Jessie.
Réalisation : Mike Flanagan.
Scénario : Mike Flanagan et Jeff Howard.
Production : Trevor Macy.
Musique : The Newton Brothers.
Société de production : Intrepid Pictures.
Distributeur : Netflix.
Date de sortie USA : 29 septembre 2017.
Date de sortie française : 29 septembre 2017.
Titre original : Gerald’s Game.
Durée : 1h44.
Budget : Inconnu.
Résumé.
Afin de pimenter leur vie, Jessie et Gerald se rendent dans une maison isolée. Elle est menottée au lit pour un jeu sexuel mais Gerald fait une crise cardiaque. Jessie se retrouve seule avec un chien affamé qui rode.
Casting.
Jessie Burlingame : Carla Gugino (VF : Odile Cohen).
Gerald Burlingame : Bruce Greenwood (VF : Bernard Lanneau).
Jessie (enfant) : Chiara Aurelia (VF : Maryne Bertieaux).
Raymond Andrew Joubert : Carel Struycken (VF : Hervé Caffin).
Tom Mahout : Henry Thomas (VF : Olivier Chauvel).
Sally Mahout : Kate Siegel (VF : Christèle Billault).
Maddie : Adalyn Jones (VF : Zoé Bettan).
James : Bryce Harper (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Jessie est l’adaptation du roman du même nom de Stephen King publié en 1992.
Le tournage s’est déroulé du 17 octobre au 13 novembre 2016 en Alabama.
Notre critique de Jessie.
Un jeu sexuel qui tourne mal, cela peut donner une bonne histoire.
Le scénario est vraiment bon car il va offrir deux intrigues qui s’entremêlent. Il y a celle du présent avec un jeu intime qui va devenir une prison de solitude. C’est une lutte pour la survie mais aussi une réflexion sur son mariage, sa vie de couple et les traumatismes. On se demande vraiment comment tout va se finir tant la situation est délicate. Puis il y a l’intrigue du passé, montrant d’autres traumatismes qui sont malsains et qui vont vraiment dérangés. On est donc plus dans un film qui mise sur la psychologie.
Néanmoins, cela ne va pas encore assez loin dans la noirceur et la tension. C’est en effet un peu trop « léger » malgré son sujet. L’horreur n’est donc pas si présente car même la présence du chien ne donne pas assez de menace, même s’il symbolise les hommes pervers et affamés dans tous les sens du terme.
Jessie est une femme qui n’est plus à l’aise dans son mariage mais qui veut donner une chance de relancer son couple. Elle accepte avec réticence le jeu d’être menottée mais elle regrette vite car ça va lui rappeler un traumatisme de son enfance. Lorsque Gerald meurt, elle est seule avec ses pensées, ses ruminations, ses peurs et ses blessures. Son esprit se met à dérailler et elle ne fait que s’enfoncer dans son désespoir. Elle se met également à halluciner en voyant d’un côté le « fantôme » de Gerald qui va être la facette douloureuse tandis qu’elle verra aussi la projection astrale d’elle-même qui est plus la version d’espoir. C’est une lutte intérieure de l’héroïne.
La réalisation est correcte mais pas suffisamment marquante. Le rythme est assez monotone et malgré l’effondrement moral de Jessie et son combat mental, on n’a pas cette sensation d’être pris en étau. On reste la majorité du film dans la chambre mais il n’y a pas vraiment de folie de cadrage pour donner de l’originalité. L’absence aussi de musiques est préjudiciable car elle aurait pu donner une plus forte immersion car l’image ne fait pas tout. Même si sur ce point, la scène la plus « dure » est assez douloureuse à voir mais ça semble presque exagérée pour donner enfin quelque chose de choquant.
Jessie a de bonnes idées dans l’histoire mais aurait pu aller encore plus loin pour vraiment marquer les esprits.







