Les Dix Commandements.
Réalisation : Cecil B. DeMille.
Scénario : Æneas MacKenzie, Jesse L. Lasky Jr., Jack Gariss et Fredric M. Frank.
Production : Cecil B. DeMille et Henry Wilcoxon.
Musique : Elmer Bernstein.
Société de production : Motion Picture Associates.
Distributeur : Paramount Pictures.
Date de sortie USA : 8 novembre 1956.
Date de sortie française : 17 janvier 1958.
Titre original : The Ten Commandments.
Durée : 3h51.
Budget : 13 millions de dollars.
Box-office mondial : 122,7 millions de dollars.
Box-office USA : 65,5 millions de dollars..
Entrées françaises : 14 229 745 entrées.
Résumé.
Moïse est un hébreu sauvé des eaux. Il est recueilli par la fille de Pharaon. En grandissant, il découvre sa véritable origine et décide de protéger son peuple contre Ramsès, son demi-frère.
Casting de Les Dix Commandements.
Moïse : Charlton Heston (VF : Jean Davy).
Ramsès II : Yul Brynner (VF : Georges Aminel).
Néfertari : Anne Baxter (VF : Claire Guibert).
Dathan : Edward G. Robinson (VF : Raymond Rognoni).
Séphora : Yvonne De Carlo (VF : Claude Winter).
Lilia : Debra Paget (VF : Thérèse Rigaut).
Josué : John Derek (VF : Serge Lhorca).
Séthi Ier : Cedric Hardwicke (VF : Richard Francœur).
Bithiah : Nina Foch (VF : Sylvie Deniau).
Yochebed : Martha Scott (VF : Lita Recio).
Memnet : Judith Anderson (VF : Marie Francey).
Baka : Vincent Price (VF : Marc Valbel).
Aaron : John Carradine (VF : Louis Arbessier).
Myriam : Olive Deering (VF : Anne Carrère).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Les Dix Commandements est tiré de La Bible ainsi que des romans The Pillar of Fire de J.H. Ingraham (1859), On Eagle’s Wing d’A.E. Southon (1937) et Le Prince d’Égypte de Dorothy Clarke Wilson (1949)
Le bébé qui incarne Moïse au début du film est le fils, âgé de trois mois, de Charlton Heston.
Plus de 14 000 figurants sont présents dans le film.
La scène de la chute de grêle est en réalité composé de pop-corn peint en blanc.
Burt Lancaster a été envisagé dans le rôle de Moïse ; Audrey Hepburn pour celui de Néfertari.
La scène de la séparation de la mer Rouge a été réalisée avec des bassins de rétention d’eau et tourné à l’envers.
Le tournage s’est déroulé du 13 octobre au 3 décembre 1954 et du 28 mars au 13 août 1955 en Égypte, Californie et Arizona.
Notre critique de Les Dix Commandements.
Des écritures bibliques au cinéma pour un film d’une telle ampleur, c’est audacieux.
Le scénario est clairement divisé en deux actes bien distincts qui ne vont pas traiter de la même chose. La première partie de Les Dix Commandements est consacrée à l’élévation progressive d’une révolte populaire. On est dans un conflit à plusieurs échelles entre le peuple contre Pharaon mais aussi entre Ramsès et Moïse ainsi que des querelles familiales et le début d’un désaccord entre deux religions : l’officielle et celle des esclaves. C’est prenant car petite brique par petit brique, on voit l’histoire s’envoler et ancrer dans une réalité palpable.
Puis la seconde partie se veut alors bien plus religieuse et donc plus « surnaturelle ». Si elle reprend des séquences célèbres de la Bible, on perd un peu plus en intérêt à cause d’écritures de dialogues manquant vraiment de naturel. Ici, les religions s’affrontent vraiment et dans un sens, il est même curieux de voir qu’un dieu pour les uns puisse être aussi cruel avec le peuple des autres. Cela va également abordé un peuple qui s’élève pour sa propre destinée en s’affranchissant des chaînes qu’il avait.
Moïse est au cœur de Les Dix Commandements et sera celui qui va le plus évoluer. Débutant comme un fils de Pharaon, il est quelqu’un de fidèle à son père mais qui ne veut pas agir de la même façon pour autant. Il se veut plus proche des esclaves, les comprenant et s’attachant à eux. On sent qu’il s’oppose de plus en plus aux décisions de Pharaon mais aussi de Ramsès. Quand il reçoit le message divin, il change du tout au tout.
Le voilà plus sage, usant davantage de la parole religieuse mais il montre aussi un certain détachement envers les autres, ne cherchant qu’à protéger les siens, là où avant il était moins sectaire. Il prend très à cœur son nouveau rôle. Pour Ramsès, il va s’endurcir progressivement. D’abord bon fils de dirigeant, il va petit à petit devenir plus autoritaire, plus brutal et sans état d’âme. Le film a aussi de très nombreux seconds rôles qui sont tous bien exploités pour servir l’intrigue, aussi bien dans le peuple que dans le palais et donnant ainsi différents points de vue de l’histoire.
Quasi quatre heures de film et on ne voit pas le temps passer. Mais ce qui va surtout être impressionnant est l’ambition du réalisateur qu’il a réussi à concrétiser. Les décors sont variés et gigantesques, les costumes sont nombreux, il y a des milliers de figurants et ça se ressent à l’image, tout est fait pour montrer un caractère gigantesque. Il y a aussi de nombreux effets spéciaux et pour un métrage des années 1950, ils sont convaincants et sont même parfois très ingénieux (la séparation de la Mer Rouge est impressionnante). Si la bande originale n’a pas de musiques marquantes, elle fait correctement le travail et ne passe pas inaperçue pour rajouter de l’intensité.
Les Dix Commandements est un film colossal par les moyens employés pour une histoire célèbre. Une production qui ne laisse pas indifférent.







