire que Louis De Funès est égal à lui-même à coup de cabotinage, grimaces en tout genre et qui ne s’arrête jamais d’en faire des tonnes.
Slimane est celui qui est recherché par tous et il va prendre Pivert en otage. Il va devoir se farcir un être qui est surexcité mais c’est aussi son moyen de s’en sortir. Concernant les antagonistes, ce sont juste des méchants autoritaires qui veulent tout régler à coup de tueries.
Le réalisateur a décidé de se lâcher autant que son acteur principal. Tout va très vite et il faudra supporter un rythme soutenu qui ne laisse aucun répit. Les scènes à gags sont dans l’excès et usent de différents stratagèmes pour concrétiser des idées folles, à travers des décors amovibles ou des courses poursuites pleine d’audace. À noter que de vouloir aller dans la surenchère, de nombreux effets sont très visibles à l’écran. La bande originale du film est pleine d’entrain et sera mémorable grâce à sa musique emblématique (surtout qu’elle rendra iconique la scène de la danse).
Les aventures de Rabbi Jacob est un vaudeville indémodable mais qui n’a au final pas grand chose à raconter à part accumuler les gags.






