King Kong (2005).
Réalisation : Peter Jackson.
Scénario : Peter Jackson, Fran Walsh et Philippa Boyens.
Production : Peter Jackson, Fran Walsh, Jan Blenkin et Carolynne Cunningham.
Musique : James Newton Howard.
Société de production : Universal Pictures, WingNut Films, Big Primate Pictures et MFPV Film.
Distributeur : Universal Pictures.
Première mondiale : 5 décembre 2005 (New York).
Date de sortie USA : 14 décembre 2005.
Date de sortie française : 14 décembre 2005.
Titre original : King Kong.
Durée : 3h07 (version longue : 3h20).
Budget : 207 millions de dollars.
Box-office mondial : 557 millions de dollars.
Box-office USA : 218 millions de dollars.
Entrées françaises : 3 592 872 entrées.
Résumé.
En 1933, Carl Denham engage l’actrice Ann Darrow pour son prochain film à Skull Island, une île inexplorée. Sur place, parmi de nombreuses créatures d’un autre temps, se dresse Kong, un gorille géant qui va enlever l’actrice.
Achats.

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Casting.
Ann Darrow : Naomi Watts (VF : Hélène Bizot).
Carl Denham : Jack Black (VF : Philippe Bozo).
Jack Driscoll : Adrien Brody (VF : Adrien Antoine).
Englehorn : Thomas Kretschmann (VF : Julien Kramer).
Preston : Colin Hanks (VF : Emmanuel Garijo).
Lumpy / Kong : Andy Serkis (VF : Patrick Béthune).
Monsieur Hayes : Evan Parke (VF : Lucien Jean-Baptiste).
Jimmy : Jamie Bell (VF : Alexis Tomassian).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
King Kong (2005) est le remake du film King Kong de 1933.
Le rugissement de King Kong est en réalité celui d’un lion joué à l’envers au ralenti.
Andy Serkis s’est rendu au Rwanda pour étudier le comportement et la gestuelle des gorilles.
Howard Shore avait composé une grande partie de la bande originale du film mais suite à une divergence artistique avec Peter Jackson, il fut remplacé par James Newton Howard qui a du composé la musique en moins de deux mois.
Jack Black porte une perruque pour incarner son personnage.
À la toute fin du générique de fin, on peut retrouver un hommage aux « explorateurs originaux de l’Île du Crâne» avec les nom des acteurs et actrices du film de 1933.
Le tournage s’est déroulé du 6 mai au 21 novembre 2004 en Nouvelle-Zélande.
Notre critique de King Kong (2005).
Créature légendaire du cinéma, le remettre au goût du jour a un bon potentiel.
On est clairement dans un scénario en trois actes bien différents et pas toujours si qualitatif que ça. Le premier se déroule à New York et durant le trajet en bateau. C’est assez bon car ça met bien en place les personnages, l’intrigue, la part de mystère et on note au passage un bel hommage au cinéma des années 1930. Cela occupe certes une bonne partie du film mais on est bien captivé car on sait ce qui arrive ensuite.
Vient alors le second acte, très long et… trop long. On se trouve sur l’île et ça va se diviser en deux intrigues en parallèle et pourtant si similaires. L’une se concentre sur Kong et Ann où on voit un lien se créer mais sans être approfondi réellement tout en montrant plein de dangers à combattre. Il y a quelques scènes qui essayent d’être touchantes mais on aurait apprécié en voir davantage. L’autre sur l’équipage qui veut retrouver l’actrice et qui vont devoir affronter de nombreuses créatures meurtrières et il n’y a que ça…
On tourne donc en gros dans cette phase et c’est dommage de ne pas avoir mis plus en avant la culture de la population locale, de chercher des explications à la présence de dinosaures sur l’île, d’en apprendre davantage sur l’exploration, le choc des cultures…
Enfin, le troisième acte de King Kong se déroule à nouveau à New York avec le retour de Kong dans la ville. On voit ainsi comment la curiosité peut être malsaine, comment l’appât du gain prend le dessus sur le respect et aussi comment la peur conduit à chercher à tuer sans se poser de questions.
Ann est une actrice en recherche d’emploi qui part dans une aventure en espérant décrocher le succès (et de quoi manger). Elle est passionnée par son travail et se veut talentueuse. Elle va ensuite devenir la femme qui ne cesse de crier et sans intérêt. Ce n’est que lorsqu’elle tente de communiquer avec Kong qu’on voit la femme intelligente qui surmonte sa peur pour mieux comprendre.
Elle va vraiment tisser un lien avec le gorille car elle a le cœur sur la main et elle voit en lui quelqu’un qui souffre. En effet, Kong est quelqu’un de très fort mais qui est surtout très seul. Toutes les créatures de l’île veulent le tuer et il doit trouver un moyen de survivre. Il voit presque en Ann une figure maternelle, ou un enfant, quelqu’un qu’il doit protéger à tout prix tant il s’est pris d’affection pour elle.
Carl est un réalisateur qui voit toujours tout en grand et qui va dépasser les limites pour obtenir son film. Il est tellement obstiné qu’il se veut aussi manipulateur qu’hypocrite, cherchant l’argent et s’en moquant des victimes au passage. Jack est le scénariste qui se veut le plus humain, le plus humble et qui vit réellement ce qui pourrait être une des histoires qu’il écrit. Il veut aider Ann et il montre son courage à maintes reprises sans être non plus un super héros. On s’attache facilement à lui.
Peter Jackson a su montrer qu’il avait du talent pour le grand spectacle et il se fait à nouveau plaisir ici. Néanmoins, cela va aussi jouer contre lui. Certes, on a un univers très riche, de grands décors, beaucoup d’action mais il y a surtout une surenchère souvent interminable. Certaines séquences sont très longues juste pour en mettre plein la vue mais ça devient vite lassant. Le film souffre ainsi de sa longueur en voulant toujours en faire plus.
Pour l’époque, les effets numériques, extrêmement nombreux, sont très bons même si avec le temps, ça se remarque souvent. En revanche, rien à redire sur Kong qui est criant de réalisme et qui a vraiment une âme. La bande originale fait le travail mais manque de musiques plus mémorables ou même d’un thème iconique.
King Kong (2005) est un grand spectacle avec un personnage culte du cinéma mais qui en fait beaucoup trop pour compenser une histoire manquant de profondeur.







