Conan.
Réalisation : Marcus Nispel.
Scénario : Thomas Dean Donnelly, Joshua Oppenheimer, Sean Hood, Dirk Blackman et Howard McCain.
Production : Boaz Davidson, Joe Gatta, Fredrik Malmberg, John Baldecchi, Danny Lerner, Les Weldon et Henry Winterstern.
Musique : Tyler Bates.
Société de production : Lionsgate, Millennium Films, Emmett/Furla Oasis Films et Conan Properties.
Distributeur : Lionsgate.
Première mondiale : 11 août 2011(Los Angeles)
Date de sortie USA : 19 août 2011.
Date de sortie française : 17 août 2011.
Titre original : Conan the Barbarian.
Durée : 1h53.
Budget : 90 millions de dollars.
Box-office mondial : 63,5 millions de dollars.
Box-office USA : 21,3 millions de dollars.
Entrées françaises : 260 813 entrées.
Résumé.
Après le meurtre de son père, Conan grandit en jurant de se venger. Devenu adulte, il traque Khalar Zym qui veut régner sur le monde.
Achats.

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Casting.
Conan : Jason Momoa (VF : Jérémie Covillault).
Tamara : Rachel Nichols (VF : Aurore Bonjour).
Khalar Zym : Stephen Lang (VF : Jean-Bernard Guillard).
Marique : Rose McGowan (VF : Marie-Laure Dougnac).
Ela-Shan : Saïd Taghmaoui (VF : Inconnue).
Corin : Ron Perlman (VF : Marc Alfos).
Conan (enfant) : Leo Howard (VF : Inconnue).
Lucius : Steven O’Donnell (VF : Denis Boileau).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Conan est l’adaptation des récits du même nom de Robert E. Howard débutés en 1932.
Les Wachowski, Brett Ratner et Robert Rodriguez ont été approchés pour le poste de réalisateur.
Jason Momoa s’est entraîné aux arts martiaux pour son rôle.
Le tournage s’est déroulé du 15 mars au 10 juin 2010 en Bulgarie.
Notre critique de Conan.
L’éternelle histoire de vengeance dans un univers de fantasy, rien de bien original.
L’avantage de cette adaptation est que ce n’est pas un remake des films des années 1980. De ce fait, on évite ainsi la comparaison pour apprécier l’histoire pour ce qu’elle est. Le minimalisme est de rigueur car d’un côté c’est juste de la vengeance à coup de bastons et de massacres en tout genre, de l’autre une histoire de domination et de pouvoir bien classique. Puis bien entendu, on glisse au passage une histoire de romance prévisible.
Néanmoins, on n’est loin du navet qu’on pouvait craindre. Si tout ne brille pas par son intelligence à cause de dialogues caricaturaux, on reconnait que le divertissement fonctionne correctement et qu’on n’échappe à l’humour ou à trop de modernité. L’univers est d’ailleurs développé juste ce qu’il faut même si on aurait apprécié en découvrir encore davantage tant une mythologie semble présente.
Avec Jason Momoa dans le rôle titre, il a le physique de l’emploi pourrait-on dire. S’il ne livre pas une prestation catastrophique, son personnage n’a pas vraiment de profondeur. C’est un tueur né, sans foi ni loi, qui n’a peur de rien et qui massacre tout ce qui bouge pour parvenir à son objectif. C’est donc une force brute. On apprécie tout de même le développement sur son enfance en début de film.
Durant sa quête, il devra protéger Tamara. Elle est la dernière d’une longue lignée au sang pur qui pourrait faire revenir le Mal si elle tombe entre de mauvaises mains. Elle n’est pas le cliché de la femme en détresse mais elle n’a pas vraiment de personnalité mémorable. En face, le grand vilain a tout du cliché ambulant : conquérant, dominateur, violent, qui ne rêve que de pouvoir. Rien de bien menaçant tant c’est du déjà-vu. Sa fille aux pouvoirs magiques l’est presque un peu plus.
Avec un film d’heroic-fantasy, on cherche à en avoir plein les yeux. On confesse que ce n’est pas si mauvais. On a vraiment la sensation d’être dans un autre monde avec une bonne utilisation des paysages (même si on n’aurait pas refusé d’en voir plus), un bestiaire varié, des costumes plutôt bien travaillés… La réalisation fait le job sans chercher à trop en faire dans la surenchère. Certes, il ne faut pas s’attendre à quelque chose de très artistique.
Le film dispose aussi d’une violence graphique et bien sanglante. Ce n’était pas d’une grande nécessité mais c’est pour refléter la dureté de l’histoire. Les quelques effets numériques ne sont pas mauvais. Enfin, on regrette une bande originale pas si épique que ça et qui souffre de l’absence d’un thème iconique.
Conan est un divertissement de fantasy brutal assez correct mais qui ne laissera pas un souvenir impérissable.







