Munich.
Réalisation : Steven Spielberg.
Scénario : Tony Kushner et Eric Roth.
Production : Kathleen Kennedy, Barry Mendel, Steven Spielberg et Colin Wilson.
Musique : John Williams.
Société de production : DreamWorks Pictures, Universal Pictures, Amblin Entertainment, The Kennedy/Marshall Company, Barry Mendel Productions, Alliance Atlantis Communications et Peninsula Films.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 23 décembre 2005.
Date de sortie française : 25 janvier 2006.
Titre original : Munich.
Durée : 2h44.
Budget : 70 millions d’euros.
Box-office mondial : 131 millions d’euros.
Box-office USA : 47,4 millions d’euros.
Entrées françaises : 1 039 340 entrées.
Résumé.
En 1972 durant les Jeux Olympiques de Munich, des terroristes palestiniens tuent des athlètes israéliens. L’agent du Mossad Avner monte une équipe pour les retrouver et les assassiner.
Achats.

Ces liens sont des liens affiliés Amazon. En tant que Partenaire Amazon, nous touchons une commission sur les achats éligibles.
Casting.
Avner Kaufmann : Eric Bana (VF : Philippe Valmont).
Steve : Daniel Craig (VF : Jean-Yves Berteloot).
Robert : Mathieu Kassovitz (VF : lui-même).
Carl : Ciarán Hinds (VF : Féodor Atkine).
Hans : Hanns Zischler (VF : lui-même).
Ephraïm : Geoffrey Rush (VF : Patrick Floersheim).
Louis : Mathieu Amalric (VF : lui-même).
Papa : Michael Lonsdale (VF : lui-même).
Jeanette : Marie-Josée Croze (VF : elle-même).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Munich est tiré du livre Vengeance: The True Story of an Israeli Counter-Terrorist Team de George Jonas qui relate la traque des terroristes de l’attentat de Munich en 1972. Étant une opération secrète, il y a un mélange de faits réels et de fictions.
Le tournage s’est déroulé du 29 juin au 29 septembre 2005 à Malte, Hongrie, France et New York.
Notre critique de Munich.
Spielberg qui adapte un nouveau fait marquant, on est emballé.
Peut-être que nos attentes étaient trop hautes car on n’a clairement pas été conquis par le scénario et pire, on le trouve terriblement ennuyeux. La prise d’otages meurtrière est rapidement expédiée qu’on ne profite pas vraiment du traumatisme engendré et on part rapidement sur la mission de traque et d’élimination.
Sauf qu’au lieu de donner quelque chose sous tension, être sous pression permanente, de créer un jeu du chat et de la souris, on se trouve avec juste une succession de séquences qui se ressemblent avec le repérage, les préparatifs, l’assassinat explosif et ainsi de suite. On voit toujours la même chose et on n’a rien d’autres à se mettre sous la dent. Vu que le contexte géopolitique n’est pas non plus approfondi et qu’on ne voit pas les répercussions mondiales, on a ce sentiment de juste présenter des meurtres ingénieux. Même le dernier acte où tout part en vrille n’est pas palpitant.
Le groupe est composé de différents experts mais pas une seule fois on ne s’attache à eux. Avner est celui sur lequel le scénario va le plus s’appuyer car il dirige les opérations et c’est le seul qui a un temps soit peu de développement avec sa vie familiale. Il a ce manque qui va le peser petit à petit sans pour autant que ça ne le travaille trop sur ses actions. On reste trop en surface.
Pour les autres, on a le spécialiste en explosifs qui se prend la tête à en concevoir des différents à chaque fois, le pilote qui ne sert pas à grand chose ainsi qu’un soldat et un faussaire qui semblent ne jamais travailler. Même les rôles secondaires sont encore plus effacés. Quant aux différentes cibles, on s’en moque de leur sort vu que de toute façon ils n’apparaissent que quelques minutes.
En plus d’avoir un film qui tire en longueur et qui n’aide en rien à cause de son rythme monotone, on est surtout surpris du style visuel qu’a utilisé Spielberg. L’image manque de naturel, on est soit dans du désaturé, soit dans du surexposé limite onirique quand parfois la qualité de l’image n’est pas proche de l’amateurisme. Même les séquences plus orientées actions avec les fusillades et les explosions sont soudaines et on tourne rapidement la page sur autre chose. Quant à la bande originale, on ne s’en rend même pas compte car elle ne procure aucune émotion ni immersion.
Munich avait un bon sujet mais il n’y a rien à retenir et on en sort clairement déçu.







