Indigènes.
Réalisation : Rachid Bouchareb.
Scénario : Olivier Lorelle.
Production : Jean Bréhat.
Musique : Armand Amar et Khaled.
Société de production : Tessalit Productions, Kiss Films, France 2 Cinéma, France 3 Cinéma, StudioCanal, Taza Productions, Tassili Films, La Petite Reine, Versus Production et SCOPE Invest.
Distributeur : Mars Distribution.
Première mondiale : 25 mai 2006 (Cannes).
Date de sortie USA : 17 février 2007.
Date de sortie française : 27 septembre 2006.
Titre original : Indigènes.
Titre anglais : Days of glory.
Durée : 2h04.
Budget : 14,4 millions d’euros.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 3 227 502 entrées.
Résumé.
En 1943, Saïd, Abdelkader, Messaoud et Yassir s’engagent dans l’armée française. Partant des colonies, ils arrivent en France et affrontent les horreurs de la guerre sur fond d’injustice.
Achats.

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Casting.
Saïd Otmani : Jamel Debbouze.
Yassir : Samy Naceri.
Abdelkader : Sami Bouajila.
Messaoud Souni : Roschdy Zem.
Roger Martinez : Bernard Blancan.
Colonel : Antoine Chappey.
Larbi : Assaâd Bouab.
Irène : Aurélie Eltvedt.
Durieux : Benoît Giros.
Leroux : Mathieu Simonet.
Marguerite : Mélanie Laurent.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Indigènes prend place durant la Seconde Guerre Mondiale mais sans s’inspirer de faits réels.
Le tournage s’est déroulé au Maroc et en France.
Notre critique de Indigènes.
Il y a tellement de films sur la Seconde Guerre Mondiale qu’on a toujours une sensation de déjà-vu.
Ici, au contraire le scénario va se concentrer sur des pans moins connus de l’Histoire avec les « indigènes ». L’histoire va être de leur point de vue et on découvre ainsi une autre facette de ce conflit d’ampleur et meurtrier. Ainsi, on va suivre leur périple de leurs terres natales jusqu’en France. Batailles, morts, tensions… on retrouve les ingrédients habituels de ce genre de film où la solidarité entre les hommes a une grande place. Mais surtout, le scénario sert aussi à mettre en avant les injustices qu’il y a dans l’armée.
Là où les français ont des avantages, du confort, des permissions… les indigènes sont mis en retrait, peu considérés et presque vu comme de la chaire à canon. Ils sont peu ou pas formés, ne savent pas lire, n’ont droit à aucun avantage pour avoir un peu de confort. Pourtant, ils continuent de se battre par honneur et loyauté. Néanmoins, on regrette que le film n’offre pas quelque chose de plus marquant et surtout de plus émouvant.
On va suivre cinq personnages dans cette guerre. Déjà travers quatre soldats qui sont plutôt bien développés avec une personnalité propre et un peu de passif. On salue déjà la performance de chacun, en particulier de Jamel Debbouze qui est tellement plus efficace dans le drame que dans la comédie.
Même si on n’a pas de quoi vraiment s’attacher à eux, cela va permettre de donner différents points de vue. Le soldat qui se sent toujours rejeté par les siens mais qui veut bien faire, le soldat qui veut retrouver une femme qu’il a rencontré et qui va se battre pour elle, le soldat qui veut protéger son frère lui aussi dans la bataille et le soldat qui va se battre pour ses frères d’arme en luttant contre les injustices.
Enfin, on a aussi l’officier qui les dirige qui va les comprendre mais qui doit aussi obéir aux ordres. Il est à la fois accepté et détesté en fonction de ses décisions.
Très bon point concernant l’immersion. On est clairement plongé dans une autre époque et ça contribue au « charme » du film. La réalisation est plutôt bonne mais on s’attendait quand même à quelque chose de bien plus intense dans les scènes de combat. Elles sont trop courtes et pas assez brutales, ne montrant pas vraiment l’enfer des soldats. On est plus dans quelque chose de posé et de dialogues. La bande originale est aussi trop discrète.
Indigènes montre une injustice profonde durant la guerre avec un autre point de vue. Un film bon mais qui pouvait être davantage marquant.







