Quand Harry rencontre Sally.

Réalisation : Rob Reiner.
Scénario : Nora Ephron.
Production : Rob Reiner et Andrew Scheinman.
Musique : Marc Shaiman et Harry Connick, Jr..
Société de production : Castle Rock Entertainment et Nelson Entertainment.
Distributeur : Columbia Pictures.
Date de sortie USA : 12 juillet 1989.
Date de sortie française : 15 novembre 1989.
Titre original : When Harry Met Sally.
Durée : 1h35.
Budget : 16 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : 93,1 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 851 694 entrées.
Résumé.
Harry et Sally n’ont pas la même vision sur la relation amicale entre les hommes et les femmes. Durant des années, ils vont se tourner autour et chercher ce qu’est le véritable amour.
Casting.
Harry Burns : Billy Crystal (VF : Lionel Henry).
Sally Albright : Meg Ryan (VF : Martine Irzenski).
Marie : Carrie Fisher (VF : Pauline Larrieu).
Jess : Bruno Kirby (VF : Michel Mella).
Joe : Steven Ford (VF : Inconnue).
Alice : Lisa Jane Persky (VF : Dorothée Jemma).
Amanda Rees : Michelle Nicastro (VF : Françoise Dasque).
Helen : Harley Jane Kozak (VF : Colette Venhard).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 1984.
Dans les titres envisagés : How they met et Boy meets Girl.
Tom Hanks, Michael Keaton, Bill Murray, Jeff Bridges et Harrison Ford ont été envisagés pour le rôle d’Harry.

Les scènes d’interviews de couple sont de véritables histoires recueillies par le réalisateur.
La scène où les personnages parlent par téléphone en écran partagé a été réalisé en une soixantaine de prises.
Le tournage s’est déroulé du 29 août 1988 au 15 novembre 1988 à New York.
Notre critique de Quand Harry rencontre Sally.
Histoire romantique, rien de plus classique mais le périple peut différer.


Il diffère sur un point par rapport aux autres comédies romantiques : l’intrigue se déroule sur plusieurs années. Tout d’abord le scénario aborde le questionnement sur la vie de couple, la relation entre les hommes et les femmes, l’amitié entre un homme et une femme, les regrets, les désirs… C’est tout ce qui est sérieux même si on n’aurait pas refusé plus de profondeur dans les réflexions tant les sujets sont intéressants. Ensuite, le film va bien évidemment parler du sentimental entre les deux protagonistes. Une relation où chacun vit sa vie mais sans jamais reconnaître ce qu’ils ressentent car pour eux c’est impossible. C’est assez ambigüe et ça donne quelques quiproquos. Malgré ce concept, le scénario tourne en rond car chacun va s’interroger sur la vie de couple de l’autre et tout le film ne repose principalement que sur cette boucle. Il n’y a pas aussi d’émotions qui s’en dégagent et c’est le point noir pour un tel film.
Tout est dans le titre et le métrage tourne donc autour de deux protagonistes. Ils sont assez simples, identifiables mais pas pour autant très attachants. Sally est quelqu’un qui semble avoir peur de l’engagement et qui se veut très stricte sur ce qu’elle veut dans la vie (comme sa façon de commander au restaurant qui la résume bien). Elle cherche pourtant le vrai amour mais les déceptions l’ont conduite à être comme ça. Quant à Harry, il ne croyait pas tant que ça à l’amitié homme/femme mais sa vision va évoluer au fil du temps mais ça le perturbe. Concernant les amis du duo, on les voit finalement très peu même si cela permet de voir d’autres aperçus de la vie de couple.


Les comédies romantiques ne sont pas réputées pour avoir une réalisation particulièrement audacieuse, se contentant de la simplicité. Ce film ne déroge pas à la règle et ne profite pas suffisamment de jouer sur la temporalité que parfois tout va soit trop lentement soit trop vite. La réalisation ne donne pas un rythme correct pour être prenant. On retiendra juste dans la petite touche de folie la scène de l’appel téléphonique très bien chorégraphiée. On apprécie aussi les interviews de vieux couples qui témoignent de leur rencontre. La bande originale est trop pauvre en sentiment et ne donne pas de frissons même pour le bouquet final.
Quand Harry rencontre Sally n’est pas si mauvais sur les questions posées mais manque de profondeur pour se démarquer clairement du lot.

