Marie-Antoinette.
Réalisation : Sofia Coppola.
Scénario : Sofia Coppola.
Production : Sofia Coppola et Ross Katz.
Musique : Brian Reitzell.
Société de production : Columbia Pictures, Pricel, Tohokushinsha Film Corporation et American Zoetrope.
Distributeur : Sony Pictures Releasing.
Date de sortie USA : 20 octobre 2006.
Date de sortie française : 24 mai 2006.
Titre original : Marie-Antoinette.
Durée : 2h03.
Budget : 40 millions de dollars.
Box-office mondial : 60,9 millions de dollars.
Box-office USA : 16 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 223 207 entrées.
Résumé.
Tout juste adolescente, Marie-Antoinette est envoyée en France pour épouser le dauphin. Elle découvre un monde d’opulence et de dorure, vivant dans les plaisirs et les fêtes.
Achats.

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Casting.
Marie-Antoinette : Kirsten Dunst (VF : Chloé Berthier).
Louis XVI : Jason Schwartzman (VF : Emmanuel Guttierez).
Comtesse de Noailles : Judy Davis (VF : Sophie Deschaumes).
Florimond de Mercy-Argenteau : Steve Coogan (VF : Laurent Montel).
Louis XV : Rip Torn (VF : Michel Fortin).
Duchesse de Polignac : Rose Byrne (VF : Agathe de La Boulaye).
Comtesse du Barry : Asia Argento (VF : Olivia Dalric).
Madame Victoire : Molly Shannon (VF : Gaëlle Hausermann).
Madame Sophie : Shirley Henderson (VF : Mélanie Laberge).
Louis-Charles de France : Jago Betts, Axel Küng et Driss Hugo-Kalff).
Joseph II : Danny Huston (VF : Philippe Vincent).
Marie-Thérèse d’Autriche : Marianne Faithfull (VF : Yvette Petit).
Comte de Fersen : Jamie Dornan (VF : Jean-Christophe Laurier).
Raumont : Tom Hardy (VF : Inconnue)
Homme au bal : Mathieu Amalric (VF : lui-même).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Marie-Antoinette est un biopic sur Marie-Antoinette s’inspirant très librement de sa vie. La réalisatrice s’est appuyée sur le livre Marie-Antoinette : The Journey d’Antonia Fraser publié en 2001.
Angelina Jolie et Catherine Zeta-Jones ont été envisagées pour le rôle de Madame Du Barry ; Alain Delon pour celui de Louis XV.
Le créateur de chaussures espagnol Manolo Blahnik a conçu des centaines de paires pour le film. Dans la fameuse scène des chaussures, on peut voir également des Convere bleues.
Le tournage a pu se faire en grande partie au château de Versailles la nuit et les jours de fermeture au public.
Le tournage s’est déroulé de janvier à avril 2005 en France et en Angleterre.
Notre critique de Marie-Antoinette.
Reine célèbre de France avec une fin encore plus illustre, plongeons dans les couloirs de Versailles.
Si vous vous attendiez à un biopic fidèle, sérieux et très historique, passez votre chemin car on est clairement dans de la libre adaptation mais surtout, dans quelque chose qui va être une critique assez acerbe. En effet, le scénario tourne en dérision tous les codes de la noblesse, où tout est très procédural, très observé… et qui symbolise parfaitement une sorte de prison dorée. Tout est commenté, contrôlé et la liberté est ainsi assez faible au final. Vu qu’on est aussi dans un mariage arrangé, l’amour passe au second plan et rien n’est donc naturel, enviable et tout n’est qu’apparence et faux semblants.
On le disait, on reste dans le célèbre château et on ne verra donc pas réellement ce qui se passe en France à cette époque. Cela illustre bien la déconnection très forte entre ceux qui sont en haut et ceux qui sont en bas. Si quelques scènes permettent de contextualiser un peu, on regrette tout de même que ça ne soit pas plus mis en avant pour renforcer davantage la critique initiale d’un peuple qui souffre tandis que la monarchie s’empiffre. Il y a donc dans ce film beaucoup de légèreté sans donner trop de modernité dans les dialogues, ce qui est fort appréciable.
Kirsten Dunst incarne Marie-Antoinette et elle livre une bonne performance. On voit clairement une adolescente qui va grandir et qui va se renfermer dans une certaine bulle. Celle d’abord de la fête, des loisirs, du luxe et du confort, profitant de tout ce qui est beau mais savourant aussi la simplicité de juste se poser dans l’herbe. Mais il y a aussi la bulle des responsabilités où la seule chose qu’on attend d’elle est qu’elle enfante pour donner un héritier.
Ça en devient presque un fardeau pour elle car elle n’a pas son mot à dire sur le reste. Elle ressent alors aussi une forme d’ennui dans sa vie, souffrant de tout les codes ridicules et qu’elle ne découvre finalement pas le monde. Puis elle finit par accepter sa condition et elle se lâche complètement, s’évadant dans tout ce qui l’amuse mais ne prenant pas conscience des conséquences de ses choix.
Concernant Louis XVI, il n’a clairement pas l’image du Roi qu’on peut se faire. C’est un adolescent tout d’abord timide, renfermé, avec une passion étrange et qui fait juste ce qu’on lui dit de faire. Quand il devient roi, il gagne davantage en maturité mais il garde toujours cette part de maladresse de quelqu’un pas adapté à la tâche qui lui incombe. Concernant les secondes rôles, ils sont très nombreux et sont au final un peu tous dans le même moule, cherchant juste à se faire une place à la Cour. Aucun n’a conscience de ce qui se passe en France.
Sofia Coppola propose une mise en scène folle qui convient parfaitement au propos demandé. Elle joue à fond sur le contraste avec le luxe à paillettes et les macarons alors qu’on sait ce qui se passe réellement en dehors de Versailles. Tout est très colorée, chaleureux et vivant. Elle donne aussi une sorte d’universalité avec de la modernité dans sa réalisation. Le montage est dynamique, la bande originale oscille entre musiques classiques et musiques contemporaines. Cet anachronisme contribue fortement au décalage recherché. On salue également le gros travail des costumiers qui ont eu de quoi faire avec une garde-robe énorme et très variée.
Marie-Antoinette est un biopic certes très libre mais qui offre un contraste remarquable de la déconnexion de la noblesse.







