Malcolm X.
Réalisation : Spike Lee.
Scénario : Arnold Perl et Spike Lee.
Production : Marvin Worth.
Musique : Terence Blanchard.
Société de production : Largo International N.V., JVC Entertainment Networks et 40 Acres & A Mule Filmworks.
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 18 novembre 1992.
Date de sortie française : 24 février 1993.
Titre original : Malcolm X.
Durée : 3h22.
Budget : 34 millions de dollars.
Box-office mondial : 73,1 millions de dollars.
Box-office USA : 48,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 594 984 entrées.
Résumé.
D’une enfance difficile en passant par la prison puis sa conversion à l’Islam, Malcolm X va avoir une vie dédiée à la défense des noirs américains.
Achats.

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Casting.
Malcolm X : Denzel Washington (VF : Jacques Martial).
Betty Sanders : Angela Bassett (VF : Maïk Darah).
Elijah Muhammad : Al Freeman Jr. (VF : Jim Adhi Limas).
Baines : Albert Hall (VF : Pascal N’Zonzi).
Archie l’Antillais : Delroy Lindo (VF : Robert Liensol).
Shorty : Spike Lee (VF : Pascal Légitimus).
Laura : Theresa Randle (VF : Véronique Mucret).
Sophia : Kate Vernon (VF : Caroline Beaune).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Malcolm X est un biopic sur Malcolm, tiré du livre The Autobiography of Malcolm X de Malcolm X et Alex Haley publié en 1966.
Samuel L. Jackson a été envisagé pour le rôle d’Archie l’Antillais.
Il s’agit du premier film américain de fiction autorisé à tourner à La Mecque.
Le tournage s’est déroulé du 16 septembre 1991 au 26 janvier 1992 à New York, Afrique du Sud et Egypte.
Notre critique de Malcolm X.
Figure importante américaine, en faire un biopic était chose logique.
Bien que ce soit un biopic, on va se baser sur ce que le film nous propose. Le scénario va en effet relater toute sa vie et non juste quelques années. De son enfance difficile qui va commencer à forger un caractère, on bascule ensuite en tant que jeune adulte et les mauvais choix de vie, allant vers la délinquance. Déjà, on voit une volonté d’être vu et de gravir les échelons. Cette section dure vraiment longtemps et ça tourne en rond.
Vient alors la case prison et le renouveau du personnage à travers la découverte de l’Islam et sa conversion à cette religion. Malheureusement, le changement se veut trop brutal et on ne voit pas clairement l’évolution lente de sa mentalité.
En sortant, c’est un nouvel homme qui veut défendre les noirs américains mais là où ça aurait pu être marquant, ça en devient presque déplaisant. En effet, ça vire presque secte avec son gourou, prêchant la bonne parole plus par la religion que par conviction profonde. Le message a du mal à passer, à être entendable et pour faire bouger les esprits. Il faudra attendre vers la fin du film pour que Malcolm montre son indépendance et que le film devienne plus intéressant.
Le discours change, devient bien plus percutant pour se démarquer du passé et offrir une nouvelle vision à la société américaine. Au global, l’histoire est assez déséquilibrée et ne donne d’ailleurs pas vraiment d’émotions, restant trop monotone.
Denzel Washington est convaincant dans son rôle. Pour autant, son personnage a du mal à être attachant. Si on voit tout son parcours militant et comment sa perception du monde ne cessera d’évoluer, se remettant même en question pour devenir meilleur, cherchant à abandonner les différentes emprises, il est dommage que le film ne s’attarde pas davantage sur sa vie personnelle.
En effet, sa femme Betty n’est pas autant dans la religion, se veut plus proche de la réalité et elle va devoir aussi supporter la popularité de Malcolm mais aussi ses détracteurs. C’est quelqu’un qui va souffrir d’une autre façon, voulant le mieux pour le monde mais qui est aussi en première ligne. Les autres personnages vont et viennent sans vraiment avoir une empreinte profonde sur le film.
La durée du film peut aussi en rebuter plus d’un et il faut reconnaître qu’on le sent parfois passer. Le début du film se veut même un peu brouillon dans la mise en scène avec une utilisation mal gérée des flash-back. Il n’y a pas vraiment de folie dans la mise en scène et tout est au final bien classique. On ressent aussi assez mal l’immersion d’époque car on traverse plusieurs années sans voir de gros changements dans les décors ou les costumes. La bande originale est aussi très sobre sans intensité.
Malcolm X n’arrive pas à être suffisamment palpitant malgré un enjeu important.







