A real pain.
Réalisation : Jesse Eisenberg.
Scénario : Jesse Eisenberg.
Production : Jennifer Semler, Ewa Puszczynska, Emma Stone, Dave McCary et Ali Herting.
Musique : Inconnu.
Société de production : Topic Studios, Extreme Emotions et Fruit Tree.
Distributeur : Searchlight Pictures.
Date de sortie USA : 1er novembre 2024.
Date de sortie française : 26 février 2025.
Titre original : A real pain.
Durée : 1h30.
Budget : 3 millions de dollars.
Box-office mondial : 24,9 millions de dollars.
Box-office USA : 8,3 millions de dollars.
Entrées françaises : 203 533 entrées.
Résumé.
Après le décès de leur grand-mère, David et Benji, deux cousins aux caractères opposés, font un voyage en Pologne pour découvrir leurs origines en compagnie d’un groupe de touristes.
Casting.
David Kaplan : Jesse Eisenberg (VF : Donald Reignoux).
Benji Kaplan : Kieran Culkin (VF : Alexis Tomassian).
Marcia : Jennifer Grey (VF : Annie Le Youdec).
James : Will Sharpe (VF : Adrien Larmande).
Priya : Ellora Torchia (VF : Inconnue).
Diane : Liza Sadovy (VF : Anne Deleuze).
Eloge : Kurt Egyiawan (VF : Grégory Lerigab).
Mark : Daniel Oreskes (VF : Jean Barney).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet commence en 2022.
Le tournage s’est déroulé de mai à juin 2023 en Pologne.
Notre critique de A real pain.
Un sujet qui semble assez classique donc un film qui va devoir se surpasser pour sortir du lot.
Le concept de base est plutôt bon pour ce périple touristique qui se veut aussi très spirituel. Tout démarre bien même si un peu poussif mais on se dit que c’est pour mieux nous plonger dans l’émotion par la suite. Malheureusement, on a beau attendre, il ne se passe pas grand chose dans cette histoire. Il y a un sentiment de faire du surplace, de ne jamais approfondir les thèmes abordés comme l’héritage, les traumatismes, les drames familiaux…
Beaucoup de potentiel qui avait de quoi marquer les esprits mais qui passe à la trappe. Il n’y a pas non plus un caractère évolutif dans l’intrigue où le moindre mystère qui permettrait d’explorer le passé et de nous toucher plus fortement. On pensait aussi avoir différents points de vue avec les membres du groupe mais il n’y a pas vraiment de confrontations d’idées ou de partage.
L’autre souci qui se rajoute à ça est un manque de développement des personnages à l’exception des deux cousins. David est peu sûr de lui, a une famille, avance dans la vie et veut en savoir plus sur le passé de sa grand-mère. Il dévie peu de sa route et reste assez discret et attachant. Benji est au contraire plus ouvert, plus démonstratif et aussi plus déprimé. Il semble s’en moquer de l’avis des autres, s’impose souvent bruyamment.
Cette façade cache en réalité une souffrance personnelle mais qui n’est pas assez mise en avant pour mieux cerner le personnage et compatir à sa douleur. Le guide du groupe est sympathique, très passionné par ce qu’il fait et est quelqu’un qu’on a envie d’écouter. Quant aux autres membres de la troupe, ils n’ont au final aucune utilité alors que chacun a pourtant un vécu.
Un road trip, en général la réalisation est assez prenante, que ce soit aussi bien par le dynamisme ou bien par la contemplation du trajet. Ici, on n’a ni l’un ni l’autre. Non pas que la mise en scène soit mauvaise mais elle est trop basique. Il n’y a rien qui va le démarquer des autres productions du genre. Même la séquence de la visite du camp de concentration, censée être un tournant majeur, est très vite expédiée et presque bâclée. Pour les oreilles, l’utilisation des musiques de Chopin est bien intégrée car il est polonais mais le film aurait mérité plus encore.
A real pain avait une idée en or mais au final on se trouve plus avec du plomb. Un film vite oubliable malheureusement.







