Loups-garous.
Réalisation : François Uzan.
Scénario : Hervé Marly et Philippe des Pallières.
Production : Clément Miserez et Matthieu Warter.
Musique : Guillaume Roussel.
Société de production : Radar Films.
Distributeur : Netflix.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 23 octobre 2024.
Titre original : Loup-garous.
Durée : 1h35.
Budget : Inconnu.
Résumé.
Une famille trouve un jeu de cartes magiques. Ils sont plongés dans un village médiéval où chaque nuit des loups-garous surgissent. Le jour, ils vont devoir découvrir qui a la capacité de se transformer la nuit.
Casting.
Jérôme : Franck Dubosc.
Marie : Suzanne Clément.
Gilbert : Jean Reno.
Clara : Lisa Do Couto Teixeira.
Louise : Alizee Caugnies.
Théo : Raphaël Romand.
Captaine : Grégory Fitoussi.
Piero : Bruno Gouery.
Childéric : Jonathan Lambert.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Loups-garous est l’adaptation du jeu de société « Les Loups-garous de Thiercelieux ».
Le projet est annoncé en mai 2023.
Le tournage s’est déroulé durant l’été 2023 en République Tchèque.
Notre critique de Loups-garous.
Adapter un jeu de société en film, c’est déjà risqué mais quand en plus on part sur la comédie, c’est très audacieux.
La première scène du film est très sympathique, nous donnant aussi bien de l’humour qu’un peu de tendresse. On gagne un peu en confiance et ça va perdurer encore quelques minutes avec l’arrivée dans le village. Puis plus on va avancer dans l’intrigue, plus ça va partir en grand délire. En effet, c’est l’humour qui va être vraiment catastrophique tant ce sont des gags peu recherchés et des situations ridicules.
La palme reviendra à la séquence de l’inventeur italien grotesque au possible et totalement anachronique. On aurait alors pu se consoler avec l’enquête afin de trouver les loups-garous mais ça arrive très tard dans l’intrigue et c’est sans donner un sentiment de jeu. Enfin, on regrette aussi que les scénaristes ont amené beaucoup de modernité dans un univers médiéval. Ce qui devait sûrement être drôle tombe à plat.
Une famille recomposée avec des membres qui ont un développement plutôt correct. Jérôme est un professeur de musique sympathique qui tient à sa famille. Sa femme est une avocate qui a du mal à communiquer avec son mari car ils sont souvent en désaccords. Clara est l’adolescente influenceuse rebelle adepte de son image. Cette dernière a pour frère qui est plutôt effacé et inutile et une petite sœur avec l’insouciance de l’enfance. Enfin, le grand-père avait un gros potentiel au début du film en souffrant d’Alzheimer mais c’est vite oublié une fois dans le village où il devient un surhomme.
Petit élément amusant, les décors du village médiéval vraiment réussis. Et… ce sera tout. La mise en scène est très basique mais passable. Le plus catastrophique est de voir de nos jours encore des tournages en « nuit américaine ». En plus d’être moche, c’est encore plus flagrant dans un village médiéval éclairé de base par des lampes torches qui n’éclairent rien avec des ombres géantes au sol. En revanche, les rares effets visuels sont convaincants en particulier celui de la métamorphose du voleur. L’autre gros défaut : sa bande originale. Si les musiques font le job, c’est aussi plusieurs utilisations de chansons françaises populaires qui gâchent totalement tout.
Loups-garous aurait pu être une comédie fantastique mémorable par son concept mais on se retrouve avec une partie quasi catastrophique à toujours vouloir trop en faire.







