L’abandon.
Réalisation : Vincent Garenq.
Scénario : Vincent Garenq et Alexis Kebbas.
Production : François Kraus, Denis Pineau-Valencienne et Stéphane Simon.
Musique : Nicolas Errèra.
Société de production : Les Films du Kiosque, Outside Films et Studio TF1.
Distributeur : UGC Distribution.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 13 mai 2026.
Titre original : L’abandon.
Durée : 1h40.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Samuel Paty, professeur d’histoire/géographie, présente des caricatures de Mahomet sur un cours concernant la liberté d’expression. Quelques jours plus tard, il sera décapité par un terroriste.
Casting.
Samuel Paty : Antoine Reinartz.
Victoire Lanion : Emmanuelle Bercot.
Kader Saidi : Nedjim Bouizzoul.
Bachira Saidi : Emma Boumali.
Tahar Amara : Azize Kabouche.
Firmine : Marie-Sohna Condé.
Malika : Mounira Barbouch.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
L’abandon est tiré d’une histoire vraie, se basant sur le livre Les Derniers Jours de Samuel Paty de Stéphane Simon publié en 2023.
Le tournage s’est déroulé du 2 juillet au 4 août 2025 en France.
Notre critique de L’abandon.
Sujet récent sensible qui a marqué la France, est-ce trop tôt pour transposer à l’écran une telle histoire ?
L’intrigue se concentre sur les derniers jours de Samuel Paty, de ce fameux cours jusqu’à quelques temps après son assassinat. Ainsi, on est presque pris en temps réel et le pire est qu’on connait le dénouement. C’est ce qui va renforcer davantage l’intensité du scénario qui est haletant du début à la fin. Il est aussi très oppressant tout en abordant des thématiques fortes. Si le sujet initial est la liberté d’expression, l’histoire ne va pas s’attarder sur ce thème et ça ne va pas être dans le débat. Ici, on va surtout voir les conséquences de la diffamation et le harcèlement en ligne mais aussi réel. Des sujets toujours d’actualité et qui ont aussi les mêmes finalités.
Autre élément important, le film dénonce, en quelque sorte, toute la bureaucratie française et que d’avoir tellement de strates brouillent la coordination et la communication. Bien évidemment, le caractère religieux est utilisé mais contrairement à ce que certains pouvaient craindre, il n’y a pas de ciblage particulier sur une religion car justement, ce n’est pas l’objet non plus du scénario. Cela va plutôt dénoncer l’intégrisme radical et la manipulation des esprits, évitant ainsi tout amalgame.
Casting excellent et ça accentue la qualité des personnages. Samuel Paty est quelqu’un de simple, bienveillant, travaillant avec passion et qui va se retrouver au cœur d’une affaire qui le dépasse et qui va surtout le marquer fortement. Plus on avance dans le film, plus il se sent mal, paranoïaque, renfermé et presque isolé, craquant de plus en plus. Il sera néanmoins soutenue par la principale. Cette dernière veut calmer le jeu, elle va tout mettre en œuvre pour protéger son collègue, son établissement et les élèves. Elle se heurte à l’administration tant les démarches sont compliquées.
En face, il y a Bachira, l’élève qui n’est pas montrée comme mauvaise de base mais qui va se retrouver coincée dans son propre mensonge et elle ne sait plus gérer par la suite à cause des pressions de son père. Ce père justement, adepte des réseaux sociaux et aveuglé à la fois par sa fois et par un autre soutien, refuse de voir la vérité en face et en se voulant lanceur d’alertes, il va participer à cet harcèlement. Ce soutien justement est d’un radical orateur qui a une haine des autres, incarnant ainsi les dérives extrémistes d’une religion.
La réalisation est efficace et montre bien l’assombrissement de l’affaire plus on se rapproche du but funeste. On sent vraiment l’étau se resserrer et ça peut même mettre mal à l’aise, avec quelques scènes vraiment touchantes. On n’est jamais dans l’excès. Concernant l’assassinat, rassurez-vous il n’est pas montré mais juste suggéré et c’est même d’autant plus violent car on imagine. Donc rien de gore au programme et tant mieux. Néanmoins, on aurait apprécié avoir un décompte des jours à l’image au lieu d’un fondu au noir, permettant de mieux saisir le temps qui passe.
L’abandon est un film glaçant, montrant les conséquences du harcèlement, des mensonges et de l’endoctrinement. De quoi en sortir chamboulé.







