Poltergeist (1982).

Réalisation : Tobe Hooper.
Scénario : Michael Grais, Steven Spielberg et Mark Victor.
Production : Frank Marshall et Steven Spielberg.
Musique : Jerry Goldsmith.
Société de production : Metro-Goldwyn-Mayer et SLM Production Group.
Distributeur : MGM.
Date de sortie USA : 4 juin 1982.
Date de sortie française : 20 octobre 1982.
Titre original : Poltergeist.
Durée : 1h55.
Budget : 10 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : 77,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 777 516 entrées.
Résumé.
La famille Freeling profite tranquillement de leur maison lorsqu’un esprit frappeur surgit et enlève leur fille. Les parents contactent des experts pour la retrouver.
Casting.
Steve Freeling : Craig T. Nelson (VF : William Sabatier).
Diane Freeling : JoBeth Williams (VF : Francine Lainé).
Lesh : Beatrice Straight (VF : Paule Emmanuele).
Dana Freeling : Dominique Dunne (VF : Amélie Morin).
Robbie Freeling : Oliver Robins (VF : Damien Boisseau).
Carol-Anne Freeling : Heather O’Rourke (VF : Jackie Berger).
Tangina Barrons : Zelda Rubinstein (VF : Monique Thierry).
Marty Casey : Martin Casella (VF : Bernard Jourdain).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le film a eu pour titre lors de son développement Night Time.
Les squelettes dans la piscine sont de véritables squelettes humains, coûtant moins chers que des squelettes en plastique. L’actrice ne l’a su qu’après avoir tourné la scène.

Le tournage s’est déroulé du 11 mai au 10 juillet 1981 en Californie.
Notre critique de Poltergeist.
Quand ce ne sont pas les tueurs en série ou les fantômes, découvrons une autre facette du paranormale.


L’esprit frappeur est donc le fil conducteur du métrage et… c’est plutôt prenant sur la première moitié du film. On ne tourne pas autour du pot et on va directement à l’essentiel. De ce fait, on a les phénomènes paranormaux rapidement sans faire de crescendo et de longue mise en place souvent trop plate. C’est donc réussi et on fait face à un poltergeist très agité. Néanmoins, la réaction de la famille est plutôt incohérente de ne pas alerter la police de la disparition de leur enfant et de plutôt trouver très facilement des spécialistes en fantômes. Puis lors de l’arrivée de la medium, il est dommage que le scénario régresse dans une mission de sauvetage sans grande tension qui va parfois trop loin pour être mémorable. Vient alors le dernier acte plus intense où tout se déchaine. Côté angoisse, c’est correct bien que rien de très transcendant.
La famille n’est pas vraiment développée et ne permet pas de s’attacher à eux. Les parents font tout pour sauver leurs enfants et retrouver leur fille disparue et ils forment un binôme efficace. On échappe par chance aux clichés où il n’y a pas la femme en détresse et l’homme sauveur du monde. Les enfants sont encore plus en retraits avec la petite qui disparait rapidement, la grande qui fait office de figurante tandis que le garçon est rapidement mis de côté. Quant aux « experts », ils ne sont pas des caricatures mais on n’en est pas trop loin. C’est plus la medium qui est trop ridicule et est de trop.


Ce qui va être assez frappant, c’est la qualité des effets visuels pour l’époque. Les différents trucages sont très bien réalisés, surtout les effets pratiques, là où les effets numériques ont mal vieillis mais en le revoyant avec les yeux de cette période, c’était déjà très beau. Le rythme est bon et ne faiblit pas, misant sur les phénomènes surnaturels fréquemment pour toujours surprendre. En revanche, dommage que la bande originale ne procure pas une meilleure immersion ni même un thème iconique.
Poltergeist ne sera pas aussi frappant que son esprit mais aura marqué son temps. Un film à voir pour ses effets spéciaux principalement.

