The good girl.
Réalisation : Miguel Arteta.
Scénario : Mike White.
Production : Shelly Glasser, Matthew Greenfield et Gina Kwon.
Musique : Tony Maxwell, James O’Brien, Mark Orton et Joey Waronker.
Société de production : Flan de Coco Films, Fox Searchlight Pictures, Hungry Eye Lowland Pictures B.V., In-Motion AG Movie & TV Productions, Myriad Pictures et World Media Fonds V.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Première mondiale : 12 janvier 2002 (Sundance).
Date de sortie USA : 7 août 2002.
Date de sortie française : 18 juin 2003.
Titre original : The good girl.
Durée : 1h34.
Budget : 8 millions de dollars.
Box-office mondial : 16,9 millions de dollars.
Box-office USA : 14 millions de dollars.
Entrées françaises : 100 121 entrées.
Résumé.
Justine vit dans une routine et ne se sent plus heureuse de son couple. Elle rencontre Holden, souffrant aussi de son mal être, qui va chambouler sa vie.
Casting.
Justine Last : Jennifer Aniston (VF : Dorothée Jemma).
Thomas « Holden » Worther : Jake Gyllenhaal (VF : Alexis Tomassian).
Corny : Mike White (VF : Franck Capillery).
Cheryl : Zooey Deschanel (VF : Ingrid Donnadieu).
Phil Last : John C. Reilly (VF : Jérôme Pauwels).
Bubba : Tim Blake Nelson (VF : Franck Hervé).
Gwen Jackson : Deborah Rush (VF : Inconnue).
Jack Field : John Carroll Lynch (VF : Claude Brosset).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Jennifer Aniston tournait ce film en même temps qu’elle tournait dans la série Friends.
Reese Witherspoon a été envisagée pour le rôle de Justine.

Le tournage s’est déroulé de mars à mai 2001 en Californie.
Notre critique de The good girl.
On a l’impression qu’on va droit vers une comédie romantique bien classique dans un triangle amoureux.
Si le début du film semble prendre cette direction, le scénario est plutôt dramatique que sentimental. Certes, nous avons droit aux romances, à de l’adultère mais pourtant, ce n’est pas féerique. En effet, on suit plutôt le poids de la culpabilité, les mensonges, les regrets, le creux de la vague où tout est noir et qu’il faut être capable de s’en relever.
Cependant, ce n’est pas un film à regarder si vous déprimez. Il n’y a rien qui donne envie de sourire, c’est très dramatique mais ce n’est pas de là à pleurer. Cela reflète aussi une réalité de certains couples, vivant dans une routine et ne trouvant pas comment relancer la joie du début. On pourrait quand même reprocher qu’on vire trop dans le mélo et que cela aurait été préférable de mieux nuancer.
Jennifer Aniston porte le film sur ses épaules et de fort belle manière, jouant parfaitement bien le registre dramatique. Son personnage est présent constamment, tout se fait vraiment de son point de vue. On sent une femme blasée, se sentant mal dans sa peau à cause d’une vie de couple sans élan et pourtant, elle aime son mari mais ne peut céder à ses pulsions. Elle tente d’arranger les choses mais pas toujours en bien, elle est perdue et va à un moment devoir faire un choix de vie.
Jake Gyllenhaal incarne l’amant qui souffre intérieurement. Il est perturbé psychologiquement, on sent qu’il ne va pas bien et qu’il voit sa relation avec Justine comme une échappatoire. On retient aussi le mari, quelqu’un qui est attachant à sa manière mais un peu simple, ne voyant pas ce qu’il se passe mais qui souffre, cherchant juste à devenir père.
La réalisation n’apporte rien de bien original mais elle arrive à retranscrire le mal être des protagonistes. Le rythme est très lent, très posé. On vit par procuration le ressenti de Justine. De plus, l’utilisation de la narration nous plonge davantage dans l’esprit de l’héroïne. Les dialogues servent également à amplifier cette lourdeur. La bande originale est toute aussi discrète mais elle a un certain charme pour avoir le cafard presque mais avec une lueur d’espoir. C’est un très bon équilibre musicale.
The good girl est un bon film.






