Les parapluies de Cherbourg.
Réalisation : Jacques Demy.
Scénario : Jacques Demy.
Production : Mag Bodard et Gilbert de Goldschmidt.
Musique : Michel Legrand.
Société de production : Parc Film, Madeleine Films et Beta Film.
Distributeur : 20th Century Fox.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 19 février 1964.
Titre original : Les parapluies de Cherbourg.
Titre anglais : The umbrellas of Cherbourg.
Durée : 1h33.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 1 274 958 entrées.
Résumé.
En 1957, Geneviève tombe amoureuse de Guy. Sa mère n’approuve pas cette relation. Guy doit partir pour la guerre et ils se promettent un amour éternel pendant que Geneviève attend son retour.
Achats.

Ces liens sont des liens affiliés Amazon. En tant que Partenaire Amazon, nous touchons une commission sur les achats éligibles.
Casting de Les parapluies de Cherbourg.
Geneviève Émery : Catherine Deneuve.
Guy Foucher : Nino Castelnuovo.
Madame Émery : Anne Vernon.
Roland Cassard : Marc Michel.
Élise : Mireille Perrey.
Madeleine : Ellen Farner.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 1961 sous le titre La Belle Amour.
Ce ne sont pas les acteurs et actrices qui chantent. Pour Catherine Deneuve, c’est Danielle Licari qui la double.

La boutique de parapluie se situe au 13 rue de Port à Cherbourg. Une plaque commémorative y est présente.
Le tournage s’est déroulé du 17 août au 20 octobre 1963 en France.
Notre critique de Les parapluies de Cherbourg.
Une comédie musicale et d’amour, un sentiment de déjà-vu.
L’intrigue est ainsi très compartimentée en trois actes. La première se concentre sur l’amour, le regard des autres, les sentiments et les belles promesses jusqu’à l’annonce du départ pour la guerre. C’est assez classique mais ça pose les bases. La seconde partie va jouer avec l’absence, les regrets, les choix impossibles mais aussi le statut social à préserver. C’est là qu’on voit que les promesses peuvent ne pas toujours être tenues et ça va affronter la dualité dans l’amour.
Puis le dernier tiers tente de raccrocher les wagons à la locomotive en tournant en rond sur le même sujet sans que ça nous touche vraiment. On se retrouve donc avec une histoire simple mais qui n’a pas beaucoup d’enjeux ni même d’émotions. Pour un cadre qui se veut romantique, on est déçu que ça ne soit pas plus accentuée.
Le casting reste correct mais pas de grandes interprétations en vue. Geneviève est la jeune femme amoureuse et idéaliste dans ces sentiments. Elle fait fi de l’avis de sa mère pour vivre sa relation. Mais durant l’absence de son bien-aimée, elle doit penser à son image en société et pourtant, on ne ressent pas trop cette torture en elle. Tout semble assez simple sur les choix difficiles qu’elle doit prendre.
Guy est l’homme amoureux qui part en guerre malgré lui et qui va être joyeux dans le premier acte, triste dans le dernier. Mais rien qui le rend très attachant. Les autres rôles sont encore moins développés, que ce soit la mère de Geneviève ou la famille de Guy ou même le nouvel homme dans l’histoire, c’est faiblard.
Commençons par ce qui saute assez vite aux yeux : les décors, en particulier dans le premier acte. Tout est très coloré, très pastel, symbolisant bien l’amour naissant et sincère. Le second acte va être plus terne là où la dernière partie va redonner des couleurs. On sent que c’est travaillé pour cet objectif. Mais ce film est surtout une comédie musicale et là, deux cas d’école. Soit des chansons entre des paroles, soit intégralement chanté et le métrage a choisi cette dernière option.
Malheureusement, c’est un ratage en règle. Déjà que les chansons sont insupportables car tout le film va proposer le même style et tempo, mais les paroles chantées sont catastrophiques et ça donne vraiment envie de rire. Il aurait été bien plus judicieux de faire des paroles classiques et des séquences de chant qui auraient sans doute mieux marqué les esprits.
Les parapluies de Cherbourg joue beaucoup sur les couleurs mais pour le reste, ça prend l’eau de toute part.






