Wonder.
Réalisation : Stephen Chbosky.
Scénario : Stephen Chbosky, Steven Conrad et Jack Thorne.
Production : Michael Beugg, Dan Clark, David Hoberman et Todd Lieberman.
Musique : Marcelo Zarvos.
Société de production : Lionsgate, Participant, Walden Media, TIK Films et Mandeville Films.
Distributeur : Lionsgate.
Première mondiale : 14 novembre 2017 (Los Angeles).
Date de sortie USA : 17 novembre 2017.
Date de sortie française : 20 décembre 2017.
Titre original : Wonder.
Durée : 1h53.
Budget : 20 millions de dollars.
Box-office mondial : 315 millions de dollars.
Box-office USA : 132,4 millions de dollars.
Entrées françaises : 347 315 entrées.
Résumé.
Auggie est né avec le syndrome de Treacher Collins qui a déformé son visage. Après l’école à la maison, ses parents veulent le mettre dans une école. Auggie va devoir affronter le regard des autres mais aussi bouleverser la vie de certains.
Achats.

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Casting de Wonder.
August « Auggie » Pullman : Jacob Tremblay (VF : Aloïs Agaësse).
Isabel Pullman : Julia Roberts (VF : Céline Monsarrat).
Nate Pullman : Owen Wilson (VF : Lionel Tua).
Olivia « Via » Pullman : Izabela Vidovic (VF : Rebecca Benhamour).
Jack Will : Noah Jupe (VF : Jean-Stan DuPac).
Miranda : Danielle Rose Russell (VF : Camille Timmerman).
Justin : Nadji Jeter (VF : Diouc Koma).
Monsieur Tushman : Mandy Patinkin (VF : Philippe Duchesnay).
Summer : Millie Davis (VF : Pénélope Siclay).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Wonder est l’adaptation du roman du même nom de R. J. Palacio publié en 2012.
Jacob Tremblay avait besoin de 1h30 de maquillage composé de prothèses de visages mais aussi dentaires, des lentilles de contact et une perruque.
Le jeune acteur a aussi rencontré des enfants atteints du syndrome de Treacher Collins.
Le tournage s’est déroulé du 18 juillet au 13 septembre 2016 au Canada.
Notre critique de Wonder.
Un film qui va porter sur la différence et le rejet, un sujet dur et douloureux en approche.
Alors qu’on s’attendait à une seule histoire, on va en réalité avoir plusieurs petites intrigues qui s’entremêlent toutes. Bien évidemment, il va y avoir la principale avec le regard des autres. C’est quelque chose qui va être assez lourd car on sent vraiment le regard gênant de certains, ceux qui sont indifférents et ceux qui vont en abuser pour se moquer. Mais on va également en voir les conséquences avec les souffrances personnelles, se sentir différent, subir des trahisons mais aussi le soutien, l’entraide, la compréhension.
Même si c’est assez cliché par moment, il est intéressant de bien montrer les deux versions. Puis il y a les autres intrigues qui gravitent autour du fil conducteur. Que ce soit les amitiés vacillantes, les douleurs du passé, l’image qu’on donne, le poids de l’absence… Le film se veut aussi porté sur les émotions et sur des messages d’espoir qu’on peut s’en sortir malgré les obstacles.
Auggie va être le ciment de tout le monde. Vivant isolé du monde, toujours réfugié derrière son casque d’astronaute, il a déjà du mal à s’accepter lui-même et va devoir subir le vrai regard des autres. Il se considère comme un monstre, il va parfois en souffrir encore plus lorsqu’il reçoit les moqueries de plus en plus violentes de certains de ses camarades jusqu’au harcèlement. Pourtant, il va réussir à surmonter ça et se montrer bien plus intelligent que les autres. Il va surtout réussir à résoudre le souci de certains en leur donnant une autre vision du monde.
Il aura pour amis Jack qui le fait au début parce qu’on lui a demandé mais il va finir par découvrir qu’il faut aller au-delà des préjugés ainsi que Summer, une jeune fille discrète qui voit la personnalité du garçon. Dans la famille d’Auggie, ses parents font tout pour qu’il s’intègre mais c’est surtout sa mère qui va avoir du mal à couper le cordon.
Sa sœur Via est touchante car elle adore son frère mais elle a la sensation de vivre parfois dans son ombre et que personne ne s’intéresse vraiment à elle. La meilleure amie de Via aura droit à sa souffrance personnelle et l’éloignement qu’elle s’est créée va la peser. On salue l’ensemble du casting qui est parfait. On n’oublie pas non plus le principal harceleur stupide et méchant.
La structure du film ne mise pas sur le pur linéaire et opte pour le chapitrage. On voit le film à travers quatre points de vue : Auggie, Via, Jack et Miranda. Si l’idée est bonne, elle est parfois un peu plus confuse car au lieu de s’attarder vraiment sur le personnage en question, on va parfois s’égarer sur les trois autres pour se raccrocher à la locomotive. Le métrage défile aisément car il dispose d’un rythme parfait pour qu’on reste accroché sans aller dans l’excès du mélodrame ou du trop guimauve. La bande originale se veut savoureuse avec une bonne utilisation de chansons.
Wonder est un merveilleux film sur le regard des autres envers la différence et les obstacles à surmonter.







