L’éveil.
Réalisation : Penny Marshall.
Scénario : Steven Zaillian.
Production : Lawrence Lasker et Walter F. Parkes.
Musique : Randy Newman.
Société de production : Columbia Pictures et Parkes/Lasker productions.
Distributeur : Columbia Pictures.
Première mondiale : 12 décembre 1990 (Los Angeles).
Date de sortie USA : 20 décembre 1990.
Date de sortie française : 20 février 1991.
Titre original : Awakenings.
Durée : 2h00.
Budget : 29 millions de dollars.
Box-office mondial : 109 millions de dollars.
Box-office USA : 52 millions de dollars.
Entrées françaises : 707 295 entrées.
Résumé.
Le docteur Malcolm Sayer s’occupe de victimes d’épidémie encéphalite. Il trouve un remède qu’il met en application sur Leonard Lowe. Ce dernier se réveille après trente ans et doit apprendre à vivre.
Achats.

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Casting.
Malcolm Sayer : Robin Williams (VF : Michel Papineschi).
Leonard Lowe : Robert De Niro (VF : Jacques Frantz).
Eleanor Costello : Julie Kavner (VF : Anna Gaylor).
Madame Lowe : Ruth Nelson (VF : Nathalie Nerval).
Kaufman : John Heard (VF : Jean-Luc Kayser).
Paula : Penelope Ann Miller (VF : Isabelle Ganz).
Peter Ingham : Max von Sydow (VF : Edmond Bernard).
Lucy Fishman : Alice Drummond (VF : Annick Alane).
Anthony : Keith Diamond (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
L’éveil est l’adaptation du livre L’éveil d’Oliver Sacks, tiré de son propre travail de neurologiste, publié en 1973.
Le tournage s’est déroulé du 16 octobre 1989 au 16 février 1990 à New York.
Notre critique de L’éveil.
Un sujet qui est lourd et qui peut s’avérer très émouvant.
On partage ce constat dans le début du scénario où on découvre la maladie, les patients, leur souffrance et un médecin qui veut faire évoluer les choses. Puis lorsqu’il trouve le remède, tout va s’accélérer et ça va même beaucoup trop vite. Le premier patient guéri permet de voir les conséquences de « l’éveil » dans le sens que la personne se trouve dans un monde inconnu. Là où on s’attendait alors à quelque chose de fort, de touchant, on se retrouve dans quelque chose d’un peu trop léger.
Puis lorsque le remède est appliqué à tout les patients, l’histoire continue de perdre en intérêt. Il faut attendre la toute fin pour voir ce que l’expérience a donné mais on a perdu toute profondeur. On espérait tellement mieux d’un tel sujet tant il y avait matière à faire entre l’envie de guérir, l’envie de soigner, la peur du monde, la peur de vivre mais aussi de tout perdre.
Robin Williams livre comme bien souvent une prestation prenante. Il incarne un médecin qui a une autre approche et qui va se battre pour aller au-delà des apparences. Il est passionné et il voit le bien dans les autres. Mais il sait aussi que son expérience peut apporter autant de bien que d’être un échec. Il navigue à vue et on sent que ça le travaille intérieurement, se demandant si et quand il devrait arrêter.
Son patient, incarné par De Niro qui va offrir plusieurs facettes à son personnage, est quelqu’un qui est malade et figé, avec un esprit bloqué. Avec le remède, c’est un homme qui va apprendre à vivre comme un adulte mais on s’attendait à plus marquant encore après un « sommeil » d’environ trois décennies. C’est quand le traitement a des ratés que son rôle est plus intense, tant c’est quelqu’un qui a pris conscience de sa nouvelle vie et qui maintenant a peur de régresser dans son ancien état.
Pas grand chose de très spécifique dans la réalisation. C’est même un peu frustrant d’être dans quelque chose de trop simple alors qu’on a des esprits piégés dans des corps. Rien ne montre vraiment ni l’enfermement ni la libération, ni l’espoir ni la souffrance. On profite aussi trop peu de cette époque de l’histoire car on passe quasi tout le temps dans l’hôpital. Enfin, la bande originale manque de saveur.
L’éveil est décevant vu son sujet sur cette maladie mais vaut le détour pour la performance de Robin Williams et Robert De Niro.







