Collatéral.
Réalisation : Michael Mann.
Scénario : Stuart Beattie, Frank Darabont et Michael Mann.
Production : Michael Mann et Julie Richardson.
Musique : James Newton Howard.
Société de production : Paramount Pictures, DreamWorks Pictures, Parkes/MacDonald Image Nation et Edge City.
Distributeur : Paramount Pictures.
Date de sortie USA : 6 août 2004.
Date de sortie française : 29 septembre 2004.
Titre original : Collateral.
Durée : 2h00.
Budget : 65 millions de dollars.
Box-office mondial : 220,2 millions de dollars.
Box-office USA : 101 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 451 877 entrées.
Résumé.
Max est chauffeur de taxi. Le temps d’une nuit, il va avoir pour client un tueur à gages qui doit abattre plusieurs personnes alors que la police le traque.
Achats.

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Casting de Collatéral.
Vincent : Tom Cruise (VF : Bruno Choël).
Max Durocher : Jamie Foxx (VF : Gilles Morvan).
Annie Farrell : Jada Pinkett Smith (VF : Géraldine Asselin).
Ray Fanning : Mark Ruffalo (VF : Cédric Dumond).
Richard Weidner : Peter Berg (VF : Vincent Ropion).
Frank Pedrosa : Bruce McGill (VF : Marc Alfos).
Ida Durocher : Irma P. Hall (VF : Inconnue).
Sylvester Clark : Angelo Tiffe (VF : Hervé Jolly).
Daniel Baker : Barry Shabaka Henley (VF : Pascal Renwick).
Felix Reyes-Torrena : Javier Bardem (VF : Julien Kramer).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Spike Lee, Martin Scorsese et Steven Spielberg ont été approchés pour le poste de réalisateur.
Le scénariste a eu l’idée du film à l’âge de 17 ans en prenant un taxi.
Russell Crowe et Edward Norton ont été envisagés pour le rôle de Vincent ; Robert De Niro et Adam Sandler pour celui de Max Durocher ; Val Kilmer pour celui de Ray Fanning.
Tom Cruise a suivi une formation de trois mois au maniement des armes.
Le tournage s’est déroulé en Californie.
Notre critique de Collatéral.
Un assassin dans un taxi, un concept original qui peut amener plein de bonnes idées.
On pourrait regretter un scénario se veut trop cyclique sans grandes nouveautés à chaque fois. On passe d’un acte de meurtre à un autre, entrecoupé par des trajets en taxi qui servent de conversations. Si on commence par les assassinats, il n’y a pas grand chose à retenir et même les raisons sont peu captivantes. On aurait pu se dire que la traque des policiers donnent de la tension mais là encore, c’est plutôt faiblard.
Reste alors le taxi. Le fait qu’un tueur se confie à un chauffeur pouvait apporter de profondes réflexions sur le sens de la vie. De ce côté là, on sent que les scénaristes ont voulu creuser le sujet mais ce n’est pas assez. Que ce soit sur l’intérêt de tuer, de survivre, d’avoir peur de la mort, d’oser, des projets de vie différents… on a de tout mais rien qui nous fera sortir du film avoir des débats enflammés.
C’est donc sur les deux protagonistes qu’on mise beaucoup. Max est chauffeur de taxi, bien rangé, droit dans ses bottes, des projets plein la tête, un idéal de vie… le bon gars en somme. Il se trouve embarqué dans une aventure qui le dépasse et qui vont mettre ses nerfs à vif. De simple conducteur, il va devoir prendre part à cette folie meurtrière malgré lui.
Dommage que ses actes deviennent incohérents sur la fin. Quant à Vincent, c’est l’image de l’assassin qu’on peut se faire. Froid, distant, professionnel, sans pitié ni état d’âmes, expert au combat… Mais justement, ça reste du déjà-vu surtout qu’il se met souvent en danger bêtement alors pour quelqu’un qui veut se la jouer discret, ça surprend.
On a droit à une réalisation efficace mais rien qui va être exceptionnel. Déjà car la tension n’est pas si présente alors que l’étau se resserre de toute part. Si le rythme est bon, le fait que l’intrigue se déroule le temps d’une unique nuit ne sert pas suffisamment dans la mise en scène. On ne voit pas vraiment le temps qui passe comme un compte à rebours qui aurait ajouté davantage de dynamisme.
Les quelques scènes d’action ne sont pas suffisamment marquantes non plus. Reste alors le huis clos dans le taxi et c’est plus là que ça arrive à se ressentir, cet espace exigüe qui est un peu le centre de tout. Enfin, la bande originale reste dans une zone de confort et ne contribue pas suffisamment au métrage.
Collatéral avait une excellente idée mais reste trop simple aussi bien sur le fond que sur la forme.







