Né un 4 juillet.
Réalisation : Oliver Stone.
Scénario : Oliver Stone et Ron Kovic.
Production : A. Kitman Ho et Oliver Stone.
Musique : John Williams.
Société de production : Ixtlan.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 20 décembre 1989.
Date de sortie française : 21 février 1990.
Titre original : Born on the Fourth of July.
Durée : 2h24.
Budget : 18 millions de dollars.
Box-office mondial : 161 millions de dollars.
Box-office USA : 70 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 010 205 entrées.
Résumé.
Ron Kovis se porte volontaire pour faire la guerre du Vietnam. Sur place, il est traumatisé par les horreurs du conflit et finit paralysé. À son retour au pays, il remet en cause ses opinions et cette guerre.
Achats.

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Casting de Né un 4 juillet.
Ron Kovic : Tom Cruise (VF : Patrick Poivey).
Charlie – Villa Dulce : Willem Dafoe (VF : Dominique Collignon-Maurin).
Monsieur Kovic : Raymond J. Barry (VF : Georges Berthomieu).
Madame Kovic : Caroline Kava (VF : Annie Bertin).
Tommy Kovic : Josh Evans (VF : Mathias Kozlowski).
Jimmy Kovic : Jamie Talisman (VF : Inconnue).
Suzanne Kovic : Anne Bobby (VF : Pascale Bouvet).
Jenny : Holly Marie Combs (VF : Barbara Tissier).
Donna : Kyra Sedgwick (VF : Diane Valsonne).
Billy Vorsovich : Stephen Baldwin (VF : Damien Boisseau).
Timmy : Frank Whaley (VF : Éric Legrand).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Né un 4 juillet est l’adaptation de l’autobiographie du même nom de Ron Kovic publié en 1976.
Le projet débute en 1977 avec Al Pacino dans le rôle de Ron Kovic jusqu’à ce qu’Universal Pictures récupèrent les droits d’adaptation.
Sean Penn, Charlie Sheen et Nicolas Cage ont été envisagés pour le rôle de Ron Kovic.
Tom Cruise et Oliver Stone voulait que les jambes soient temporairement paralysées grâce à une injection. Les compagnies d’assurance ont refusé pour risque de dégâts permanents.
Le tournage s’est déroulé du 10 octobre au 14 décembre au Texas, Philippines et Californie.
Notre critique de Né un 4 juillet.
Encore un film sur la guerre du Vietnam, Hollywood use encore du filon.
Après un premier acte de recrutement et de glorification du conflit pour le patriotisme, le second acte nous montre la guerre et toutes ces horreurs. C’est un peu rapide et ça accumule surtout tous les traumatismes avec les morts en pagaille et le massacre de la population. Dommage que ça ne soit pas plus marquant en terme d’intensité émotionnelle. La troisième très longue partie du film nous montre le retour au pays. D’abord par les soins, la rééducation, le retour chez soi et toujours cet élan patriotique.
Mais en parallèle, le scénario va aussi nous montrer les voix contestatrices, la jeunesse anti-guerre, l’opposition aux conflits. Là encore, on regrette que ça ne soit pas davantage approfondi car c’est presque mis de façon caricaturale. Enfin, le fait que le héros commence à douter et remette tout en question arrive trop tard dans l’intrigue pour qu’on soit vraiment touché. C’est le genre de film qui aurait mérité mieux en terme d’émotion tant l’impact était fort et que les propos auraient pu mieux marquer les esprits.
Tom Cruise livre une belle performance car on voit l’évolution d’un homme et ses brisures internes (et externes). Jeune marine plein d’espoir de porter les couleurs de son pays, la guerre va le chambouler complètement. Refusant d’être paralysé, il veut tenter de s’en sortir mais il doit se rendre à l’évidence. Il va être de plus en plus tiraillé entre son honneur et son devoir mais aussi ses regrets, ses images marquantes de la guerre, le bien-fondé de ce combat. Pour autant, on a du mal à s’attacher au personnage.
Les autres rôles ne sont pas assez développés ou même suffisamment présents. Les parents du héros ne sont utilisés que pour l’aspect religieux de la mère alors qu’il aurait été de bon ton de voir la réaction de la famille (surtout que le frère du héros est anti-guerre mais ce n’est pas exploité du tout). Les différents vétérans qu’on rencontre n’ont pas un grand impact et sont assez similaires en mentalité.
Vu le sujet, on espérait mieux du réalisateur. C’est très académique dans l’ensemble et rien ne va être suffisamment inoubliable. Même la séquence de la guerre manque de « réalisme » en voulant jouer sur le spectacle et les ralentis. Même la traversée du temps avec les décors et les costumes ne rendent pas une immersion complète satisfaisante. On trouve aussi regrettable que le film ne soit pas plus tourné à hauteur des yeux de Tom Cruise afin de voir le monde à travers un fauteuil roulant. Enfin, la bande originale n’a rien d’exceptionnelle et est vite oubliable.
Né un 4 juillet avait un énorme potentiel mais qui ne sera jamais vraiment exploité. Dommage de passer à côté.







