F1 – le film.
Réalisation : Joseph Kosinski.
Scénario : Ehren Kruger.
Production : Jerry Bruckheimer, Dede Gardner, Lewis Hamilton, Jeremy Kleiner, Joseph Kosinski, Chad Oman et Brad Pitt.
Musique : Hans Zimmer.
Société de production : Apple Original Films, Warner Bros., Monolith Pictures, Jerry Bruckheimer Films, Plan B Entertainment et Dawn apollo.
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 27 juin 2025.
Date de sortie française : 25 juin 2025.
Titre original : F1 : the movie.
Durée : 2h35.
Budget : 300 millions de dollars.
Box-office mondial : 628 millions de dollars.
Box-office USA : 189,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 3 277 800 entrées.
Résumé de F1 – le film.
Sonny Hayes, ancien pilote de Formule 1, est contacté par Ruben, propriétaire d’une écurie, afin de créer une équipe avec le nouveau pilote : Noah Pearce. Le premier est ancien et rapide, le second est jeune et fougueux.
Casting de F1 – le film.
Sonny Hayes : Brad Pitt (VF : Jean-Pierre Michaël).
Joshua « Noah » Pearce : Damson Idris (VF : Diouc Koma).
Kate McKenna : Kerry Condon (VF : Olivia Luccioni).
Ruben Cervantes : Javier Bardem (VF : Jérémie Covillault).
Peter Banning : Tobias Menzies (VF : Frédéric Popovic).
Kaspar Smolinski : Kim Bodnia (VF : Jochen Hägele).
Chip Hart : Shea Whigham (VF : Inconnue).
Rico Fazio : Joseph Balderrama (VF : Guillaume Bourboulon).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2021 sous le titre de travail Apex.
Le film connait une sortie limitée en salles avant une diffusion sur Apple TV+.
Le tournage s’est déroulé du 5 juillet 2023 au 8 décembre 2024 sur des circuits aux côtés de vrais pilotes lors du Grand Prix de Grande Bretagne. Les acteurs pilotaient des Formule 2 modifiées pour ressembler à des Formule 1 tout en étant équipées pour supporter des caméras.
Notre critique de F1 – le film.
Réalisateur qui a fait ses preuves pour le spectacle, un producteur célèbre pour ses blockbusters, un excellent acteur… sur le papier, tout est parfait.
On a régulièrement des films de sports automobiles au cinéma mais il est rare que la Formule 1 soit autant mis à l’honneur. Le scénario va donc nous plonger dans ce sport d’élites de la vitesse. Si on commence par l’originalité appréciable, le fait qu’on ne va pas se contenter de voir que les pilotes. En effet, les projecteurs vont aussi être focalisés sur l’équipe. Que ce soit les ingénieurs, les mécaniciens, les métiers de l’ombre… Ainsi, si les gens pensaient connaître du sport les pilotes uniquement, ils vont ainsi découvrir tout l’envers du décor avec les essais, les tests, les simulations, les entraînements sportifs… mais aussi la gestion de la presse, les sponsors, l’image…
Concernant l’intrigue en elle-même de F1 – le film, on est dans le regret de dire que c’est un peu du déjà-vu. L’éternel confrontation entre le pilote expérimenté ancien et le jeune pilote fougueux. Forcément, de conflit ils vont progressivement se comprendre et s’équilibrer. Une équipe du fond de la piste qui va remonter et se faire bien voir. Les péripéties sont donc assez classiques tandis qu’il va aussi y avoir une sorte d’intrigue romantique trop prévisible.
Néanmoins, on prend énormément de plaisir car c’est une recette qui fonctionne. Le scénario va apporter un peu son lot d’émotions avec ce qui peut faire peur à un pilote, les regrets du passé, les blessures, les traumatismes ainsi que le poids des responsabilités que toute une équipe compte sur les pilotes pour subsister.
Sonny est donc « l’ancien », le pilote expérimenté mais qui a aussi un grain de folie de prendre des risques payants. De plus, il n’est pas que bon au volant, il a aussi un cerveau. Il est stratège, audacieux, élabore des plans sur le long terme pour son équipe. Alors qu’on le pensait égoïste, il est en fait bien plus ouvert qu’on ne le pense. Ce qui le rend attachant est son passif, ses petites manies de pilote, un brin de mystère qui fascine.
Joshua est le jeune pilote qui en a dans le ventre et qui veut foncer. C’est celui qui va le plus évolué dans le film. Débutant comme prétentieux, adepte de l’image, traquant les sponsors et sa communauté de fans, le tout influencé par son manager qui ne comprend pas vraiment tout, il va grandir au contact de Sonny. Il devient plus humble, plus à l’écoute et un meilleur pilote.
Ruben est le directeur de l’écurie. Il mise tout sur Sonny pour redresser la barre. Ils sont amis de longue date et on sait qu’il y a quelque chose entre eux suite à leur jeunesse. Sa personnalité est bien construite car on voit un homme qui risque de tout perdre mais qui continue de se battre.
Enfin, Kate est la directrice technique. Intelligente, voulant casser les codes, elle va métamorphoser la voiture pour en faire un bolide. Elle vit à fond son travail pour le bien de l’écurie. On aime aussi tous les seconds rôles que ce soit la mécanicienne peu sûre d’elle, le directeur des mécanos qui a la sagesse… bref, chacun a droit à son petit quart d’heure de gloire.
On le disait, le réalisateur nous a ébloui dans les airs avec Top Gun : Maverick, on en attendait donc beaucoup pour revenir sur la terre ferme à bord de voitures à toute vitesse. Là encore, il épate avec F1 – le film. En dehors des courses, tout est assez classique dans la mise en scène mais sur les circuits, c’est la folie et on en prend plein les yeux. Les caméras proposent des angles de vues tellement immersives que ça donne le tournis de voir vraiment la vitesse que subissent les pilotes.
On sent vraiment l’immersion de voir les acteurs rouler au contact de professionnels, loin des fonds verts. Ici, le film ne semble pas montrer de manière apparente des trucages numériques et c’est une bonne chose. Enfin, Hans Zimmer nous offre une bande originale de qualité avec ce qu’il faut d’épique pour les grands moments de courses et qui met beaucoup de tension.
F1 – le film fait chauffer la gomme pour offrir un beau spectacle sur circuit même si le scénario sent le déjà-vu.







