Anora.
Réalisation : Sean Baker.
Scénario : Sean Baker.
Production : Sean Baker, Alex Coco et Samantha Quan.
Musique : Matthew Hearon-Smith.
Société de production : Cre Film et FilmNation Entertainment.
Distributeur : Neon.
Première mondiale : 21 mai 2024 (Cannes).
Date de sortie USA : 18 octobre 2024.
Date de sortie française : 30 octobre 2024.
Titre original : Anora.
Durée : 2h19.
Budget : 6 millions de dollars.
Box-office mondial : 47,4 millions de dollars.
Box-office USA : 19,1 millions de dollars.
Entrées françaises : 615 646 entrées.
Résumé.
Anora est strip-teaseuse. En rencontrant son riche client russe Ivan, elle décide se marier avec. Les parents d’Ivan ne sont pas de cet avis et comptent bien faire annuler le mariage.
Casting.
Anora « Ani » Mikheeva : Mikey Madison (VF : Juliette Allain).
Ivan « Vanya » Zakharov : Mark Eidelstein (VF : Vladislav Botnaru).
Toros : Karren Karagulian (VF : Serge Avédikian).
Igor : Iouri Borissov (VF : Yuriy Zavalnyouk).
Garnyck : Vache Tovmassian (VF : Hovnatan Avédikian).
Crystal : Ivy Wolk (VF : Louise Orry-Diquéro).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé à New York et au Nevada.
Notre critique de Anora.
Un sujet qui semble très classique mais qui pourrait essayer de sortir du lot.
Pour sortir du lot, il faudrait pour cela avoir un scénario très développé mais malheureusement… on en est là, on ne va pas se mentir. Durant déjà un bon tiers de l’histoire, on alterne juste entre scènes de sexe, scènes de danse, blabla et ainsi de suite. Rien n’avance, on fait du surplace et là on se disait qu’on découvrirait les coulisses du métier de strip-teaseuse, ou même d’escort girl, avec une réflexion sur les faux semblants et l’appât du gain, il n’en est rien.
Puis durant une bonne partie, le scénario se contente de faire une traque sans intérêt, avec aucune péripétie, aucun obstacle, aucun enjeux… et on tourne en rond dans toute la ville. C’est un film sans émotions, sans profondeur, sans évolution, sans rebondissement… On ne dira pas que c’est ennuyant mais on y reviendra. Quant au dernier tiers, qui devait apporter un dénouement, rien ne va surprendre.
On est également trop dans la caricature avec les personnages. Anora avait un début prometteur. Strip-teaseuse, elle joue sur la séduction et le désir pour amadouer le client, se faire de l’argent… puis elle va ensuite être attiré par le compte en banque de son client au point d’accepter tout et n’importe quoi. Néanmoins, on aurait aimé savoir si c’était vraiment par vénalité ou bien un réel amour tant ses agissements sont flous par moment. Elle est aussi trop rebelle, trop sûre d’elle, elle se fait agresser et elle joue encore à la « grande gueule » face à des gorilles russes. Elle en est même insupportable et rien n’est crédible. En revanche, belle prestation de l’actrice.
Quant à Ivan, c’est juste le fils à papa qui vit dans le luxe, la drogue, les billets et la fête. Il n’a aucune autre personnalité. Lui aussi on doute de ses véritables sentiments envers Anora, profitant plus d’elle pour son corps. Et pour cause, l’un comme l’autre, aucun ne se connait vraiment. Ils sont juste attirés par l’apparence de l’autre. Côté russe, Toros est celui qui veut tout arranger, faire annuler le mariage et il semble avoir un bon bond car il répare apparemment souvent les erreurs d’Ivan, faisant office de père de substitution, mais ses méthodes restent discutables.
Revenons donc sur ce faux sentiment d’ennui. En effet, même si l’histoire n’a pas grand chose à raconter, le rythme est soutenu mais tire trop en longueur sur certaines scènes qu’on a l’impression qu’elles sont là pour remplir. Le vrai souci est pour les oreilles. Quelques séquences sont extrêmement bruyantes avec des dialogues inaudibles où tout le monde parle en même temps pendant plusieurs minutes, ça crie… bref, c’est insupportable en plus de ne rien apporter. La réalisation est assez simple, elle fait le travail sans fioriture. On aurait juste apprécié plus de folie dans la mise en scène.
Anora n’a donc rien de bien original à offrir et pouvait tellement mieux faire vu son sujet.







