La légende d’Ochi.

Réalisation : Isaiah Saxon.
Scénario : Isaiah Saxon.
Production : Traci Carlson, Richard Peete, Isaiah Saxon et Jonathan Wang.
Musique : David Longstreth.
Société de production : Neighborhood Watch, A24, AGBO, Access Entertainment, Encyclopedia Pictura, IPR.VC et Year of The Rat.
Distributeur : A24.
Première mondiale : 26 janvier 2025 (Salt Lake City).
Date de sortie USA : 25 avril 2025.
Date de sortie française : 23 avril 2025.
Titre original : The Legend of Ochi.
Durée : 1h35.
Budget : 10 millions de dollars.
Box-office mondial : 4,9 millions de dollars.
Box-office USA : 2,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 86 375 entrées.
Résumé de La légende d’Ochi.
Dans un lieu reculé, Yuri est élevée dans la crainte des Ochis, des créatures de la forêt qui sortent la nuit. Lorsqu’elle trouve un bébé Ochi, elle va vouloir l’aider en cachant cette rencontre à sa famille.
Casting de La légende d’Ochi.
Yuri : Helena Zengel (VF : Inconnue).
Maxim : Willem Dafoe (VF : Inconnue).
Petro : Finn Wolfhard (VF : Inconnue).
Dasha : Emily Watson (VF : Inconnue).
Ivan : Razvan Stoica (VF : Inconnue).
Oleg : Carol Bors (VF : Inconnue).
Vlad : Andrei Antoniu Anghel (VF : Inconnue).
Gleb : David Andrei Baltatu (VF : Inconnue).
Pavel : Eduard Mihail Oancea (VF : Inconnue).
Tudor : Tomas Otto Ghela (VF : Inconnue).
Ochi : Paul Manalatos (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2021.
Le bébé Ochi est un animatronique manipulée par sept artistes.

Le tournage s’est déroulé du 1er novembre au 15 décembre 2021 en Roumanie.
Notre critique de La légende d’Ochi.
On semble s’orienter vers une aventure dépaysante qui pourrait marquer les esprits.


Envoûtant, onirique, féerique, magique… tant de qualificatifs qui ne colleront absolument pas avec ce film. Certes, il y a la touche fantastique avec les Ochi et cette région du monde qui semble avoir une culture un peu différente sans trop bien la préciser non plus. Sauf que ça s’arrête là. Le scénario ne décolle jamais et n’a rien à offrir. Alors qu’il y avait les thématiques de la fille abandonnée par sa mère et qui communique mal avec son père, du frère adoptif qui est le « fils » tant attendu du père, le respect des traditions, la peur de l’inconnue, les tensions familiales, l’enfermement intérieur, le besoin d’évasion… tout passe à la trappe et est tout juste survolé.
On s’ennuie fermement tout au long du périple qui ne présentera d’ailleurs aucun obstacle. Pire, sa conclusion est d’une telle facilité qu’on a l’impression d’avoir perdu son temps.
Heureusement que les adultes sont là pour rattraper le jeu des jeunes acteurs. Ces derniers sont en effet inexpressifs et bien fades, contrastant fortement avec Willem Dafoe dans son rôle de père combattif anti-Ochi, qui a mal vécu le départ de sa femme et qui doit se contenter d’une fille là où il voulait un fils pour perpétrer son héritage. Juste dommage que son évolution soit assez ridicule tout en ayant par moment des actions incompréhensibles ; ainsi qu’avec la mère, bien incarnée par Emily Watson, mais qui n’a pas un développement probant sans trop qu’on sache où est réellement sa place.
Quant aux enfants, le fils adoptif semblait avoir un petit potentiel mais qu’il soit là ou non n’aurait rien changé à l’intrigue. Enfin, Yuri est l’héroïne mais à part qu’elle se sent seule et rejetée, on n’aura rien d’autre pour qu’on s’attache un tant soit peu à elle. Elle n’a rien d’une aventurière, ne fait pas de grandes actions qui permettent de la faire grandir…


Heureusement, la réalisation va être le point positif réel de ce film. Les images sont belles à voir, les plans sont bien travaillés de même que l’éclairage qui apporte beaucoup. On n’aurait pas refusé davantage encore de folie artistique car on sent que le réalisateur a des idées sous le capot. On apprécie également l’utilisation de marionnettes pour les Ochi. Il y a vraiment cet aspect concret, bien plus immersif et qui donne un sentiment de réalité supplémentaire que si c’était une créature numérique. On termine avec une bande originale correcte mais dont on aurait aimé davantage de féerie.
La légende d’Ochi est une cruelle déception où la qualité technique ne rattrape pas un scénario sans saveur et ennuyeux.

