Ozi : la voix de la forêt.
Réalisation : Tim Harper.
Scénario : Ricky Roxburgh, Rodrigo Blaas, Keith Chapman et Alan Duncan Ross.
Production : Mike Medavoy, Leonardo DiCaprio, Rodrigo Blaas, Ramsay McBean, Philip Watson, Keith Chapman, Graham Appleby et Adam Stanhope.
Musique : Richard Harvey et Elwin Hendrijanto.
Société de production : Appian Way, GCI Film et Mike Medavoy Productions.
Distributeur : Ketchup Entertainment.
Première mondiale : 13 juin 2023 (Annecy).
Date de sortie anglaise : 16 août 2024.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 2 avril 2025.
Titre original : Ozi: Voice of the Forest.
Durée : 1h27.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : 5,4 millions de dollars.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 291 559 entrées.
Résumé.
Suite à un feu de forêt, Ozi, une jeune orang-outan, est séparée de ses parents et va grandi dans une réserve. Un jour, elle décide de retrouver sa famille et elle découvre ce qu’est le monde sauvage.
Casting de Ozi : la voix de la forêt.
Ozi : Amandla Stenberg (VF : Maia Baran).
Seema : Laura Dern (VF : Nathalie Stas).
Jo Jo : Djimon Hounsou (VF : Lionel Bourguet).
Kurt : Rulaul Charles (VF : Maxime Donnay).
Chance : Dean-Charles Chapman (VF : Julien Bésure).
Kirani Hands : Rachel Shenton (VF : Inconnue).
Lotus : Urzila Carlson (VF : Sophie Puronnet).
Jelly : Kemah Bob (VF : Inconnue).
Peanut : Josh Whitehouse (VF : Inconnue).
Narrateur : Hugh Bonneville (VF : Inconnue).
Monsieur Croque-Dent : Donald Sutherland (VF : Olivier Premel).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2021.
Notre critique de Ozi : la voix de la forêt.
Nous dirigeons-nous vers un film pédagogique pour enfants principalement ?
Sans aucun doute : oui. La séquence d’ouverture donne le « la » et ça va suivre tout au long de l’intrigue. Si on débute sur l’aspect « familial », c’est un film d’aventure avec un petit groupe qui se forme dans une quête et traversant différents obstacles pour atteindre un but. C’est bien géré et on a droit à de l’humour subtilement dosé pour pas faire « gamin ». Mais le scénario est surtout là pour éveiller les esprits. Ainsi, la déforestation est clairement dénoncée avec les ravages sur l’environnement mais surtout sur la faune locale.
Si les adultes sont (normalement) conscients du problème, les enfants vont ainsi en prendre connaissance pour préparer le futur. Il y a aussi, de manière peu approfondie malheureusement, du braconnage mais pas assez pour marquer les esprits en critiquant cette pratique. Afin de toucher les plus jeunes, même si c’est incohérent, l’influence des réseaux sociaux pour toucher les gens. Cela peut être néfaste selon la manière dont ils sont utilisés mais ici, ça sert pour faire du « journalisme citoyen ».
Enfin, il y a aussi une mise en avant des réserves naturelles pour protéger les animaux. Le film dispose de quelques scènes émotionnelles mais on n’aurait pas refusé d’en avoir davantage. Petit bémol quand même. Alors que tout le message passe de manière claire, il est regrettable d’avoir deux scènes qui décrochent complètement en faisant une sorte de gros message très explicite pour appuyer davantage les propos mais le résultat fait trop forcé.
Ozi est donc l’héroïne et il est difficile de ne pas craquer pour elle. Toute mignonne, amusante, curieuse, exploratrice, elle va découvrir le monde sauvage et se découvrir elle-même. Elle reste consciente de son environnement et elle va servir de figure pour la préservation de la nature. Elle évolue tout au long de l’intrigue. Elle va être aidée par un autre singe bien plus énergique. Loufoque, aventureux, il contraste bien avec elle tout en formant un binôme étonnant. Ils s’équilibrent l’un l’autre en confrontant deux visions du monde. L’un comme l’autre, ils sont une souffrance intérieure qui les a façonné.
On apprécie aussi la troisième membre du groupe bien plus joviale et naïve. Concernant les deux humains qui aident Ozi, ils incarnent ainsi les défenseurs de la biodiversité. Ce qui est amusant dans ce film est que les antagonistes sont bien les humains en général et on ne le verra pas, autre qu’à travers des machines de destruction. Comme une façon de dire que c’est le problème créé et entretenu par tout le monde.
Avec les films d’animation, on peut avoir toute sorte de rendu et ici, c’est une pratique qui fonctionne très souvent : le style cartoon. Les graphismes sont charmants sans être grossier. On a un bon équilibre avec des décors variés et suffisamment détaillés, que ce soit la jungle comme les autres lieux. Techniquement, on salue le travail sur l’éclairage qui se veut particulièrement réussi. La réalisation est soignée et arrive à offrir autant des scènes intimistes que dramatiques, sans mettre de côté l’action quand il faut.
La bande originale fait correctement le travail avec de l’épique, de l’émotionnel mais aussi avec des consonnances de musiques qui collent avec l’ambiance « jungle ». Petit bonus dès le début du générique avec quelque chose d’intrigant mais qui prend tout son sens si on a un minimum conscience de l’écologie.
Ozi : la voix de la forêt est un divertissement réussi tout en traitant d’écologie de façon convaincante. De quoi toucher un jeune public efficacement et qui peut amener à des sujets de discussions avec les adultes.







