Conjuring : les dossiers Warren.
Réalisation : James Wan.
Scénario : Chad Hayes et Carey W. Hayes.
Production : Rob Cowan, Tony DeRosa-Grund et Peter Safran.
Musique : Joseph Bishara.
Société de production : New Line Cinema, The Safran Company et Evergreen Media Group.
Distributeur : New Line Cinema.
Date de sortie USA : 19 juillet 2013.
Date de sortie française : 21 août 2013.
Titre original : The Conjuring.
Durée : 1h55.
Budget : 20 millions de dollars.
Box-office mondial : 320,4 millions de dollars.
Box-office USA : 137,4 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 163 218 entrées.
Résumé.
Dans les années 1970, Lorraine et Ed Warren sont démonologues. Ils vont aider la famille Perron à comprendre l’origine des phénomènes étranges dans leur maison.
Achats.

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Casting de Conjuring : les dossiers Warren.
Lorraine Warren : Vera Farmiga (VF : Ivana Coppola).
Edward « Ed » Warren : Patrick Wilson (VF : Alexis Victor).
Roger Perron : Ron Livingston (VF : Guillaume Lebon).
Carolyn Perron : Lili Taylor (VF : Brigitte Bergès).
Christine Perron : Joey King (VF : Clara Quilichini).
Andrea Perron : Shanley Caswell (VF : Camille Gondard).
Nancy Perron : Hayley McFarland (VF : Camille Timmerman).
Cindy Perron : Mackenzie Foy (VF : Lucie Ruotte).
April Perron : Kyla Deaver (VF : Coralie Thuilier)
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Conjuring : les dossiers Warren est inspiré de faits réels avec Ed et Lorraine Warren durant les années 1970 sur l’affaire de la famille Perron.
Le premier scénario du film a été écrit en 1999.
Le film a eu pour titre provisoire The Warren Files durant sa production.
Les artistes ont conçu un arbre de 15m de haut pour les besoins d’une scène.

Patrick Wilson et Vera Farmiga ont rencontrer la vraie Lorraine Warren avant le tournage.
La vraie famille Perron a rendu visite à l’équipe du film durant le tournage. Andrea Perron, la fille aînée, a également été consultante pour le film.
Alors qu’en général les films sont tournés dans le désordre, celui-ci a été filmé par ordre chronologique.
Le tournage s’est déroulé en Caroline du Nord.
Notre critique de Conjuring : les dossiers Warren.
L’éternel maison hantée avec des spécialistes du paranormal, du déjà-vu…
Mais ce qui n’est pas si recyclage que ça est que cette histoire s’inspire de faits réels et rien que ça, ça change tout. Déjà car ça donne une véracité supplémentaire à l’intrigue et, que l’on croit ou non au paranormal, ça donne du cachet de se dire qu’une famille a vraiment vécu ce qu’on voit ici. Surtout, le scénario est prenant et bien construit. Il est habilement écrit dans le sens qu’on aura plusieurs affaires en une. La principale bien évidemment mais aussi quelques secondaires via des flash-back ou des explications sur d’autres affaires des Warren. L’histoire est crescendo et donne une certaine ambiance oppressante.
Autre atout non négligeable dans Conjuring : les dossiers Warren, on est dans les années 1970. De ce fait, la technologie n’est pas la même et il est intéressant de voir comment à l’époque ils abordaient cette thématique. Enfin, on a aussi envie de savoir l’origine de ces mystères et petit à petit le puzzle se construit. Ce qui n’est pas déplaisant non plus est que pour un film d’épouvante, nous ne sommes pas dans trop de clichés de l’horreur. Enfin, le fait de voir aussi de la vie personnelle des Warren est enrichissante.
Casting parfait pour Conjuring : les dossiers Warren et en particulier celui des jeunes enfants (surtout Joey King). Lorraine Warren est une médium. Si dit comme ça c’est très surnaturelle, c’est bien ficelé ici. Elle n’a pas de visions explicites ou de pouvoir parler avec les fantômes, ce sont plus des sensations, quelques flashs mais surtout elle va aussi ressentir. Cela va la torturer et elle doit vivre avec cette souffrance perpétuelle. Ed est moins développé par rapport à son épouse mais il a un fort charisme et se veut très empathique et à l’écoute des gens.
Tous deux partagent ainsi une vie de couple et de parents (ce qui n’est pas sans reste sur leur fille) mais aussi de l’expérience dans le domaine, étant parfaitement en osmose pour travailler. La famille Perron va donc avoir fort à faire avec les entités démoniaques. Les cinq enfants ne sont pas tous exploités de la même façon (ce qui est dommage) mais on voit bien la souffrance de l’une d’elle qui déchire le cœur de la voir dans cet état. Quant aux parents, le père est dépassé par les événements et veut bien faire là où la mère va être la proie des démons.
Superbe réalisation de la part de James Wan. Il aime utiliser de courts plans séquences ou d’avoir de légers mouvements de caméra, symbolisant presque qu’on soit dans les yeux d’une présence fantomatique. Cela fait son effet. Surtout que le film ne cherche pas à faire sursauter constamment ou à partir dans des surenchères stylistiques. On est dans quelque chose de mieux dosé, plus maîtrisé et qui se veut pesant. Même le dernier acte du métrage arrive à être mesuré pour être suffisamment intense. Le rendu de l’image est aussi intéressant, avec une colorimétrie terne et donnant un caractère ancien (propice aux années 1970).
La bande originale est efficace et même si elle ne propose pas de thèmes mémorables, elle fait le travail correctement. On conclura avec l’utilisation d’effets pratiques nombreux, évitant le plus possible les trucages numériques. Mention spéciale au générique de fin qui va nous présenter les photos d’archives de la véritable affaire.
Conjuring : les dossiers Warren vaut le mérite d’être vu par son atmosphère qui s’en dégage et un fort potentiel d’avoir prit un fait réel.






