La conquête.
Réalisation : Xavier Durringer.
Scénario : Patrick Rotman.
Production : Éric Altmayer et Nicolas Altmayer.
Musique : Nicola Piovani.
Société de production : Gaumont, Mandarin Films, Canal+, CinéCinéma, Sofica Manon, Cofimage 22, Cofinova 7 et Uni Étoile 8.
Distributeur : Gaumont.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 18 mai 2011.
Titre original : La conquête.
Durée : 1h50.
Budget : 5 millions d’euros.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 718 641 entrées.
Résumé.
Nicolas Sarkozy vise la Présidence de la République Française. Un long parcours de coups bas et de combats qui va en parallèle impacter son mariage.
Achats.

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Casting.
Nicolas Sarkozy : Denis Podalydès.
Cécilia Sarkozy : Florence Pernel.
Jacques Chirac : Bernard Le Coq.
Dominique de Villepin : Samuel Labarthe.
Claude Guéant : Hippolyte Girardot.
Laurent Solly : Grégory Fitoussi.
Pierre Charon : Dominique Besnehard.
Rachida Dati : Saïda Jawad.
Frédéric Lefebvre : Pierre Cassignard.
Bernadette Chirac : Michèle Moretti.
Bruno Le Maire : Emmanuel Noblet.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
La conquête est un biopic sur l’ascension de Nicolas Sarkozy jusqu’à la Présidence.
François Cluzet a été envisagé pour le rôle de Nicolas Sarkozy.
Le tournage s’est déroulé du 2 août au 2 octobre 2010 en France.
Notre critique de La conquête.
Un biopic sur un Président en exercice, c’est aussi audacieux qu’inquiétant.
En effet, va-t-on y voir un film partisan ou à charge ? C’est là que le scénario réussit le tour de force à aller au-delà. On va suivre deux intrigues en parallèle qui sont au final très liées. Celle bien sûr concernant la vie politique. C’est une quête du pouvoir, un jeu de manipulation, de magouilles, d’utiliser les services de l’État à des fins personnels… mais aussi des trahisons, des alliances, l’image médiatique… Le film montre ainsi les coulisses de la politique et c’est loin d’être glorieux. Le scénario ne va présenter quasi aucune proposition politique, dénonçant en quelque sorte des élus qui veulent juste un poste peu importe les moyens et sans idées notables.
Puis il y a l’intrigue sur la vie privée. Alors que d’un côté le succès pointe le bout de son nez, un couple bat de l’aile. C’est là qu’on voit que tout n’est pas tout rose, que l’ambition personnelle peut aussi avoir des conséquences sur une famille et qu’il faut réussir à équilibrer les deux. Si on aurait apprécié que ce fil conducteur prenne plus de place encore, il a le mérite de montrer une autre facette des hommes politiques en rentrant dans leur intimité. Dans l’ensemble, le scénario mise sur un humour incisif qui montre que la politique est un cirque.
Gros point positif sur l’intégralité du casting qui est remarquable en plus d’offrir une ressemblance troublante avec les vrais politiques. On va s’attarder sur quatre personnages. Bien sûr il y a Nicolas Sarkozy qui va présenter plusieurs facettes. Celle de l’ambitieux, du conquérant qui est prêt à tout pour réussir ses objectifs. Il est combattif, usant de coups tordus mais aussi de coups de poker risqués.
Celle de l’image médiatique. Il a compris comment ça fonctionne pour toucher le public en utilisant aussi bien les médias pour faire passer ses idées mais aussi sa vie privée. Enfin, celle du mari aimant mais qui va surtout être montré comme un homme comme les autres, blessé, désemparé et qui va devoir surmonter cette épreuve.
Il y a bien évidemment Cécilia Sarkozy, une épouse qui donne énormément pour son mari en étant sa conseillère la plus proche mais plus la conquête avance et plus elle en souffre. Il est intéressant de voir ce que peut vivre une femme de politique qui est souvent dans l’ombre mais qui subit aussi une forte pression. Elle ne se sent plus heureuse dans son couple et chercher à partir.
Dans les deux autres protagonistes marquants, Chirac et Villepin. Le premier voit en Sarkozy un Ministre qui prend trop le feu des projecteurs, cherchant à le nuire, là où le second voit en Sarkozy un concurrent. Chacun va vouloir lui mettre des bâtons dans les roues non pas sur le terrain politique mais bien sur le terrain médiatique.
Si la mise en scène reste simple, on apprécie néanmoins une idée bien gérée : la temporalité. La ligne principale et très présente sur les quelques années de la quête du pouvoir et en alternance, la journée du vote du second tour. Il y a ainsi un fort contraste avec le léger d’un côté et le drame de l’autre. C’est une bonne façon de voir le cheminement et la conclusion. On salue également le travail sur les artistes du maquillage, coiffure… qui ont réussi à reproduire avec brio les personnalités politiques, effaçant les acteurs et actrices. On termine avec la bande originale assez fantaisiste qui dénote beaucoup avec ce qu’on pouvait attendre et le rendu surprend mais fonctionne.
La conquête est un biopic prenant, montrant les arcanes perfides du pouvoir, la critique d’une politique proche d’un cirque mais aussi une quête du pouvoir et la perte d’un mariage.







