Blanche-Neige (film – 2025).
Réalisation : Mark Webb.
Scénario : Erin Cressida Wilson et Greta Gerwig.
Production : Marc Platt.
Musique : Benj Pasek et Justin Paul.
Société de production : Walt Disney Pictures.
Distributeur : Walt Disney Pictures.
Date de sortie USA : 21 mars 2025.
Date de sortie française : 19 mars 2025.
Titre original : Snow white.
Durée : 1h50.
Budget : 240 millions de dollars.
Box-office mondial : 205,7 millions de dollars.
Box-office USA : 87,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 197 510 entrées.
Résumé.
Blanche-Neige échappe de se faire tuer sur ordre de la Reine. Elle se réfugie dans une chaumière où se trouvent sept nains qui vont vouloir la protéger.
Casting.
Blanche-Neige : Rachel Zegler (VF : Emmylou Homs).
La Méchante Reine : Gal Gadot (VF : Ingrid Donnadieu et Victoria Sio (chant)).
Jonathan : Andrew Burnap (VF : Martin Faliu).
Prof : Jeremy Swift (VF : Michel Lerousseau).
Grincheux : Martin Klebba (VF : Pascal Casanova).
Joyeux : George Salazar (VF : Pascal Nowak).
Dormeur : Andy Grotelueschen (VF : Arnaud Léonard).
Timide : Tituss Burgess (VF : Christophe Lemoine).
Atchoum : Jason Kravits (VF : Michel Lerousseau).
Simplet : Andrew Barth Feldman (VF : Damien Witecka).
Mirroir magique : Patrick Page (VF : Serge Biavan).
Le Roi : Hadley Fraser (VF : Dan Menasche).
La Reine : Lorena Andrea (VF : Léovanie Raud).
Le chasseur : Ansu Kabia (VF : Vincent Touré).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Blanche-Neige est l’adaptation live du classique d’animation du même nom. Le projet est annoncé en octobre 2016.
Le film devait sortir initialement le 22 mars 2024.
Notre critique de Blanche-Neige (film – 2025).
Encore un remake de Disney, un tournage parsemé de polémiques et devoir rendre hommage à un classique du cinéma, les attentes ne sont pas très élevées.
La scène d’ouverture plante le décor en donnant une nouvelle version de la dénomination de l’héroïne. Ainsi, on comprend que ce ne sera pas le simple copier/coller du classique d’animation mais bien une réadaptation. On le reconnait, le rendu est finalement plus convaincant qu’il n’y parait. On retrouve ainsi l’intrigue globale connue mais avec son lot de nouveautés qui va permettre d’étoffer l’histoire. Les rajouts sont donc intéressants même si on s’en doutait un peu, c’est bien pour modernisé l’histoire.
De ce fait, pas de « Princesse » femme au foyer un peu « nunuche » et bien plus de discours sur la liberté d’un peuple, l’oppression des dirigeants, la rébellion… Puis bien sûr, on va retrouver l’intrigue amoureuse totalement remaniée mais pas pour autant plus crédible, tant la construction est courte et brutale. Ne vous inquiétez pas car on va bien retrouver les scènes cultes du film mais avec une nouvelle approche. L’histoire est donc réussie.
Blanche-Neige, on le disait, a des origines plus développés grâce à la première partie du métrage. Devenue adulte, elle se veut plus combattive, moins « princesse », tout en étant à l’écoute des autres, le cœur sur la main, attentionnée… On est donc dans un équilibre entre nostalgie de l’héroïnes si célèbre mais aussi une figure féminine plus contemporaine. La Reine se veut tout aussi machiavélique dans cette version, montrant bien sa domination, son égoïsme et ce besoin narcissique obsessionnelle. Dommage de ne pas avoir donné une plus-value au personnage pour marquer le coup. Mais Gal Gadot comme Rachel Zegler en Blanche-Neige proposent de belles performances.
Quant aux nains, cela va être à double tranchant. On les reconnait aisément et chacun a bien la personnalité de son prénom mais les voilà doté d’un pouvoir magique en plus qui n’a au final pas grand intérêt. Enfin, le prince charmant est aux abonnés absents. Afin de ne pas être trop dans la caricature de l’époque, voilà maintenant Jonathan qui est un bandit voulant redonner le pouvoir au peuple. On reste dans une caricature mais d’un autre genre.
Ce qui reste plaisant est de retrouver un univers enchanté. Beaucoup de couleurs, des décors dignes de cartes postales, ambiance fantastique à souhait, on est pleinement dans le registre qui a rendu Disney célèbre. La réalisation est ainsi plutôt bonne et offre à certaines scènes beaucoup de poésie. Pourtant, tout n’est pas tout rose dans le film, et on pourrait même dire que c’est plutôt tout vert. Vert comme les fonds, à savoir des incrustations numériques qui manquent clairement de raccords probants.
On sent effectivement le tournage en studio à plusieurs reprises. Ce qui est étrange car les nains sont ici en image de synthèses et le résultat est bien moins choquant qu’on ne le pensait. Enfin, c’est une comédie musicale et on retrouve ainsi les chansons les plus connues du film, avec une petite touche remixée. Mais ce n’est pas tout, le métrage propose également de nombreuses nouvelles chansons qui sont dignes de ce qu’on peut entendre à Broadway.
Blanche-Neige est un remake bien plus satisfaisant que prévu, proposant une réadaptation unifiant à la fois la nostalgie à la modernité. Une bonne surprise.







