Materialists.
Réalisation : Celine Song.
Scénario : Celine Song.
Production : Christine Vachon, Pamela Koffler et David Hinojosa.
Musique : Daniel Pemberton.
Société de production : A24, 2AM, Killer Films, Access Entertainment et IPR.VC.
Distributeur : A24.
Date de sortie USA : 13 juin 2025.
Date de sortie française : 2 juillet 2025.
Titre original : Materialists.
Durée : 1h57.
Budget : 20 millions de dollars.
Box-office mondial : 65 millions de dollars.
Box-office USA : 36,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 297 826 entrées.
Résumé.
Lucy est une entremetteuse, formant des couples selon les critères des candidats. Elle se retrouve coincée entre John, son ex pauvre et comédien, et Harry, un riche financier parfait.
Casting de Materialists.
Lucy : Dakota Johnson (VF : Delphine Rivière).
Harry : Pedro Pascal (VF : Loïc Houdré).
John : Chris Evans (VF : Alexandre Gillet).
Sophie : Zoe Winters (VF : Flora Brunier).
Violet : Marin Ireland (VF : Ingrid Donnadieu).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé du 29 avril au 6 juin 2024 à New York.
Notre critique de Materialists.
L’éternel triangle amoureux, c’est lassant de toujours user de ce concept pour les comédies romantiques…
Mais parfois, le scénario peut surprendre en prenant à contrepied ce qu’on pensait trouver. Ici, ce qui va être profondément mis en avant est bien le côté « matérialiste » (logique, c’est dans le titre). Il y a d’abord une dénonciation du business des sites de rencontres, profitant de la détresse parfois des gens pour juste s’enrichir. Mais ce qui va surtout être critiqué est bien le fait que les gens ne pensent plus nécessairement en émotions mais en critères. On voit ainsi que les gens sont de plus en plus sélectifs, font leur shopping sans chercher à découvrir la personne.
Cela montre bien comment de nos jours l’amour est métamorphosé autrement. On n’est donc pas trop dans un film niais mais plus dans quelque chose de dramatique dans le sens que chacun va subir le revers de la médaille de se baser sur l’apparence, le compte en banque… pour trouver la bonne personne. Il est juste dommage que certaines choses soient assez prévisibles de manière un peu trop facile alors qu’on avait envie d’être surpris jusqu’au bout.
Lucy fait l’intermédiaire pour créer des rencontres selon plusieurs critères des candidats. Elle fait en gros tout le travail pour créer des opportunités mais ça ne fait pas romantique dans la façon dont c’est fait. Il faut dire qu’elle-même a cette mentalité là. Elle cherche quelqu’un de riche pour satisfaire ses besoins. Elle va progressivement ouvrir les yeux que son travail peut avoir aussi des conséquences mauvaises et qu’elle doit revoir son mode de vie. C’est pour ça qu’elle avait quitté son ex John.
Ce dernier est pauvre, vit mal sa situation, galère dans l’emploi mais il continue de s’accrocher, de se battre et il reste toujours là pour Lucy afin de l’aider car il a encore des sentiments pour elle. Mais Lucy est attirée par Harry. Ce playboy riche est là pour épater en étalant son argent dans l’espoir de conquérir la bonne personne. Il mise plus sur ça que sur sa personnalité. Il souffre de cette situation sans se remettre en questions.
Rien de bien spécifique sur la réalisation qui use d’un style très académique. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi mais vu que le scénario apportait de l’originalité sur certains points, on aurait aimé une mise en scène plus audacieuse. Au moins, l’ambiance reste plutôt sombre sans aller dans la noirceur véritable. C’est juste que rien n’est très rose et guimauve, cassant les codes de la comédie romantique. On n’est pas non plus conquis par une bande originale trop passe partout.
Materialists est intéressant sur les dénonciations des relations amoureuses actuelles mais on est un peu déçu que le potentiel ne soit pas exploité à fond.







