Reservoir Dogs.

Réalisation : Quentin Tarantino.
Scénario : Quentin Tarantino.
Production : Lawrence Bender et Harvey Keitel.
Musique : Inconnu.
Société de production : Live Entertainment et Dog Eat Dog Productions Inc..
Distributeur : Miramax.
Première mondiale : 21 janvier 1992 (Salt Lake City)
Date de sortie USA : 23 octobre 1992.
Date de sortie française : 2 septembre 1992.
Titre original : Reservoir Dogs.
Durée : 1h39.
Budget : 1,2 millions de dollars.
Box-office mondial : 2,9 millions de dollars.
Box-office USA : 2,8 millions de dollars.
Entrées françaises : 310 398 entrées.
Résumé.
Après un braquage raté à cause de l’intervention très rapide de la police, les criminels se retrouvent et s’interrogent sur qui peut être le traître parmi eux.
Casting.
Monsieur White / Larry Dimmick : Harvey Keitel (VF : Daniel Russo).
Monsieur Orange / Freddy Newandyke : Tim Roth (VF : Jean-Philippe Puymartin).
Monsieur Blonde / Vic Vega : Michael Madsen (VF : Daniel Beretta).
Monsieur Pink : Steve Buscemi (VF : William Coryn).
Eddie Cabot : Chris Penn (VF : Jean-François Vlérick).
Joe Cabot : Lawrence Tierney (VF : William Sabatier).
Monsieur Brown : Quentin Tarantino (VF : Luc Florian).
Monsieur Blue : Edward Bunker (VF : Michel Barbey).
Marvin Nash : Kirk Baltz (VF : Thierry Mercier).
Holdaway : Randy Brooks (VF : Greg Germain).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Quentin Tarantino voulait à l’origine en faire un film amateur avec un budget minimaliste, en souhaitant Harvey Keitel dans le casting. C’est grâce à ce dernier qui accepte que le budget augmente en le produisant également.
Certains acteurs portent leurs propres vêtements pour leur rôle. De même que la Cadillac de Monsieur Blonde qui appartient réellement à Michael Madsen.

La scène où Monsieur Pink vole une voiture, il n’y avait pas de policiers pour stopper la circulation afin de sécuriser la zone. L’équipe de tournage a fait la scène en fonction des feux verts.
Le tournage se déroule du 29 juillet au 31 août 1991 en Californie.
Notre critique de Reservoir Dogs.
Trahison, enquête, méfiance, criminalité… de bons ingrédients à première vue.
Premier élément important, le scénario n’est pas linéaire. On va suivre différentes temporalités. La principale est ce qui se passe après le braquage. On y sent de la tension, des disputes, des théories, de la colère… on a de tout car on a envie de vraiment savoir qui est le traître. Les esprits s’échauffent, c’est crédible et il y a aussi une certaine violence pas forcément utile (comme la scène de torture). Puis nous avons ensuite des flash-backs compartimentés par personnage.
Ainsi, on va découvre la période située avant le braquage, comment chacun des criminels en est venu à ce coup. L’idée est bonne mais le contenu est moins passionnant. C’est juste une présentation de chacun sans forcément apporter quelque chose de plus. Curieusement, on se laisse facilement prendre au jeu de cette narration en décalée tant on a cette hâte de voir le dénouement. Qui va gagner ?
Autre curiosité amusante, les criminels portent tous des pseudonymes liés à une couleur. Cela montre déjà une méfiance entre chacun. Vu qu’on se promène dans le temps, on va voir les différentes facettes qu’ils ont entre les criminels posés, discutant entre eux tranquillement puis avec leur passé, les montrant enthousiastes. Puis vient l’après, les nerfs qui craquent, ceux qui sont blessés, ceux qui prennent tout ça avec du recul, les autres qui se veulent plus véhéments et même violents.
Les rôles sont bien écrits et chacun pourra y trouver son « chouchou » dans leur façon d’être. Là où c’est d’autant plus prenant est qu’on se dit que l’un d’eux mène un double jeu. Il doit se cacher des autres et faire semblant.
Avec une narration non linéaire, le rythme se veut ainsi plus dynamique même avec une mise en scène classique dans l’ensemble. Il n’y a pas d’effets de style sur le plan visuel. C’est donc bien sa structure qui lui permet de se démarquer à juste titre. Le budget réduit ne se voit pas à l’écran et c’est une bonne chose. Le fait de ne pas avoir montré le braquage ne donne pas un côté frustrant car c’est certes l’élément déclencheur mais on se concentre surtout ce qu’il y a autour. La bande originale comporte uniquement des chansons qui sont agréables à écouter mais rien qui ne va apporter réellement une plus-value.
Reservoir Dogs est un film de gangsters qui arrive à être mémorable par sa construction mais qui ne se veut pas pour autant exceptionnel.





