Empire of Light.
Réalisation : Sam Mendes.
Scénario : Sam Mendes.
Production : Pippa Harris et Sam Mendes.
Musique : Trent Reznor et Atticus Ross.
Société de production : Neal Street Productions et Searchlight Pictures.
Distributeur : Searchlight Pictures.
Date de sortie USA : 9 décembre 2022.
Date de sortie française : 1er mars 2023.
Titre original : Empire of Light.
Durée : 1h53.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : 11,4 millions de dollars.
Box-office USA : 1,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 292 523 entrées.
Résumé.
Dans les années 1980, sur la côte sud de l’Angleterre, Hilary, chef d’équipe dans un cinéma, tombe amoureuse de Stephen, le nouvel employé. Mais chacun a un but différent.
Casting.
Hilary Small : Olivia Colman (VF : Brigitte Aubry).
Stephen Murray : Micheal Ward (VF : Diouc Koma).
Donald Ellis : Colin Firth (VF : Edgar Givry).
Norman : Toby Jones (VF : Franck Capillery).
Neil : Tom Brooke (VF : Laurent Morteau).
Delia Murray : Tanya Moodie (VF : Inconnue).
Janine : Hannah Onslow (VF : Rebecca Benhamour).
Ruby : Crystal Clarke (VF : Fily Keita).
Rosemary Bates : Monica Dolan (VF : Gaëlle Savary).
Brenda Ellis : Sara Stewart (VF : Anne Rondeleux).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le réalisateur Sam Mendes signe ici son premier scénario.
Le cinéma qui a servi au film est le Dreamland à Margate en Angleterre.
Le tournage s’est déroulé en Angleterre.
Notre critique de Empire of Light.
L’amour du cinéma et l’amour dans un cinéma, une ode en perspective.
Il y a les scénarios qui sont fluides du début à la fin et ceux qui se divisent en acte trop distinct et ce film occupe cette dernière catégorie. La première moitié est touchante, mettant certes en place l’intrigue mais qui donne aussi la part belle à l’amour. D’une part, celui du cinéma où on retrouve les techniques de l’époque, de la projection à l’accueil, donnant un certain charme. On y voit la passion de tous pour ce milieu.
De l’autre, celui entre deux employés dans une relation à risque : elle est blanche, il est noir. Même si la ségrégation n’existe plus, le racisme est toujours présent et l’Angleterre dispose encore de fervents détracteurs. La relation romantique est un peu classique mais elle est émouvante bien que trop rapide à se développer. On est pour le moment emballé.
C’est la seconde moitié qui va en partie décevoir. En effet, suite à une péripétie, on a l’impression que les intrigues deviennent décousues et qu’on ne sait plus ce qu’on doit suivre. L’amour du septième art est toujours présent mais moins accentué tandis que la relation romantique devient plus chaotique. C’est comme si plus rien n’était approfondi malgré certaines dénonciations. Même certaines intrigues secondaires comme celle du directeur passe à la trappe comme si elle n’a en réalité servi à rien. Par chance, on arrive encore à y trouver un certain intérêt car il se dégage une forme de magie générale jusqu’à sa conclusion symbolique et poétique.
Gros point fort sur le casting même si c’est Olivia Colman qui prend tous les feux des projecteurs. Sa prestation est magistrale. Elle incarne une employée qui aime son travail sans pour autant avoir vu de films (paradoxal). Elle tombe amoureuse mais elle cache aussi quelque chose sur son passé. Elle va passer par différents stades, de la joie à la dépression, de la remise en question à la renaissance, elle est attachante.
Mais de ce point de vue là, c’est plus Stephen qui est le plus touchant. Il sait qu’il vit dans un quartier tendu mais il prend à cœur son travail et surtout il va découvrir les coulisses d’un cinéma. Pourtant, il rêve toujours de faire des études et ça va être sa principale motivation. Ils forment un couple avec ses hauts et ses bases mais il y a néanmoins une forte complicité entre eux deux.
Les personnages secondaires sont intéressants à leur façon même si pas tous traité de la même façon. C’est surtout le projectionniste qui va nous faire découvrir un monde à travers les cabines ainsi qu’un des employés qui se veut réservé mais qui va être une forme de confident pour tout le monde.
Sam Mendes à la manœuvre, on sait qu’il sait gérer la caméra et la composition de l’image. C’est effectivement très propre, très maîtrisé et certains plans sont particulièrement beaux mais on s’attendait peut-être à quelque chose d’encore plus poussé dans l’artistique. C’est un film tournant autour d’un cinéma alors il y avait matière à faire pour sublimer le tout. On ne voit pas le temps passer et c’est agréable. La bande originale déçoit un peu par des mélodies trop effacées. Le vrai charme du métrage réside dans le cinéma en lui-même, avec ses vieux projecteurs, sa salle aux sièges anciens… une sorte de nostalgie magique.
Empire of light est un bon film d’amour et de cinéma mais qui pouvait aller encore plus loin pour être parfait.









