Belphégor, le fantôme du Louvre.
Réalisation : Jean-Paul Salomé.
Scénario : Jean-Paul Salomé, Danièle Thompson et Jérôme Tonnerre.
Production : Alain Sarde.
Musique : Bruno Coulais.
Société de production : Les Films Alain Sarde, TF1 Films Production, Canal+, Studio Images 7 et Natexis Banques Populaires Images.
Distributeur : Bac Films.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 4 avril 2001.
Titre original : Belphégor, le fantôme du Louvre.
Durée : 1h37.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 2 032 144 entrées.
Résumé.
En 2000, une momie arrive au Louvre et son esprit se met à hanter le musée à la recherche de quelqu’un à posséder. Lisa en devient victime et Martin va chercher à l’aider.
Castinge.
Lisa / Belphégor : Sophie Marceau.
Martin : Frédéric Diefenthal.
Louis Verlac : Michel Serrault.
Glenda Spender : Julie Christie.
Simonnet : Lionel Abelanski.
Bertrand Faussier : Jean-François Balmer.
Suzanne Dupré : Francoise Lépine.
Mangin : François Levantal.
Félix : Jacques Martial.
Bob : Philippe Maymat.
Geneviève « Mamie » : Patachou.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Belphégor, le fantôme du Louvre est l’adaptation libre du roman Belphégor d’Arthur Bernède publié en 1927.
Le projet débute en 2000.
Le tournage s’est déroulé en France.
Notre critique de Belphégor, le fantôme du Louvre.
Un film fantastique dans le musée le plus célèbre du monde sur fond d’égyptologie, tous les ingrédients sont là pour une bonne histoire.
C’est bien là que se trouve le souci : le scénario est vraiment mauvais. Le concept de base n’a rien de bien novateur avec l’esprit de la momie qui hante et qui fait des meurtres. Cela aurait pu pourtant être un bon potentiel en mêlant ça au Musée du Louvre et tout cet aspect mystique. L’enquête n’est pas des plus palpitantes et vire parfois même un peu trop au ridicule. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas une certaine ambiance qui mise sur les codes de l’épouvante mais tout reste bien léger.
Léger, c’est bien là l’autre gros problème. On est presque parfois dans de la comédie avec des réactions grotesques, des situations loufoques et rien qui ne marquent vraiment les esprits. Plus l’intrigue évolue et plus on a cette sensation de s’enfoncer dans le n’importe quoi sans âme. Même la romance en parallèle du fil conducteur manque de crédibilité. Constat identique avec cette possession qui n’a rien de cohérent. C’est dommage de se dire que plus de sérieux aurait été bien plus efficace.
Lisa va être la fameuse victime. Son personnage n’a rien d’attachant et Sophie Marceau semble avoir du mal à proposer quelque chose de probant. Il faut dire que son rôle est mal écrit. Débutant comme quelqu’un de marquée par la mort de sa grand-mère, elle se lance dans une intrigue amoureuse qui n’apporte finalement rien au film. Puis le fait qu’elle soit possédée va lui donner des pouvoirs supplémentaires où elle devient Belphégor la nuit pour chercher le chemin vers un autre monde. On ne ressent pas non plus d’inquiétude alors que son alter ego malfaisant aurait pu être plus dangereux que ça.
Martin n’est pas non plus mieux mais il est déjà un peu plus convaincant. Tombant amoureuse de sa cliente, il va vouloir l’aider en voyant que quelque chose ne va pas en Lisa. Son comportement est logique mais il n’évolue guère. Quant aux autres rôles secondaires, entre l’inspecteur à la retraite bougon qui vient de nulle part, l’égyptologue experte qui se veut joviale et passionnée, le gardien un peu fou limite obsédé par sa passion pour l’antiquité, un directeur dans le déni… on passe vraiment de tout à rien.
Le Louvre, musée prestigieux et en plus dans un tournage majoritairement de nuit, il y a de quoi faire rêver. Il est en effet plaisant de découvrir cet édifice sous un autre jour (ou nuit en l’occurrence) dans un univers fantastique. Tout concorde mais curieusement, le musée n’est pas si mis en valeur que ça. Déception de ce point de vue là et déception aussi sur la réalisation. Elle tente quelque chose mais sans grande conviction, sans audace.
Que dire aussi des effets visuels… Ils sont déjà trop nombreux surtout vu leur utilité mais ils oscillent entre corrects et moches. Comme si c’était une façon de jouer avec de nouveaux outils. Enfin, la bande originale est plutôt bonne et correspond bien à ce qu’on avait besoin d’entendre.
Belphégor, le fantôme du Louvre est une amère déception de voir un tel potentiel gâché.







