Adam.

Réalisation : Max Mayer.
Scénario : Max Mayer.
Production : Miranda De Pencier, Leslie Urdang et Dean Vanech.
Musique : Christopher Lennertz.
Société de production : Olympus Pictures, Deer Path Productions, Northwood Productions, Serenade Films et Vox3 Films.
Distributeur : Fox Searchglight Pictures.
Date de sortie USA : 29 juillet 2009.
Date de sortie française : 6 janvier 2010.
Titre original : Adam.
Durée : 1h35.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : 3 millions de dollars.
Box-office USA : 2,3 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 713 entrées.
Résumé.
Après le décès de son père, Adam, atteint du syndrome d’Asperger, voit sa vie bouleversée. Il rencontre Beth, sa nouvelle voisine, qui va l’aider à aller de l’avant.
Casting.
Adam Raki : Hugh Dancy (VF : Alexandre Gillet).
Elizabeth « Beth » Buchwald : Rose Byrne (VF : Chantal Macé).
Marty Buchwald : Peter Gallagher (VF : Guillaume Orsat).
Rebecca Buchwald : Amy Irving (VF : Laurence Charpentier).
Harlan Keyes : Frankie Faison (VF : Saïd Amadis).
Sam Klieber : Mark Linn-Baker (VF : Hervé Jolly).
M. Wardlow : Adam LeFevre (VF : Philippe Catoire).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Max Mayer a eu l’idée du film lorsqu’il a entendu un homme atteint du syndrome d’Asperger (une forme d’autisme) interviewé à la radio et de la vision qu’il avait du monde.

Hugh Dancy a passé du temps avec des autistes afin de comprendre comment il perçoive le monde et réagisse aux choses.
Le tournage s’est déroulé de novembre à décembre 2007 à New York et dans l’Oregon.
Notre critique de Adam.
Un film prometteur sur les émotions en espérant que le scénario tienne la route.


Bien que l’histoire ne soit pas merveilleuse et percutante, il faut reconnaître qu’il y a quelque chose de beau dedans. Déjà, car on y voit comment un autiste réagit face à différentes situations, dont le contact social. Après avoir perdu tous ses repères avec le décès de son père, il va se renfermer avant de trouver comment s’ouvrir à nouveau. Il va trouver des sentiments amoureux (une romance très bien construite), devoir se surpasser pour trouver un travail (devant supporter le regard des recruteurs) et reconstruire sa vie. Le scénario est ainsi touchant et évolutif. On ne tombe pas dans le mélodrame de l’excès. C’est une des forces de l’histoire, c’est que tout est bien dosé. Cependant, on aurait aimé des scènes plus fortes encore car il y avait là du potentiel pour marquer les esprits.
Le duo principal est servi par un bon casting. Hugh Dancy est impeccable. On voit aussi bien sa solitude qui le pèse mais aussi le fait de souffrir de sa condition. Il vit mal certaines situations mais a du mal à communiquer sur ce qu’il ressent. Le seul bémol au rôle est la scène où il s’énerve, manquant de conviction et dénaturant l’esprit espéré. En face, Rose Byrne est parfaite. Elle est vraiment la grande qualité du long-métrage. En plus de devoir vivre avec Adam, elle doit aussi gérer les soucis familiaux qui compliquent sa vie. Chacun des deux protagonistes va donc devoir apprendre à surmonter tout ça et ils vont s’appuyer l’un sur l’autre. Mais c’est une relation qui a ses hauts et ses bas où la colère et les remords n’arrangent rien.


Rien à dire de particulier sur la mise en scène. Très simple, sans recherche d’une esthétique particulière, il y a une certaine qualité pour en faire quelque chose de propre. Là encore, cela aurait été bien d’oser quelque chose pour se démarquer du lot. En revanche, on salue la très grande qualité de la bande originale. Déjà par le choix des chansons qui sont bien trouvées, mais surtout par les mélodies magnifiques à entendre qui apportent beaucoup plus d’émotions pour mieux s’immerger dans ce cadre à la fois dramatique et porteur d’espoir.
Adam est un très beau film qui manque de peu la perfection.

